C'était le paradis sur terre. Les Antilles s'alanguissaient sous le soleil. Elles mélangeaient leurs nationalités dans une même beauté, devant la mer scintillante.
Avec leurs longues plages au doux sable blanc ou rose;
Toutes ces îles croulaient sous les fleurs;
Les villes cascadaient souvent vers la mer, leurs toits roses émergeant parmi les flamboyants.
Il est vrai que le ciel est très souvent chargé sous ces latitudes, mais nous ne pensions même pas que tout pouvait se déchaîner d'un coup, avec une violence telle que tout pouvait être saccagé en un temps très court.
Et maintenant, l'ouragan court vers la Floride pour, insatiable, y exercer ses ravages. Que va t'il arriver à cet immeuble rouge et blanc dans lequel nous logions ?
Et ces canaux intérieurs, derrière les immeubles du front de mer, les voiliers y seront'ils encore en sécurité ?
En ce moment, les habitants de la Floride du Sud tentent de gagner le nord en une interminable file de voitures. Qu'adviendrait'il si l'ouragan s'abattait sur elle ?
Ces îles et ces côtes étaient faites pour le bonheur et la joie de vivre, pas pour y mourir, victime d'une nature meurtrière.
Pour ces gens qui sont nos frères et qui ont tout perdu, si chaque français donnait un seul euro, il y aurait de quoi les aider pour l'essentiel.
Quand aux ignobles individus qui profitent de ce malheur absolu pour piller, saurons-nous les châtier à la mesure de cette ignominie ?