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2022-05-31T10:01:56+02:00

Du calme les Humains !

Publié par divagations-et-balades

          Qui ose nous interpeller ainsi ?

          C'est moi, Jocko, le roi des Chimpanzés

Du calme les Humains !

          Parmi mon peuple, je suis renommé pour ma sagesse, que bien des Humains pourraient m'envier. Oui, oui, je le dis sans aucune forfanterie, d'ailleurs je ne suis pas le seul à penser ainsi; certains Humains, plus lucides que d'autres, le disent aussi.

          En fait, depuis quelques temps, les Humains nous divertissent fort. Ils sont atteints d'une forme de pathologie hilarante à nos yeux : ils aiment se faire peur. Et ce qui nous fait le plus rire, c'est leur dernière invention: la variole du singe. 

          Attention ! Je ne dis pas que ça n'existe pas, c'est même chez nous, dans les grandes forêts d'Afrique équatoriale qu'elle a été découverte en mille neuf cent cinquante-huit. Et mes frères de Sierra Leone ont été victimes d'une épidémie, alors qu'ils venaient d'être emmenés en France en mille neuf cent soixante-huit. Et c'est peut-être à cause d'eux qu'elle a surgi chez l'homme deux ans plus tard.

          Mais pourquoi faire peur avec cette maladie ? Les Humains auraient-ils besoin de la peur pour se sentir vivants ? Les médias jettent de l'huile sur le feu pour alimenter une sorte de panique.

          Et nous, dans la forêt, on s'amuse bien, parce que nous savons que cette maladie est bénigne chez les Humains, que chez eux, elle guérit spontanément en quelques jours, et que la contamination entre eux est si faible qu'il n'y a pratiquement aucun risque d'épidémie. Nous sommes d'ailleurs assez jaloux, parce que c'est bien plus grave chez nous. Et là, nous sommes bien obligés de constater que les Humains ont une certaine supériorité sur nous.

     * Et laquelle s'il te plait ? dit l'un de mes frères d'un ton pincé, vraiment, je ne vois pas.

          Il le sait aussi bien que moi, mais c'est un aigri, jaloux et hargneux invétéré. Néanmoins, je lui réponds patiemment :

- ils connaissent l'hygiène

- ils se lavent les mains

- ils savent reconnaître les malades, les isoler, et surtout :

- ils savent les soigner

- ils mettent même des masque tout en sachant qu'ils ne peuvent empêcher de passer un virus tellement plus petit que leurs mailles.

     * Et alors ? dit ce mauvais coucheur, tout cela ne les empêche pas d'avoir peur, alors la supériorité des Humains !!!! Laissez-moi rire !!!!

          Et effectivement, il s'en roule par terre.

     

Du calme les Humains !

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2022-05-26T18:57:16+02:00

Il ne manquait plus qu'elle !!!

Publié par divagations-et-balades

          Qui elle ? 

          Mais la variole du singe bien sûr !

          Est-ce que par hasard, on ne chercherait pas à faire peur au bon peuple ? Car enfin :

     * La guerre

     * Le covid

     * et maintenant la variole du singe !!!

          Que de sujets anxiogènes !!! 

     * la guerre ! On n'y peut rien, alors pas la peine de jouer les Don Quichotte et de se battre contre les moulins à vent. Et pas la peine d'avoir peur, la peur paralyse et pourrit la vie.

     * le covid ! les virus meurent quand les températures s' élèvent, et il a moins tué, d'après l' INSEE que la grippe saisonnière; mais beaucoup d'affections qui n'ont rien à voir avec ont été baptisées covid. J'en sais quelque chose par celle que j'appelais ma "belle-soeur ", décédée d' un AVC justement étiqueté covid, et avec un test négatif. Oh la gêne du médecin quand j'ai posé trop de questions !

     * la variole ! D'abord on a peu de chance de croiser des vrais singes dans les rues, ensuite, par exemple, au Nigéria, on a compté deux cents cas sur....deux cent millions d'habitants......c'est effrayant ! d'autant plus que la létalité est extrêmement faible et statistiquement quasi insignifiante.

          Alors, mes chers compatriotes, vivez tranquillement votre vie, profitez du soleil, du ciel bleu, de la plage ou de la forêt, et surtout laissez les oiseaux de malheur se lamenter tout seuls.

          Et vous tous qui avez plus de cinquante ans, vous avez été, comme moi, vaccinés contre la variole quand vous étiez enfants, alors vous êtes immunisés grâce à l'immunité croisée. Youpi !

          Et tenez, je vous livre mon secret grâce auquel ma famille et moi passons au travers des épidémies : quand il y en a une, avant de sortir de chez vous, mettez une goutte d'huile essentielle de Tea Tree sur un poignet, frottez l'autre par dessus, et voilà, comme dit Monsieur Poltron et Sofa. Il y a aussi l'huile essentielle de Ravintsara, très efficace, mais qui a, contrairement à l'autre, certaines contre-indications.

A bientôt!

          

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2022-05-23T14:02:33+02:00

La méditation du lundi 23.05.2022 : Autodafé

Publié par divagations-et-balades

          Au cours de sa déjà longue histoire, l'humanité a eu plusieurs fois recours à la destruction par le feu, en particulier de livres désavoués ou condamnés.

          C'est ce qui se produit quand, dans un état autoritaire, des livres s'opposent à l'idéologie officielle. Ils sont alors considérés comme des outils de propagande, voire de contre-pouvoir, et dans ce cas, ils sont au mieux censurés, ou pire, brûlés sur la place publique.

          Et ceci existe depuis l'Antiquité. Platon lui-même appelait à dénoncer et punir de la peine de mort, tous les impies, et en particulier le sophiste Protagoras qui écrivait pour Périclès des lois démocratiques. Ce qui a fait dire à Karl Popper que Platon portait en lui tous les germes des futurs totalitarismes. Il détestait tellement Démocrite qu'il aurait voulu qu'on brûla tous ses livres.

          la Chine connut moult autodafés; déjà en 213 avant JC, il y eut un édit ordonnant la destruction de tous les livres opposés à l'idéologie de l'empereur. Cet édit était résumé dans la formule de Fenshu Kengru : " Brûler les livres et enterrer vivants les lettrés ". Les livres de Confucius faisaient partie de ces interdits.

          Au Moyen-Âge, en Andalousie musulmane, le sultan exila Averroès au Maroc et ordonna l'autodafé de tous ses livres à Séville et à Marrakech. Quant à l' empire espagnol du XIVème siècle, dominé par l' Inquisition, il connut lui aussi ses autodafés n'hésitant pas à les étendre aux hommes eux-mêmes, jugés impies, juifs ou hérétiques.

Averroès

Averroès

          En France même, des livres sont brûlés en place publique jusqu'au siècle des Lumières. Ainsi en mille sept cent cinquante huit, fut réduit en cendres, le livre d'un certain Helvétius, intitulé " De l'Esprit ", qui prônait des idées trop progressistes.

          Le terrible XXème siècle européen, connut le dix mai mille neuf cent trente trois, initié par le troisième Reich et le parti nazi, un autodafé où furent brûlés plus de vingt mille livres. certains étaient signés Freud, Karl Marx, Stefan Zweig, Erich Maria Remarque.

          C'est là que la phrase de Heinrich Heine prend tout son sens:

               " Partout où l'on brûle des livres, on finit par brûler des hommes "

       Et l'Allemagne de Hitler en donna un sinistre exemple.

Comble de l'ironie mauvaiseEinstein, réfugié aux USA, fuyant le nazisme, verra, au cours de la guerre froide, des milliers d'ouvrages censurés et détruits par le feu dans sa terre d'adoption. 

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2022-05-16T07:07:32+02:00

Holà, mes maîtres !

Publié par divagations-et-balades

          M'auriez-vous trompée ?

          C'est la question gênante que je me pose depuis quelques jours. Et pourquoi ???

          Parce qu'à la télévision, où nul ne ment jamais, c'est connu et reconnu, j'ai vu qu'en Corée du Nord, un cas de Covid ayant apparu, le pays entier a été confiné aussitôt.

          Compte tenu de la peur générale, (soigneusement entretenue dirais-je avec mon mauvais esprit habituel), cela peut sembler une décision de grande sagesse, mais........et c'est là que cela me gêne...... mes maîtres en pathologies infectieuses, m'avaient appris le contraire, c'est-à-dire que, dès l'apparition d'un cas suspect, on isolait le malade, évitant ainsi la contagion et la propagation d'une épidémie dont on ne sait jamais à l'avance jusqu'où on pourra la contrôler. 

          Mais, je dois dire qu'en ce temps reculé de mes études, mes maîtres étaient déjà de vieux cliniciens, comme on n'en fait plus et devenus obsolètes depuis que nous avons des moyens techniques modernes d'investigation du corps rendant souvent inutile d'écouter et d'examiner le malade.

          Rendez-vous compte, l'un d'eux, qui avait alors une grande réputation parmi ses pairs, nous avait fait cette réflexion : " Quand un patient rentrera dans votre cabinet, au premier coup d'oeil, vous devrez avoir cinquante pour cent du diagnostic ". Ahurissant non ?

          Alors, qui dois-je écouter maintenant ? Des vieux dépassés qui auscultaient, écoutaient, palpaient..... ou le maître d'un pays plein de cette sagesse orientale qui fait exactement le contraire ?

          Me voilà prisonnière d'un affreux dilemme ! En attendant.....dansez petits virus !

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2022-05-12T15:26:47+02:00

Ce que la mémoire doit à un livre

Publié par divagations-et-balades

          Je viens de lire " Ce que le jour doit à la nuit " de Yasmina Khadra ", et ce livre m'a ramenée au début des années soixante en Algérie.

          J'étais alors en troisième année de médecine et,  j'étais partie faire un stage de trois mois dans un hôpital un peu particulier, à Beni Messous, à une dizaine de kilomètres au sud d'Alger. En effet, on y soignait des prisonniers fellaghas. Le chef de service était une hongroise : Dr Ella Farkas.

          Je logeais, bien sûr, à l'internat de l'hôpital, avec deux autres internes plus âgés que moi de trois ou quatre ans. Ils étaient de " vrais " internes , ayant passé le concours, moi....trop jeune dans les études, je n'étais que....FFI...c'est-à-dire : faisant fonction d'interne.

          Je me souviens que l'hôpital était construit près d'un ravin où se trouvait une mechta dans laquelle il m'était interdit de descendre, car trop dangereux. Evidemment, je n'ai pas obéi, et à mi-trajet, les cailloux ont commencé à pleuvoir sur moi, et j'ai du rebrousser chemin.

          Des noms refont surface : Chéragas, la forêt de Baïnem, la Bouzaréah.....

          Et puis un jour, l'occasion s'est présentée, je ne sais plus comment, d'aller faire une virée dans le sud avec des militaires. Nous étions cinq ou six garçons et filles de Métropole embarqués dans cette expédition. On se déplaçait en GMC, avec une auto-mitrailleuse qui nous escortait de près.

Ce que la mémoire doit à un livre

          Penché au-dessus de la cabine, le capitaine scrutait les alentours avec attention, une embuscade n'étant pas à exclure. Nous avions même appris à sauter d'un camion en marche. Nous étions dans le territoire des Ouled Naïls

Ce que la mémoire doit à un livre

          Pour cette aventure, il fallait l'autorisation des parents si on était mineur. On était en juillet, je le deviendrais en septembre, alors, pour la première et unique fois de ma vie....j'ai imité la signature de mon père. 

          Nous faisions une petite escale à El Hamel, sorte de ville sainte,

Ce que la mémoire doit à un livre

          Et là.....Deux militaires français nous proposent d'emmener deux ou trois d'entre nous, vers un endroit où l'on pouvait se baigner : le Moulin Ferrero.

          Ni une ni deux, un camarade et moi nous précipitons et embarquons avec eux, ignorant les mises en garde anticipant le courroux du capitaine. Nous nous sommes baignés avec délice. Un des soldats m'avait prêté son short, j'y flottais et il gonflait comme un ballon à chaque plongeon.

          On s'amusait bien jusqu'à...........l'arrivée d'une jeep suivie d'un camion empli de moghaznis, et un capitaine dans une colère noire, nos empoignant manu militari (évidemment), et c'est comme ça que nous avons tous passé une nuit au trou dès notre retour à Bou Saada.

          J'avais quand même bien rigolé !!!!

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2022-05-08T09:41:11+02:00

8 mai 1945

Publié par divagations-et-balades

          Ce jour-là, m'avait dit ma mère, elle avait fait entendre à toute la ville son grave bourdonnement. Elle, c'est la Grosse Cloche, hébergée par une porte médiévale, l'une des deux anciennes portes de Bordeaux rescapées du Moyen-Âge : L a Porte St Eloi ou Porte St James.

8 mai 1945

          Cette cloche est emblématique de la ville et les Bordelais y sont très attachés, à tel point que, lorsque le roi de France voulait les punir de leur insubordination quasi chronique, il faisait enlever la cloche; pour récupérer leur cher " bourdon " les vilains Bordelais rentraient dans le rang.

          Elle fut même brisée par Henri II en punition de la révolte dite Jacquerie des Pitauds en mille cinq cent quarante huit, mais heureusement réparée, revint à Bordeaux en mille cinq cent soixante et un.

          Au Moyen-Âge, elle sonnait en cas d'incendie et donnait chaque année le signal des vendanges. Depuis deux mille seize, elle sonne six fois par an :

     * le 1er janvier

     * le 8 mai, fête de la victoire de 1945

     * le 14 juillet

     * le 28 août, date de la libération de Bordeaux en 1944

     * le 11 novembre ,date de l'armistice de 1918

     * et le premier dimanche de chaque mois à 11h

          Aujourd'hui donc, la grosse cloche va faire entendre sa voix. Même si je tends l'oreille, je ne l'entendrai pas, n'habitant plus Bordeaux depuis longtemps, et, malgré sa puissance, je doute que sa voix franchisse les dix huit kms qui nous séparent.

          Mais, en bonne bordelaise que je suis restée, cette cloche née sous Aliénor d'Aquitaine, qui, malgré ses sept mille huit cents kilos et ses deux mètres de haut, trône à quarante mètres au-dessus de la rue St James, est pour moi un superbe symbole de liberté.

8 mai 1945
8 mai 1945

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2022-05-05T04:50:00+02:00

Il n'y a pas que le Grand Canyon....

Publié par divagations-et-balades

          La plupart du temps, quand on parle de " canyon ", on pense à celui au fond duquel coule le rio Colorado en Arizona.

Il n'y a pas que le Grand Canyon....

          Maais il y en a au moins un autre, que j'ai eu le plaisir et la chance d'admirer il y a déjà si longtemps, plus petit, moins connu, mais que j'avais trouvé si beau et plein de charme, avec ses roches rougeâtres se reflétant dans un lac, d'autant plus clairement qu'il faisait un temps parfait pour les photos.

Il n'y a pas que le Grand Canyon....

          Cet endroit se nomme Oak Creek Canyon, et se situe aussi en Arizona, un de mes états préférés, entre les villes de Flagstaff au nord du canyon, et Sedona qui en est l'aboutissement au sud.

          Je me souviens de cette série de virages en épingle à cheveux, dont je ne voyais pas la fin, pour entrer, enfin, dans le canyon et le traverser jusqu'à Sedona.

          Tout le long de la route, il y avait d'énormes cactus qui semblaient ...." en vrac ", avec de jolies fleurs jaunes, mais dans lesquels il n'aurait pas fallu tomber, comme cela m'était arrivé au Maroc, et dont j'ai gardé le cuisant souvenir et les séances pour retirer les épines en me badigeonnant d'huile d'olive.

Il n'y a pas que le Grand Canyon....

          Oak Creek Canyon est situé dans la forêt nationale qui porte le nom pittoresque, (et rigolo) de Coconino.

          Ce nom est d'origine indienne, rattaché en particulier au peuple Havasupai.

          Cette forêt constitue le Comté de Coconino, un des plus vastes des Etats-Unis avec celui de San Bernardino en Californie.

          A côté des Havasupai, on trouve aussi des Indiens Hopi, et surtout des Navajos qui représentent la population indienne la plus nombreuse de ce magnifique état qu'est l'Arizona. 

Il n'y a pas que le Grand Canyon....

          Peut-être, pendant qu'on le photographie, pense t-il à ces mots de cette race fière :

                    You may take my picture                                                                                                    But that is all                                      I dare you to capture my spirit 

(     Vous pouvez prendre mon image                                                                                                                                               Mais c'est tout                                                                                                                                                   Je vous défie de capturer mon esprit) 

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2022-05-02T19:07:23+02:00

Mégalomanie !

Publié par divagations-et-balades

          Le beau soleil printanier d'hier, et une amie d'enfance, m'ont incitée à aller faire un tour à la plage. 

          Ni une, ni deux.....hop ! cap sur Arcachon ! Et là.......Ô surprise ! 

          Vous savez bien sûr que les fleurs et les papillons, ces fleurs volantes, sont emblématiques du printemps, de l'air devenu doux, des couleurs qui reviennent nous enchanter et du soleil, à nouveau triomphant.

          Mais là !!!! Je suis restée sidérée devant des fleurs géantes et blanches,

Mégalomanie !

          Mais qu'est-ce qu'il leur a pris ? Tout pourtant a l'air normal autour d'elles, les rues sont calmes,

Mégalomanie !
Mégalomanie !

          La jetée est en place, la mer ondule paisiblement,

Mégalomanie !

          Je déambule un moment le nez en l'air, tout va bien, mais......... Oh ! Mais je rêve ou bien ai-je des hallucinations ? Je n'en crois pas mes yeux..........un bouquet de papillons blancs est là, devant moi. 

Mégalomanie !

          Cette fois, aucun doute, la ville est tombée sous l'emprise d' un sorcier. Je décide de m'enfuir. Imaginez que je tombe aussi sous sa coupe, que je devienne géante et blanche, me balançant mollement, au gré de la brise marine, à jamais figée au bout d'une grande perche. 

          Adieu, vite je pars.....je cours.....je vole !!!!

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