Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

2012-12-04T09:57:00+01:00

Rideau de fer : expérience

Publié par divagations-et-balades

voyage cambodge

link  link

 

          Il paraît que je suis la championne des idées saugrenues, et à la limite, idiotes. C' est ainsi que je m' étais mise un jour dans la tête d' aller voir ce qui se passait derrière le rideau de fer. Personne ne voulant m' accompagner, j' ai " réquisitionné " ma soeur. Je ne peux pas dire qu' elle était vraiment ravie, mais, nous partageons une certaine curiosité. Déjà, à Orly, un CRS nous dit : " vous allez prendre cet avion ? Eh bien, bon courage !" . Cela tombait bien, ma soeur a peur en avion. Installation, ceintures, décollage. Elle était assise à ma gauche, près du hublot. Concession de ma part, pour l' amadouer. Je me tourne vers elle pour lui parler et, .........vois deux pieds en train de battre l' air. Son siège s' était renversé. Fou rire de ma part, récriminations de la sienne. Rien à faire tant que l' altitude de croisière n' avait pas été atteinte. Explication de l' hôtesse : " les sièges ne sont pas fixés, en cas de besoin (?), l' avion, un tupolev, peut être transformé en bombardier en moins de deux heures ". Ah bon !

Enfin Budapest. C' est la vitrine que nous avions choisie. Direction : le Hilton dont nous avons une belle vue depuis la rue qui longe le Danube.

1-Top-001-copie-2.jpg

Il est situé sur la colline de Buda, dans le quartier historique. Buda, viendrait du nom du frère d' Attila. Celui-ci aurait donné son nom à ce lieu qu' il venait de conquérir.

Nous décidons d' aller faire un tour dans ce quartier. Nous passons par de jolies rues aux maisons colorées,

1-Budapestbudacastle100-copie-1

                                                                                        (photo Wikipédia)

Noius arrivons sur une place au milieu de laquelle se dresse une statue équestre de Saint Etienne; A droite, le bastion des Pêcheurs, et à gauche, la basilique Saint Mathias.

1-Top-001-copie-3.jpg

Son toit me rappelle celui de la cathédrale de Vienne, mais ce n' est pas étonnant, si l' on pense qu' au moment de leur construction, l' empire était austro-hongrois.

1-Top-002-copie-2

Une autre promenade nous a fait franchir un beau pont : le Pont des Chaînes, datant du XIXème siècle, et dont l' entrée est gardée par deux superbes lions de pierre.

1-Top-003-copie-1.jpg

On aperçoit, sur l' autre rive du Danube, le Parlement hongrois, surmonté de sa coupole grise et verte.

Nous marchons maintenant dans Pest. Une large avenue, où ne circulent que quelques voitures, nous amène vers une place monumentale : la place du Millénium;

1-Top-004-copie-1.jpg

Au centre de ce monument, s' élève la colonne du même nom. A ses pieds, les principaux héros de l' histoire hongroise, depuis le prince magyar Arpâds jusqu' au dernier Habsbourg et le prince héritier dont l' assassinat à Sarajevo déclencha la première guerre mondiale.

1-Top-005.jpg

Nous avons vu des magasins d' alimentation misérables, où des fromages type " vache qui rit " aux boites poussiéreuses, se vendaient à la portion; des oranges de Cuba, à demi-pourries; des navets et d' affreuses pommes de terre. A côté de ceux-là, d' autres magasins rutilants, débordant de marchandises, des " Fauchon " de l' Est, avec à profusion : whisky écossais, caviar de Russie, foie gras français, ftuits exotiques magnifiques etc...... mais où les Hongrois n' avaient pas accès car on ne pouvait y payer qu' en dollars ou en marks.

J' avais lu dans un guide bleu, qu' au sud du pays se trouvait une ville pittoresque et intéressante : Pecs. J' avais loué une Golf en me disant que c' était une voiture qui pouvait être rapide, et que s' il y avait un problème, je foncerais et défoncerais la frontière autrichienne. Romanesque...........pas tant que ça. Il a fallu dire à la police où nous allions, et, sidérées, nous avons entendu le policier nous répondre qu' il fallait, je ne sais plus combien de temps pour arriver à destination, et que nous devions sans délai signaler notre arrivée à la police locale. Conséquence : pas d' arrêt touristique en cours de route. A Pecs, nous disons vouloir rester trois jours, mais en une journée, nous avions fait le tour de la ville et voulions repartir, mais...........impossible car on a refusé de nous rendre nos passeports. Nous avons du attendre le troisième jour pour filer vers le lac Balaton. En route, sur plusieurs kilomètres, nous avons longé une haute barrière de barbelés, avec, à intervalles réguliers, un mirador où s' ennuyait un soldat armé d' une mitraillette.

C' était le jour de la fête des Mères en France, et nous avons voulu téléphoner à la nôtre. Interrogatoire serré : " quel est le motif de votre appel à l' étranger ? ......Nous n' avons jamais eu l' autorisation de téléphoner, même du Hilton, une fois rentrées à Budapest.

Tout devenait très pesant, et c' est avec soulagement que nous avons pris l' avion du retour. Mais l' expérience était à faire. C' était vraiment un autre monde dont il était difficile de sortir. Comme nous a dit une hongroise avec qui nous avons pu parler , en nous cachant, et quand elle a acquis la certitude que nous n' étions pas des provocatrices de la police politique, " il n' est pas interdit d' aller à l' étranger, mais le prix du passeport équivaut à un an de salaire, alors .."

Vive la liberté !

 

 

 

Voir les commentaires

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

commentaires

rideau cuisine 05/04/2014 13:54


merci pour l'article

divagations-et-balades 05/04/2014 16:16



Avec plaisir....mais c' était vraiment une expérience à faire. J' aime bien me rendre compte par moi-même.


Merci de votre visite.
Bonne journée



mamichou 05/12/2012 07:55


Coimme toujours, j'apprécie tout ce que tu nous fais découvrir, et j'aime tout autant tes petits commentaires personnels ou comme ici le récit de tes "exploits" !


Quand commences-tu l'écriture d'un livre (roman, autobiographie ou je ne sais quoi d'autre ?

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog