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2020-10-18T09:34:38+02:00

Frère Humain, où vas-tu ?

Publié par divagations-et-balades

          Il fut un temps, pas si lointain, où l'on exaltait ta grandeur, où l'on t'élevait et t'instruisait selon le modèle hérité des Hellènes : le Bien, le Beau, le Vrai et le Juste.

          On essayait, avec plus ou moins de bonheur, de t'apprendre le courage, la dignité, le respect de soi et des autres.

          On mettait à ton service des chiffres et des lettres, et on t'apprenait à les manipuler afin de rendre chacun compréhensible à l'autre.

          Tu marchais face à l'avenir, tu vivais dans un monde imparfait certes, mais où tu savais mettre de la joie, de la convivialité, de l'insouciance parfois, nécessaire soupape. Où tu savais combattre l'adversité, sous quelque forme qu'elle s'exprime ou se manifeste.

          Tu fus, disait-on, le peuple le plus spirituel de la Terre, un peuple de Gaulois réfractaires amoureux de la liberté.

          Tu as affronté guerres, épidémies, catastrophes naturelles, sans jamais renoncer à te battre pour la victoire.

          Tu respectais les " Anciens ", ces passeurs d' histoires et d' Histoire.

          Sur ton visage passaient les émotions qui font que l'Homme a vaincu son animalité.

     * Et maintenant ?

          Tu marches dos à l'avenir, visages anonymes dans des rues sans joie, le regard méfiant et souvent sans bienveillance pour ton frère devenu presque un ennemi, car potentiel danger pour ta santé.

          Toute relation franche t'est désormais interdite, quitte à perdre complètement ton humanité si par malheur elle se pérennise et devient un modus vivendi habituel.

          Tous les plaisirs de la vie te sont interdits, à peine te permet-on aujourd'hui, et encore pas toujours, le fameux et dérisoire " métro, boulot, dodo ".

          Et tu courbes l'échine, tu rases les murs, tu vas même souvent au-delà de ce que l'on t'ordonne, et tu subis tout, sans broncher, même ce stupide et ignoble couvre-feu que l'on t'inflige indûment, et qui en ramène beaucoup dans ces années " 40 ", où c'était l'ennemi qui nous y obligeait.

     * Et pourquoi ? Parce que tu as PEUR.

          Cette peur qui anesthésie le cerveau, paralyse la pensée, empêche tout esprit critique et fait de toi un être soumis, si infantilisé que tu vas finir en couches culottes. Tu t'empêches de vivre par peur de mourir, oubliant que tu es mortel.

          Alors me revient cette phrase de Benjamin Franklin :

     * Un peuple prêt à sacrifier la liberté pour la sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux.

             BIENVENUE EN " ESCLAVAGIE "  

 

Frère Humain, où vas-tu ?

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commentaires

Le Mousquetaire des Mots 19/10/2020 20:37

Je ne sens aucun point commun avec le personnage que tu décris : je ne ma calfeutre pas et si j'applique les consignes, c'est parce que je pense, très égoïstement, à mes enfants.C'est vrai qu'il y a infantilisation, mais à condition qu'elle soit comprise, acceptée et mise en oeuvre de manière à ne gêner personne. Privation de liberté ? Oui, sans doute, mais avons-nous jamais vraiment connu ce qu'est la liberté ? Vivre en société, c'est codé et rien que ces codes sont déjà des entraves à la liberté. De mon point de vue, même si je n'apprécie pas l'inconfort d'avoir à porter un masque, d'être dans la contrainte d'un couvre-feu; je fais avec. Parce que je respecte les autres afin de me respecter moi-même. Depuis le confinement (bien pire que le couvre-feu), j'ai appris à prendre en compte les limites de ma vie et de celles des autres. La patience chez moi est naturelle, je sais que viendra le moment où je serai à nouveau libre de circuler, de faire des rencontres, d'être moi-même avec les autres. N'est-ce pas plus simple ainsi ? Après tout, j'ai traversé des périodes bien plus difficiles et j'ai surnagé.

khaz 18/10/2020 11:16

tu as raison, là iks vont bien trop loin.
C'est de l'acharnement.
Ils me font penser à un chien qui ne veut pas lâcher son os.
Serait-ce la nouvelle figure de la dictature ?

Simone 18/10/2020 11:20

Je crains que ce ne soit cela en effet.

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