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2014-09-07T06:53:35+02:00

La légende des bonsaïs

Publié par divagations-et-balades

          Un jour, un Chinois partit, comme tous les matins, faire une promenade. Mais, ce jour-là n' était pas tout à fait comme les autres. C' était son anniversaire, et, alors que d' habitude ce n' était que fête, il ressentait un sourd malaise.

          Il était à l' âge où, l' insouciance qui accompagnait la vie depuis la prime jeunesse, se trouvait, tout à coup, entachée d' une minuscule inquiétude, dont on devinait qu' elle ne pourrait que grandir.

          C' était un matin de brouillard et de froid, où un soleil de glace, à demi paralysé, n' arrivait qu' à peine à réchauffer la montagne.

La légende des bonsaïs

          Il était bien courageux d' aller affronter ces hautes terres parcourues d' une bise mordante. Mais, il avait une motivation forte qui le poussait à grimper toujours plus haut. Il avait remarqué que les arbres étaient de plus en plus petits, même très âgés, à mesure que l' on se rapprochait du sommet.

La légende des bonsaïs
La légende des bonsaïs

          Il en avait déduit que c' était pour mieux résister aux conditions climatiques extrêmes de la montagne, neige, froid et vent violent, et, que ces petits arbres avaient un pouvoir magique qui leur donnait endurance et longévité.

          Notre Chinois avait identifié cette sourde inquiétude qui, maintenant, le rongeait de plus en plus : la conscience de sa finitude, et la peur de la maladie; alors, il avait décidé de s' emparer du pouvoir magique de ces petits arbres, et il escaladait la montagne ce jour-là pour aller en voler un.

          Il évita soigneusement un bel arbre rouge. On était en Chine ancienne, et le rouge était encore couleur de mort et de maladie.

La légende des bonsaïs

          Il jeta son dévolu sur un magnifique pin, qui semblait plein de force et de vitalité.

La légende des bonsaïs

          Tout heureux, le Chinois repartit chez lui, portant son précieux trésor, persuadé que sa magie allait lui assurer longue vie et bonne santé.

           Par la suite, vénérés en raison de leur grand âge, considérés comme un lien entre la Terre et le ciel, les bonsaïs furent propagés dans toute l' Asie par des moines bouddhistes au Xème siècle. Mais, c' est au Japon que l' art de les cultiver, longtemps apanage de la noblesse, est le plus raffiné.

La légende des bonsaïs

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commentaires

passion 14/09/2014 07:15

" le rouge est la couleur de la mort et de la maladie" tu crois qu'ils ont raison, les chinois....? aie! cette année, j'en ai mis partout.......!

Simone 14/09/2014 08:45

Pas de panique M'dame, ça c' était avant............

cocomil 13/09/2014 23:05

j'aime trop les arbres. J'aime leur élancement vers le ciel-la vie-l'eternité, j'aime me heurter à leur écorce, ne pouvoir tout contenir dans mes bras-bonzaïs tellement l'age en a épaissi le tour, j'aime penser à tout ce vécu bien avant moi, à tout cet a-venir bien après que mon éternité soit arrivée. Il m'arrive de supplier "dis moi quelle robe bouillonnante ? quel cheval écumant de guerre ? quel moine cherchant paix ? dis moi ?? qu'as tu vu ? " et comme la réponse reste secrete dans les branches je l'entends en moi " l'homme est l'homme, quels que soient les temps, il ne l'a pas encore compris et court. Moi l'arbre, je veille."

cocomil 14/09/2014 22:31

j'aime bien les gens complètement jetés... mais je crois qu'il répond. Et comme il n'a pas de bouche, il répond dans ton esprit, summum de la communication... dans mon enfance il y avait un saule rieur qui essuyait mes larmes, oui oui !!!

Simone 14/09/2014 08:44

Il y a pas loin de chez moi, un énorme chêne qui a parait' il plus de 250 ans, et je peux te le dire à toi, tu comprendras, je lui parle quand je passe devant lui, et " j' entends " ses réponses dans ma tête. Alors, ou bien c' est vrai, ou bien je suis complètement jetée.

kasimir 08/09/2014 20:34

mais non Hélène
ils ne souffrent pas plus que les rosiers, que l'on taille, palisse
ni que les pieds de vigne

pour faire un bonsaï, il faut l'aimer
il s'établit alors un dialogue amoureux entre le fan et l'arbre,
un dialogue qui dure puisque soigner un bonsaï empêche de mourir !

Simone 09/09/2014 10:14

savoir oui, oui et puis c' est la seule certitude absolue que nous ayons dans la vie

kasimir 09/09/2014 09:24

oui, ça vaut le coup de mourir, pour enfin savoir...
mais on n'est pas si pressé
on a encore des petites choses à voir ici bas

Simone 09/09/2014 08:26

Mais que dis-tu là Mr K. soigner un bonsaï empêche de mourir !!!! Je vais aller en acheter un et j' en prendrai un soin extrême. Mais avant je vais essayer de répondre à une question : est-ce que ça vaudrait vraiment le coup de ne pas mourir ?
Bises

hélène 08/09/2014 16:58

Superbes photos de bonzaïs , arbres que j'aime beaucoup, mais je crains toujours qu'on les fasse souffrir pour les miniaturiserNN
Bises
Hélène

simone 08/09/2014 17:57

Moi aussi tu sais, ça me fait le même effet que les pieds torturés des jeunes nobles chinoises que l' on comprimait pour les empêcher de grandir.
Bises
Simone

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