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2016-03-30T11:50:47+02:00

la grive et le Bouddha (suite 3)

Publié par divagations-et-balades

         " Vite, réveilles-toi, dit Gautama à la grive, les deux fous sont prêts à refaire l' expérience, mais je crains qu' ils ne fassent une grosse sottise ".

         " Pourquoi dis-tu ça ? " dit la grive, sentant enfler la vaguelette d' inquiétude qui était tapie en elle.

         " Je t'explique, dit Gautama : l' Oeuf Cosmique doit être séparé en deux parties avec beaucoup de soin; la partie supérieure forme le Ciel et la partie inférieure, la Terre. mais, regarde comment agissent ces deux fous, n' importe comment........"

         A peine eut' il dit cela, que le ciel s' embrasa.

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         En même temps, on entendit les sifflements de mille serpents en colère. C' étaient tous les vents qui tourbillonnaient, chacun dans un sens différent.

         Puis, la Terre trembla, et des immeubles s' écroulèrent, dans un épouvantable fracas?

la grive et le Bouddha (suite 3)

         Les deux fous avaient déchaîné la folie et le chaos. La désolation s' étendait sur le monde. De rougeoyant, le ciel, peu à peu, devenait noir.

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         Humains et animaux, en proie à une terreur absolue, redevenaient sauvages.

         Bouddha et la grive étaient atterrés. Les deux idiots riaient à en perdre haleine. Ils étaient en train de détruire le monde, certes imparfait, mais dont on avait l' habitude, pour ce monde terrifiant de noirceur et qu' ils ne maîtrisaient pas.

         L' Homme était en train de devenir un loup pour l' Homme, et les animaux s' entre-dévoraient.

         " Mais, ne peut-on donc rien faire ? " gémit la grive.

         " Laisse-moi réfléchir, dit Bouddha, peut-être y a-t'il un moyen de contrer ce funeste résultat ".

         Il fallait faire vite; la noirceur s' étendait à une vitesse effrayante, mangeant, non seulement les couleurs, mais aussi toutes les symboliques et les beautés de l' Âme du Monde. Bientôt, tout allait s' éteindre.

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         C' est alors que Gautama, perdant sa légendaire impassibilité, sauta en l' air en s' écriant : " J' ai trouvé ! ".

         " Quoi ? Quoi ? Dis vite ! " dit la grive trépignant presque sur place.

         " Eh bien, voilà, dit Bouddha, en fait, tout dépend de toi ".

         " De moi !!! Mais je ne suis qu' un oiseau de modèle primitif, c' est toi-même qui l' as dis ".

         " Justement. Il faut rétablir l' amitié dans le monde,...."

         " L' amour ", interrompit la grive.

         " Non, j' ai bien dit l' amitié; l' amour est trop fragile et demande beaucoup d' entretien; pour l' amitié, une goutte de rosée suffit pour lui assurer l' Eternité. Mais, pour la retrouver et la remettre dans le monde, tu dois aller chercher la fleur bleue du souvenir ".

         " D' accord ", dit la grive dont l' inquiétude était proportionnelle à l' urgence de la situation. " Où est-elle ? ".

         " Dans les Montagnes Bleues de la Terre du Milieu " dit Bouddha.

         " ????????? ". La grive resta bec bé.

         "Allons, dépêche-toi, dit Gautama avec impatience, ne vois-tu donc pas que bientôt il sera trop tard ? "

         La grive partit à tire d' ailes, l' esprit tendu vers les Montagnes Bleues, priant ardemment pour être guidée et arriver vite.

         Elle vola longtemps, et, tout à coup, devant ses yeux éblouis......

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         En rase-motte, et à toute allure, elle les survola, regrettant de ne pas avoir l' oeil de l' aigle, mais......qu' était donc cette petite lueur qui semblait lui faire signe ? Elle s' en approcha et vit avec bonheur que c' était la fleur bleue du souvenir.

         " Cueille-moi vite, et emporte-moi " dit la fleur.

         Et la grive reprit son envol. A bout de souffle, elle arriva enfin aux pieds de Bouddha et y déposa son précieux fardeau.

la grive et le Bouddha (suite 3)

         Bouddha prit délicatement la fleur, souffla trois fois dessus en échangeant avec elle des paroles sibyllines, et............le miracle s' accomplit.

         Une lueur bleue déchira le noir du ciel, et commença à grandir, grandir, jusqu' à bientôt le recouvrir presque en entier.

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         Les vents cessèrent de tourbillonner, les immeubles cessèrent de s' effondrer et la Terre de trembler. Les animaux s' apaisèrent, et le sourire refleurit sur les lèvres des Hommes.

         " Bien, dit la fleur, je peux maintenant rentrer chez moi, mais.....ne m' oubliez plus ! ". Et elle partit, faisant un dernier adieu qui ralluma un grand soleil dans le ciel.

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         La grosse bêtise des deux fous était réparée. Mais, au fait, vous avais-je dit leurs noms ? Ils se nomment Tohu et Bohu.

         " Mais....j' y pense....dit la grive, en bon oiseau primitif, que font ces deux fous pendant que l' on fête le retour de l' amitié ? "

         " C' est vrai ça ! " dit Bouddha, en remettant son sonotone pour écouter ce que disaient les deux fauteurs de troubles, qu' il imaginait bien marris de leur échec.

         La grive le vit pâlir soudain, et vaciller sur ses jambes.

         " Quoi ? Quoi ? Que font-ils ? " dit-elle, sentant le froid de la peur surgir à nouveau au fond de son âme.

         " Ah ! Quel malheur ! s' exclama Bouddha, ils sont partis en expédition vers les Montagnes Bleues, pour arracher la fleur du souvenir, et l' empêcher d' intervenir à nouveau lors de leur prochain essai. Quand à toi, ma pauvre amie......" Bouddha se tut, la voix étranglée par l' émotion.

         " Quoi moi !!! Dis-moi Bouddha, que me réservent-ils ? Parle enfin ! ".

         " Ils ont mis ta tête à prix pour te transformer en pâté ".

         A ces mots, la pauvre grive s' évanouit, tout en pensant que Tohu et Bohu, ne comprenant rien à l' amitié, il était urgent de se débarrasser d' eux de manière radicale.

         Il en allait de sa vie, quand même !

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2016-03-28T17:28:31+02:00

La grive et le Bouddha (suite 2)

Publié par divagations-et-balades

          Ivre de bonheur et d' espérance, la grive atterrit dans un champ de fleurs.

La grive et le Bouddha (suite 2)

         Un peu étourdie de ce qui lui arrivait, elle chercha Bouddha des yeux. Il était là, à quelques mètres, toujours à la même place, et, dans la même position.

          " Bonjour ! " dit-elle; Bouddha leva alors une paupière lourde, et le regard un peu embrumé, répondit :

          " Ah ! Te revoilà, enfin, il y a un grand moment que je t' attends ".

          " Comment ? dit la grive interloquée, mais je t' interpellais et tu ne me répondais jamais, tu ne daignais même pas lever un oeil sur moi ! J' ai eu tellement peur que je me croyais devenue invisible ".

          " Ah ! Excuse-moi alors, dit Bouddha, je pensais que tu pratiquais la télépathie ! Tu es un modèle d' oiseau assez primitif ".

         Vexée, la grive se demandait si elle n' allait pas planter là ce Bouddha discourtois. Mais, elle était curieuse de connaître ce qui s'était passé dans la nuit, et ce vieux sage devait le savoir . Elle lui raconta donc ce qu' elle avait vu dans le ciel.

          " Je vois, dit Bouddha, ces deux fous font encore des expériences ! ".

          " Quels vieux fous ? " dit la grive, sentant une petite vague d' inquiétude l' envahir sournoisement.

          Alors, Bouddha raconta :

         " Deux Bouddhas qui avaient étudié les sciences anciennes dans de vieux grimoires sanskrits, s' étaient mis dans la tête d' aller voler l' Oeuf Primordial et de refaire le monde.

         Ces deux fous faisaient partie des Saptarishi, les sept Grands Sages, qui sont représentés par les sept étoiles de la Grande Ourse. Ils avaient, à ce titre, la confiance de Brahma, et c' est ainsi qu' ils parvinrent à voler l' Oeuf Cosmique.

         Celui-ci était magnifique, fait d' or resplendissant, si brillant, qu' il les aurait trahis à coup sûr, si ces deux voyous ne l' avaient pas déguisé.

         Cachée par Bouddha, la grive les vit en train de rigoler, l' Oeuf posé derrière eux.

La grive et le Bouddha (suite 2)

         Ils avaient le rire satisfait de qui a fait une bonne blague.

         " N' approche pas trop, dit Gautama à la grive, sinon les cloches-sentinelles vont se mettre à sonner et nous serons découverts ".

         " Des cloches-sentinelles ! dit la grive. Où donc ? "

         " Là, ne les vois-tu pas ? Il y en a des dizaines qui tinteront toutes ensembles ".

La grive et le Bouddha (suite 2)

         Ils sont aussi gardés par deux dragons, et par un chat géant, qui, je l' espère pour toi, ne te reniflera pas.

La grive et le Bouddha (suite 2)
La grive et le Bouddha (suite 2)

         " Que préparent-ils ? Entends-tu ce qu' ils disent ? " demanda la grive.

         " Attends, je mets mon sonotone, dit Gautama en fixant le petit appareil dans son oreille. Oh!Oh! Ils vont refaire une expérience ce soir. Reste avec moi, nous serons aux premières loges ".

         " D' accord ! C' est bien aimable à toi. En attendant, je vais aller faire une petite sieste dans ce beau tulipier. Tu me réveilleras le moment venu. A tout à l' heure ".

         Et la grive s' envola dans l' arbre, choisit une place confortable, et s' endormit aussitôt.

La grive et le Bouddha (suite 2)

(A suivre.....)

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2016-03-26T09:53:44+01:00

La grive et Bouddha (Suite 1)

Publié par divagations-et-balades

         Glacée d' effroi, la grive sentait une espèce d' épouvante la gagner. De son bec pointu, elle tâtait ses plumes. Pourtant, elle les sentait !

         Elle fit une nouvelle tentative pour capter l' attention de Bouddha, mais, se heurta à la même impassibilité, ce qui la renforça dans sa conviction d' être devenue transparente, ou pire : invisible.

         Il lui fallait absolument en être sûre; elle se souvint alors d' un petit ruisseau qui coulait, non loin de là, au milieu des ajoncs. Elle y courut pour s' y mirer.

La grive et Bouddha (Suite 1)

         Le ruisseau était bleu, couleur du ciel de cette journée de fin d' hiver. En une fulgurance de sa pensée, elle se dit que, si l' eau reflétait le bleu du ciel, c' était, sans doute possible, que celui-ci avait repris son aspect normal. Elle en fut un peu rassurée, mais....hélas ! se penchant au-dessus de l' onde azurée, elle poussa un cri d' horreur : nul reflet d' elle dans cette eau implacable. Elle était bien devenue invisible.

         Désespérée, elle décida d' aller se perdre dans la forêt. On lui avait dit qu' elle était dangereuse, que des êtres maléfiques y habitaient depuis la nuit des temps, mais la pauvre grive ne pensait plus. Et cette forêt était plutôt avenante.

Mais, n' était-ce pas un piège ?

La grive et Bouddha (Suite 1)

         Elle s' y engagea donc. Toute à ses pensées amères, elle marchait, titubant presque, accablée.

         Et soudain, elle entendit une voix grinçante lui dire : "Eh ! Qu' as-tu donc petite pour avoir l' air si triste ? ". Levant la tête, elle aperçut une horrible vieille prenant le frais sur le pas de la porte de sa cabane.

La grive et Bouddha (Suite 1)

          " Comment Madame ! vous me voyez ? " s' exclama t'elle, le coeur soudain empli d' espoir.

         " Evidemment que je te vois, petite sotte. Je suis vieille mais pas aveugle " lui répondit la vieille, d' un ton peu amène.

         " S' il vous plait Madame, ne vous fâchez pas, je ne voulais pas vous vexer "dit la grive, comprenant tout à coup à qui elle avait à faire. Puis, d' un seul trait, elle lui raconta tout. Les lueurs effrayantes du ciel nocturne, sa rencontre avec Bouddha, et le fait qu' elle ne voyait plus son reflet dans l' eau, preuve qu' elle était devenue invisible.

         La sorcière, car s' en était une, ricana. Mais, c' était jour de sabbat; ce soir elle irait danser avec ses copines et Belzébuth, elle était donc d' humeur bégnine, et, décida d' aider la grive.

         " Viens ici, lui dit'elle, Abracadabra ! Te voici redevenue visible aux yeux de tous. retourne voir Bouddha et cette fois, tu auras tes réponses ".

         " Merci Madame, dit joyeusement la grive, mais, puisque vous êtes si puissante, ne pourriez-vous me les donner ces réponses ? ".

         " Ah ! N' exagère pas veux-tu ? Contente-toi de ce que j' ai déjà eu la bonté de faire, sinon, je transforme cette limace en rapace qui aura tôt fait de te manger ".

         " Oh oui ! Oh oui ! Transformez-moi " dit une faible voix venant des herbes, " je pourrai ainsi venger toutes mes soeurs que cette grive a mangées ".

         Peu rassurée, la grive s' envola et retourna auprès deBouddha. Qu' allait donc faire celui-ci ?

(A suivre...)

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2016-03-24T15:01:43+01:00

La grive et Bouddha

Publié par divagations-et-balades

         Il y a bien des lunes, par une sombre nuit, une grive, qui dormait tranquillement sur une branche, vécut une étrange aventure. Elle rêvait qu' elle était en train de manger le meilleur raisin qu' elle eut jamais mangé, quand une lueur, aussi violente qu' inhabituelle, la tira brusquement de ce rêve délicieux.

Image télé arrangée

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         Intriguée et un peu effrayée, elle regardait ce ciel qu' elle ne reconnaissait plus.

         Sur un fond d' un n oir insondable, des myriades de petites bulles se promenaient en tous sens, et au milieu, des écharpes colorées s' unissaient, se séparaient, et soudain, s' amalgamaient en amas bigarré.

image télé

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          Ce spectacle était à la fois fabuleux et angoissant. La grive se demandait quel était ce sortilège.

         Mais, qui pourrait la renseigner? La veille, elle s' était fâchée avec ses compagnons, merles, rouges-gorges....... Elle n' allait quand même pas maintenant solliciter leur aide....pour qu' ils se moquent, ou pire, dire qu' elle avait peur!!!!!

        Quand tout à coup, en un éclair qu' elle estima de génie, elle sut qui allait lui expliquer ce qui se passait: il y avait depuis quelques jours un étrange personnage qui méditait, une bougie rose dans ses mains, assis au pied d' un arbre.

         C' était Gautama Bouddha qui se remettait là des fatigues d' un long voyage.

image journal Sud-Ouest arrangée

image journal Sud-Ouest arrangée

         Il était précédé d' une réputation de grande sagesse; nul doute qu' il saurait interpréter ces signes bizarres.

         Fort civilement, la grive aborda cet auguste personnage, et lui demanda ce qu' il pensait de cette modification du ciel.

         Mais, concentré sur sa bougie rose et sa méditation, il ne répondit pas.

         La grive, qui était têtue, renouvela sa question. Toujours pas de réponse. Elle eut alors la désagréable sensation d' être devenue transparente.

         Mille millions de sabords, se dit-elle, un peu énervée, en exprimant ce juron qu' elle trouvait percutant depuis qu' elle l' avait lu dans un petit livre abandonné par des gamins; va t'il me répondre enfin, ce mal élevé ?

         Et, se planrant devant lui, elle le fixa d' un oeil de plus en plus courroucé.

image journal Sud-Ouest

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         Allait' il bouger enfin ? Un frisson glacé la parcourut : " Et si elle était devenue vraiment transparente !!! ".

( A suivre.......)

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2016-03-22T06:32:57+01:00

Clin d' oeil d' avant l' orage

Publié par divagations-et-balades

          Nous sommes à la fin des années trente. Au-delà des frontières de l' Est, un moustachu vociférait des menaces que personne ne croyait. C' était un fou furieux, tout juste bon à enfermer.

         Mes parents étaient un peu inquiets, car, des rumeurs disaient que des menaces plus précises s' étaient déjà concrétisées au pays du fou, et, qu' une fois de plus, les mêmes boucs émissaires étaient visés. Mais, ils étaient jeunes, encore jeunes mariés, et avec un couple d' amis, ils étaient décidés à profiter des premiers beaux jours de printemps, pour aller faire de petites virées touristiques.

         Ce jour-là, ils partaient vers la frontière espagnole, et, passé le pont Saint Esprit à Bayonne, ils abordaient un autre monde : le Pays Basque.

Clin d' oeil d' avant l' orage

         Mon père avait fait là une partie de son service militaire. C' était, disait-il, assez cool. C' est après que cela s' était gâté.

         Mais, en attendant, ils continuaient joyeusement leur route vers Biarritz. Ils étaient pressés de voir le fameux Rocher de la Vierge, si emblématique de la ville.

Clin d' oeil d' avant l' orage

         Au XVème siècle, ce rocher était une presqu'île nommée " Rocher de Curculon ", ce qui en gascon signifie : hauteur, point culminant.

         C' est Napoleon III qui fit percer le rocher pour construire un port-refuge et une digue. Un viaduc de soixante seize mètres le relie à la côte. A l' origine passerelle en bois, elle a été remplacée en mille huit cent quatre vingt sept, par une passerelle métallique attribuée à tort, aux ateliers Eiffel.

         En mille huit cent soixante cinq, une statue de la Vierge provenant des ateliers Ducel & Fils de Bordeaux fut érigée au sommet du rocher et lui donna son nom.

         Suivant l' ordre des photos que j' ai dénichées dans une boite en carton, les voila à Hendaye où j' imagine qu' ils ont fait une pause baignade.

Clin d' oeil d' avant l' orage

         Et pourquoi pas, une visite au casino le soir ? Puis, ils ont repris la route pour l' Espagne. Peut-être pour faire comme mon ami et moi, bien des années aprés, pour aller boire un chocolat à la cannelle, ou acheter, à San Sebastian, des allumettes qu' il suffisait de frotter contre sa chaussure, façon cowboy, pour engendrer la flamme.

          Alors, on allait au bout de la route française, pour passer une première barrière, enjamber la Bidassoa, franchir une seconde barrière, et changer de pays, de langue, de monnaie. C' était une autre aventure qui commençait. Une sorte d' allégresse perdue aujourd'hui ou changer de pays passe pratiquement inaperçu. Il y avait aussi, pour mes parents je ne sais pas, mais pour mon ami et moi, le délicieux frisson intérieur de se faire piquer, en ramenant, pour les copains, bien plus de cartouches de cigarettes qu' il n' était permis. (Il y a prescription !!!).

Clin d' oeil d' avant l' orage

          Le poste frontière a de nos jours disparu, et il a failli disparaitre sur cette photo qui était collée à une autre. Elle n' est pas belle, mais.........devenue un document presque historique.

         S' étaient -ils arrêtés là ? Je ne sais pas. Je n' ai pas retrouvé d' autres photos. Ils sont donc revenus à Bordeaux, dans la ville d'avant que le fou de Berlin ne déclenche la tourmente, où il y avait encore les fontaines jumelles à chaque extrémité de la place Tourny,

Clin d' oeil d' avant l' orage

         Et avant qu' il ne décide de distribuer un autre genre de passeport pour un autre genre de voyage.

Clin d' oeil d' avant l' orage

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2016-03-20T10:52:11+01:00

J' irai cracher sur vos tombes....

Publié par divagations-et-balades

         Il avait dit qu' il le ferait; il l' a fait ! Il ose tout !

         Il ne vous suffisait pas d' aller faire repentance à Alger en embrassant le profiteur à demi-momifié, Bouteflika ?

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         Il vous fallait aussi piétiner le vieil homme d' Oued Zenati, égorgé, son sexe dans la bouche, puni d' avoir aimé les Français; les femmes brûlées vives; les Harkis et les Européens, dépecés vivants; ceux, enterrés debouts, la tête seule émergeant sur laquelle ils venaient déféquer, et qui mettaient des heures à mourir; ceux qui ont été enlevés et que jamais on n' a retrouvés; les enfants razziés pour devenir les jouets sexuels des vaillants combattants de l' ALN.........et cela, après ce funeste dix neuf mars que vous commémorez sans pudeur et sans honte, et qui était soi-disant un cessez-le-feu.

         Aucun de vos prédécesseurs n' a osé paraitre à une cérémonie de ce genre. Le fait que vous osiez le faire, est-il donc un titre de gloire ? Pour moi, ce n' est qu' une traîtrise dont, j' espère, vous rendrez compte un jour.

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         Car, soyez-en sûr, Monsieur le Président, si vous vous croyez intouchable ici, il est un monde auquel vous toucherez un jour, et à la justice duquel vous n' échapperez pas. D' ailleurs, vous y serez attendu.

* Par ceux-là, revenus vivants certes, mais avec une plaie toujours ouverte dans laquelle aujourd'hui vous versez de l' acide;

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* Par tous ceux dont j' ai parlé plus haut et dont je n'exhibe pas les corps mutilés, par respect pour eux.

* Par eux, qui au bout de tant d' années, sont accablés par votre ignominie.

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         Qu' y a t'il derrière ce visage impassible où nulle émotion ne transparait ? Rien sans doute, car vous n' êtes qu' un monstre froid, seulement préoccupé de lui-même et de sa réélection, qui transformerait une catastrophe en un désastre total.

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         Décidément, le sens de l' honneur vous est bien étranger, et je ne peux m' empêcher de penser à ce que disait le Général Bigeard :

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         Que dirait' il aujourd'hui devant ce qu' il considèrerait, n' en doutons pas, comme une forfaiture ?

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2016-03-17T06:04:29+01:00

Le bunker oublié

Publié par divagations-et-balades

         Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Bordeaux, de par sa facilité d' accès à l' océan Atlantique, était une importante base stratégique pour l' armée allemande.

         A l' automne mille neuf cent quarante trois, les quais et le port de la ville sont devenus une cible privilégiée pour l' aviation alliée, aussi, des abris anti-aériens fortifiés furent-ils construits en divers endroits de la ville et, en particulier, à proximité des quais.

         Un bunker particulièrement important fut construit place des Quinconces, presque à l' angle des quais. Il mesurait quatre vingt trois mètres carrés et deux mètres trente sous plafond. Il nécessita neuf cent quatre vingt treize mètres cubes de béton armé de soixante tonnes d' acier.

photo P. Zeboulon pour sud-ouest

photo P. Zeboulon pour sud-ouest

         L' intérieur était " tout confort ". Rien ne manquait : électricité, eau courante, chauffage par poêle, sanitaires, dortoir, salle de radio, le tout carrelé et lambrissé.

Photo P. Zeboulon pour sud-ouest

Photo P. Zeboulon pour sud-ouest

         En mille neuf cent quarante six, il y eut à Bordeaux, l' exposition coloniale. Le bunker fut alors dissimulé sous une construction temporaire. L' année suivante, il fut arasé à un mètre trente et recouvert de trente centimètres de terre argileuse et calcaire.

         Propriété de la ville de Bordeaux, il est un des rares vestiges militaires datant de l' Occupation.

         Trois autres bunkers, destinés à l' entreposage des munitions, s' élevaient à proximité de ce qui est aujourd'hui un parking pour autobus, allées de Bristol. Ils étaient reliés entre eux par des tranchées bétonnées et défendus par des chevaux de frises barbelés.

         Un grand blockhaus à double entrée, se trouvait, pour ceux qui connaissent Bordeaux, à l' emplacement des quais, face au cours Xavier Arnozan.

         De ces derniers, il n' y a plus aucune trace.

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2016-03-14T20:15:42+01:00

Jusqu'où ira t-il ?

Publié par divagations-et-balades

Cette fois trop, c' est trop ! Comment ose-t-il ? Il crache à la figure de tous nos compatriotes morts en Algérie après ces fameux accords d' Evian qui n' ont été que mensonges et préludes à d' abominables horreurs. J' ai l' Algérie à fleur de peau, mais je laisse la parole à Manuel Gomez, qui est mieux documenté que moi, et qui me traduit si bien aussi. Je crois que mon indignation est inépuisable avec ce type.

Le président de la République, François Hollande, a décidé, pour la première fois, de commémorer cette année le 19 mars 1962 et les “Accords d’Evian”.

C’est sa meilleure façon de se reconcilier ainsi avec les gauchistes socialistes et les communistes.

Il devrait, dans la même foulée, fêter le 18 juin 1815, la défaite de Waterloo et le 22 juin 1940, la signature de l’armistice devant les nazis.

Le 19 mars 1962 : fin de la guerre d’Algérie, un mensonge éhonté

Les “Accords d’Evian” obligeaient la France à un “cessez le feu” en Algérie, mais autorisaient le FLN et l’ALN à enlever, assassiner, massacrer, à volonté, de jeunes soldats, des civils innocents et des harkis, alors que l’armée française avait l’obligation de rester l’arme au pied, sur ordre de De Gaulle.

Ce même jour, 19 mars 1962, à Eckmul (Oran), 16 personnes, dont 3 femmes, sont enfermées dans un hangar, et l’ALN (Armée Nationale Populaire) y met le feu. Elles sont toutes carbonisées.

Ce même jour, la gendarmerie d’Oran signale que des dizaines d’européens sont sequestrés, jusqu’à ce que mort s’ensuive, pour servir de donneurs de sang pour les combattants de l’ALN. On les retrouve la peau collée aux os et totalement vidés de leur sang.

Après ce 19 mars 1962, et je cite sous le contrôle de M. Eugène-Jean Duval, inspecteur général des armées et les archives officielles :

  • 91 actions de guerre de l’ALN et du FLN sont commises contre la France.
  • Le 20 mars 1962, 18 soldats sont tués et 3 blessés.
  • 90 soldats français disparus.
  • 239 soldats français, fait prisonniers par l’ALN, qui ne sont jamais revenus.
  • 1580 civils européens disparus (dont des dizaines de femmes expédiées vers des bordels militaires de l’ALN)
  • Entre le 19 mars et le 5 juillet 1962, sont perpétrés plus de 5000 enlèvements.
  • 1165 civils sont assassinés.
  • 1773 ont disparu.
  • Plus de 60.000 harkis massacrés ainsi que leurs familles.
  • Interdiction donnée par le gouvernement français à la Croix Rouge Internationale de s’y intéresser : télégramme (très secret) signé Louis Joxe et daté du 2 avril 1962 :

“Je serais, pour ma part, hostile à une intervention quelconque de la Croix Rouge internationale dans tout ce qui concerne les arrestations et détentions d’européens”.

  • Après le 19 mars 1962, blocus de Bab-el-Oued. L’armée, l’aviation, les tanks, tirent sur les habitants.
  • 26 mars 1962, sur ordre de De Gaulle, confirmé par Christian Fouchet, Haut-commissaire en Algérie, l’armée française tire sur une population désarmée qui manifestait devant la Grande Poste de la rue d’Isly, à Alger : plus de 46 morts et 200 blessés.

La France a reconnu officiellement des “morts pour la France”, en Algérie, après le 19 mars 1962, c’est bien la preuve que les “Accords d’Evian” n’ont jamais marqués la fin de la guerre.

Nous aimerions savoir comment leurs noms ont été inscrits sur les monuments aux morts ?

Sous les ordres des généraux Ailleret et Katz, l’armée française a terminé cette guerre, gagnée totalement sur le terrain, dans le déshonneur le plus total.

Monsieur le président de la République et messieurs les maires des villes et communes de France dans lesquelles vivaient ces jeunes soldats et leurs familles, quand vous célèbrerez cette date, ce prochain 19 mars 2016, et que vous garderez une minute de silence, vous les entendrez, tous ceux qui sont morts après le 19 mars 1962, vous hurler leur mépris et leur colère.

Le 19 mars 1962, le chef de l’état français et son gouvernement ont “signé” un crime contre l’humanité. Un demi siècle plus tard, ne soyez pas leurs complices !

Pour votre information ne manquez pas le magazine de France 3, du jeudi 17 mars à 23 h. 45 : “Prisonniers français du FLN”, suivi du film “L’amère patrie”.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel

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2016-03-13T06:05:15+01:00

Giboulées

Publié par divagations-et-balades

         Eole, maître des vents, avait décidé en ce mois de mars, d' aérer un peu ses subordonnés.Ceux-ci étaient en effet enfermés, qui dans une caverne de l' île d' Eolia, qui dans des outres. Eole ne les libérait que sur ordre de Zeus. Enfin, en principe, car parfois il n' en faisait qu' à sa tête déchaînant des désastres, des tempêtes, et même, réveillant parfois le vieux Typhon.

         Mais, ce mois-ci, c' était permis. Alors, il libéra Borée, le vent du nord, et son acolyte Sciron, vent du nord-ouest. Celui-ci vadrouillait sur l' océan et, en chassait la pluie vers la terre, pour complaire à Borée qui adorait les averses pour accompagner ses rafales.

          Tous les deux s' amusaient bien. Ils repéraient un endroit où le ciel était calme et bleu;

Giboulées

         Les Humains ne se méfiaient pas. Ils laissaient le soleil caresser leurs visages, les chiens méditaient dans les pots, en soignant leurs rhumatismes; puis, les ifs se mettaient à se balancer doucement, et de plus en plus fort, mais ils ne s' en apercevaient pas;

Giboulées

          Et, tout à coup, le paysage se brouillait à travers les cataractes d' eau que déversait le ciel

Giboulées

         Une pauvre fleur de corète qui venait de naître, se demandait si ce n' était pas la fin du monde.

Giboulées

         Borée et Sciron s' en donnaient à coeur-joie, une rafale par-ci, des trombes d' eau par-là. Très vite, le rond-point s' inonda reflétant le ciel opaque.

Giboulées

         Mais, les deux énergumènes se lassaient vite, un dernier tourbillon et, sans crier gare, le ciel redevenait bleu et serein.

Giboulées

         A bientôt, dirent-ils, car nous reviendrons, on s' amuse bien ici.

         Allaient-ils se reposer un moment dans une Tour des Vents ? Histoire aussi de satisfaire un peu leur ego ? Car Borée et ses frères, Eunos, le vent d' est, le doux Zéphyr qui transformait le vent d' ouest en brise printanière, et Notos, le vent du sud, ainsi que leurs cousins, Apéliote, le vent du sud-est,Calcias, le vent du nord-est, Lips, son complice du sud-ouest et Sciron du nord-ouest que nous connaissons déjà, étaient représentés dans la Tour des Vents la plus remarquable : celle, octogonale, d' Andronicus de Cyrrhus à Athènes.                                                      

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         Elle est coiffée d' une coupole et ses huit côtés représentent les huit vents. Au centre de la coupole, un triton rotatif pointe de son bâton, la direction exacte où souffle le vent.

         On y trouve des agneaux noirs, offerts en sacrifice aux dieux destructeurs, et des agneaux blancs offerts aux dieux favorables.

         Mais, voilà que Zeus se fâche. Dieu de la pluie, du tonnerre et des éclairs, il trouve que les protégés d' Eole en prennent un peu trop à leur aise.

         Où sont-ils donc partis. Ils laissent trop de temps de répit aux Humains.

         Ne les voyant pas, il se fâcha tout rouge, et, empoignant la foudre que ses oncles, les Cyclopes, lui avaient fabriquée, il lança un premier éclair.

       

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         Borée et Sciron l' aperçurent de loin. Ils se hâtèrent de revenir faire leur travail, car ils savaient bien que le premier éclair était un avertissement, et ils préféraient en rester là, car Zeus possédait trois éclairs : le premier pour avertir, le deuxième pour punir, quand au troisième..............il valait mieux ne pas le pousser à en faire usage, car il annonçait la fin des temps et la destruction du monde. Mais pour cela, il eut fallu que Zeus entra dans un énorme courroux.

         Les deux loustics revinrent en force, balayèrent à nouveau le bleu du ciel, et, tout en échevelant les arbres, écrasèrent de grosses gouttes sur le sol.

Giboulées

         Mais nous, les Humains, faisant preuve parfois d' une inespérée et surprenante sagesse, on s' en moque un peu car on sait qu' après la pluie vient le beau temps. 

Giboulées

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2016-03-10T19:08:40+01:00

A mes soeurs qui se croyaient humaines !

Publié par divagations-et-balades

         La journée de la femme a été l' objet d' une attention particulière dans les pays musulmans. De grands savants se sont penchés sur nous, et enfin, ont percé le mystère féminin.

         NOUS SOMMES DES MAMMIFERES ! QUADRUPEDES HYBRIDES ENTRE CAMELIDES ET BOVIDES.

A mes soeurs qui se croyaient humaines !

          Et n' allez surtout pas mettre ceci en doute, car ce sont de grands savants je vous l' ai dit, qui ont trouvé celà.

         L' un de ceux-ci, ou, sinon, un de leurs frères.

A mes soeurs qui se croyaient humaines !

         La science m' a toujours fascinée, et j' avais bien raison de l' être, car c' est elle qui, enfin, me permet de savoir ce que je suis, et de sortir de l' insupportable incertitude de ma condition réelle.

         MERCI AUX GRANDS SAVANTS DE L'ISLAM.

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