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2017-09-04T18:45:37+02:00

C'est la rentrée !!!

Publié par divagations-et-balades

          Puissance évocatrice des images !!! Avec cette photo d'écoliers sur le chemin de l'école, extraite des archives du journal Sud-Ouest, reviennent le son de la cloche, l'odeur de l'encre violette, celle de la craie, et......les hurlements organisés des camarades, faisant mine d'être terrorisés et grimpant sur les bancs, quand j'avais emmené en classe et lâché en plein cours, une souris mécanique. Même la prof était restée prudemment sur son estrade, avant de comprendre et de se déchaîner contre moi sans la moindre hésitation.

archives Sud-Ouest

archives Sud-Ouest

          Comme cette petite fille, j'ai porté ce genre de robe avec des manches ballon. Et ce petit garçon qui lui tient la main, me rappelle ma cruauté envers un autre qui lui ressemblait, qui aurait bien aimé faire pareil, mais dont je me moquais en l'appelant Nimbus.

          Les rues par lesquelles je passais étaient goudronnées, et au moins de juin, il faisait souvent si chaud que le goudron fondait sur la chaussée, et c'était à mon grand bonheur car j'adorais le goût du goudron, alors je faisais traîner mon doigt dedans et je le suçais. Immunité ! Immunité !

          Cette voiture au premier plan, une 4CV Renault, a été ma première voiture. C'était celle de la bonne et elle voulait la vendre. Je me souviens que j'avais exercé des talents dignes d'une avocate pour convaincre mon père que cette voiture m'était indispensable. Les vacances suivantes, deux amies et moi avions décidé d'aller au Maroc via l'Espagne. Ma vaillante 4CV perdait déjà quelques boulons à moins de cinquante kilomètres de Bordeaux.

          En plus, j'avais oublié mes lunettes, et dans la Sierra Nevada, celle qui était à l'avant à côté de moi, faisait le co-pilote et me disait : " Attention, virage à 25m, à 15m, à 5m....". Et on riait comme des folles.

          Et le soir, après la classe, accompagnée de mon amie d'éternité, on s'amusait à sonner aux portes, histoire de se détendre, ou plaisir de faire des bêtises. Quand la porte s'ouvrait, je disais bien poliment : " Bonsoir Madame, je voudrais parler à Jeannot s'il vous plait ! ". La plupart du temps, pas dupe, la dame nous menaçait d'aller nous signaler à l'école. Mais un jour : " oui, il est là, je l'appelle ", alors nous avons déguerpi à toute allure.

          Je croyais ce temps un peu oublié, mais cette photo a ramené plein de souvenirs à la surface; et je me demande si je ne gâtifie pas un peu en les exhumant. Mais quoi ! J' ai le droit d'être gâteuse moi aussi ! D'ailleurs....tout le monde a le droit de l'être.........de temps en temps, en paraphrasant la Maud de Harold.

Allez, à bientôt......au XXIème siècle !

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2017-09-04T05:14:00+02:00

La méditation du lundi - 04/09/17

Publié par divagations-et-balades

          Pour une fois, je fais appel à un jeune philosophe contemporain pour lui emprunter la pensée méditative du jour.

            Il s'agit de François-Xavier Bellamy, professeur agrégé de philosophie et, accessoirement, homme politique.

Wikipedia

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          Jeune, puisque né en mille neuf cent quatre vingt cinq, il est capable de réflexion digne d'un plus âgé, donc, théoriquement, plus sage.

          Bien que n'appartenant à aucun parti politique, il est sollicité pour se présenter aux élections municipales de deux mille huit, sur une liste divers droite à Versailles. Cette liste étant élue, il devient le plus jeune adjoint au maire d'une grande ville de France.

          Il s'y montre très actif puisque, chargé de la jeunesse et de l'enseignement supérieur, il crée les " Vendredi du rock ", un forum pour l' emploi des jeunes, " l'Atelier " un club de travail et culturel, et un autre forum : " 24h pour l'emploi " qui permet la signature de trois cent vingt neuf contrats de travail entre deux mille onze et deux mille treize. Il a aussi été chargé des études et de la rédaction des discours de Rachida Dati, quand elle était ministre de la Justice.

          F-X Bellamy a écrit trois livres :

               * "Les déshérités ou l'urgence de transmettre" en deux mille quatorze

               * "Les plus beaux discours à la jeunesse" en janvier deux mille seize

               * "Eduquer avec Rousseau, SOS Education" en juin deux mille seize

          Il intervient régulièrement dans les médias, presse audiovisuelle, (RTL, Europe1, France Culture, Arte...) et surtout presse écrite où il publie tribunes et entretiens, (Valeurs Actuelles, le Monde, le Figaro..), et il a débattu avec Michel Onfray, Luc Ferry, Ph. de Villiers, J.L. Bourlange).

          Voici la phrase que je livre aujourd'hui à la méditation :

          " Combien de temps encore conserverons-nous la mémoire de l'importance de ce qui a été perdu ? ".

(Ceci concerne au premier chef le désastre de notre Education Nationale. 140000 élèves sortent chaque année de l'école sans connaissances ni bagage. C'est quatre fois plus qu'il y a vingt ans. Une de mes patientes, professeur de Lettres me disait il y a guère, que les élèves de terminale actuels seraient incapables de passer le brevet d'il y a vingt ans, et même pas le certificat d'études de nos parents et grands-parents !!! Le nouveau ministre a l'air d'avoir compris le problème. Souhaitons-le !)

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2017-09-02T16:34:09+02:00

La créature qui étouffait les rêveurs - 2

Publié par divagations-et-balades

          Pause fraîcheur terminée, nous voilà prêtes à repartir dans la touffeur de Gensac. Moi, j'aime ça, mais la Parisienne qui m'accompagne aujourd'hui n'apprécie pas trop, et me regarde un peu de travers en me voyant caracoler.

          Frappés de torpeur, les habitants boudent toujours les ruelles qui sont désespérément désertes.

La créature qui étouffait les rêveurs - 2

          Nous apercevons le clocher de l'église, reconstruite au XIXème siècle, et qui cache sous elle, dans une grotte profonde, une créature aussi maléfique que fantastique.

          On l'appelle la Chausse Bielhe, et j'ignore la signification de ce nom. Il s'agit d'une bête mythique qui hanterait les souterrains qui s'étendent sous l'église, et qui aurait la sale manie d'aller s'asseoir sur la poitrine des dormeurs et de les étouffer pendant leurs rêves.

          Mais que veut'elle étouffer exactement ? Les dormeurs ? Ou les rêves ?

          Peut-être vaut'il mieux ne pas trop s'attarder devant cette église, qui est, comme de plus en plus souvent, fermée. Mais que font donc les Chrétiens ? D. est'il mort en France ? La spiritualité est'elle devenue ringarde ? Il me semblait pourtant que de tout temps, l'Homme avait aspiré à la transcendance ! Ce n'est plus vrai alors ? N'y a t'il pas un peu d'arrogance dans tout ça ? Aurait'on acquis un complexe de supériorité face à la nature qui, pourtant, quoi que l'on dise et quoi que l'on fasse, sera toujours plus forte que nous.

          Voilà que, même fermée, même si elle n'est pas mon lieu de culte habituel, l'église, comme la synagogue ou la mosquée, engendre la méditation métaphysique.

          Face à l'église, de l'autre côté de la placette, une belle demeure flanquée d'une tour ronde assez rébarbative.

La créature qui étouffait les rêveurs - 2

          Nous continuons notre chemin dans ces rues tranquilles; parfois, un étroit passage plonge vers la vallée.

La créature qui étouffait les rêveurs - 2

          On devait voir venir les ennemis d'assez loin. Ils furent nombreux, et le territoire de Gensac passa entre différentes mains depuis que le village n'était qu'un castrum médiéval dominé par le seigneur du lieu : Raymond de Gensac. Sa lignée régna de l'époque féodale jusqu'en mille cent vingt. Puis il y eut Elie Rudel, fils de Marguerite de Turenne; Les terres passèrent plus tard de Bernard d'Albret au roi de France Charles VI, puis à Isabeau de Pons.

          Et les Anglais arrivèrent à leur tour et mirent le siège devant Gensac qu'ils prirent le huit juillet mille quatre cent cinquante trois. Un peu plus de cent ans plus tard, le Sire de Montluc reprit le village. Mais les gens de Gensac, soutenus par la noblesse locale, étaient des rebelles et ne voulaient pas se soumettre au roi de France.

          Alors, à la fin de l'an de grâce mille six cent vingt et un, le Chevalier de Pardaillan s'obstinant à vouloir imposer la fidélité au roi de France, le Chevalier de Savignac d'Eynesse se rebella de nouveau. Accompagné de quelques mousquetaires, il défenestra le têtu par la fenêtre de sa propre chambre.

          On ne plaisantait pas à Gensac !

          Continuant notre exploration, un porche attira ma curiosité et je résolus d'aller voir ce qu'il y avait au-delà.

La créature qui étouffait les rêveurs - 2

          En tournant à gauche, je tombais sur une courette secrète.

          Ce village est petit et on en fait assez vite le tour. il y avait des choses intéressantes à voir : la maison du boulanger où l'on aurait pu voir comment vivaient les gens au XIXème siècle, l'atelier du dernier courtepointier de France........Hélas ! Tout était fermé.

          Alors nous sommes revenues vers la place et la rue où la voiture nous attendait, enfin, en principe !

          Un dernier regard en arrière, 

La créature qui étouffait les rêveurs - 2

          Et nous voilà parties. Au-revoir Gensac !

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2017-08-31T05:24:00+02:00

la créature qui étouffait les rêveurs - 1

Publié par divagations-et-balades

          Il est aux confins de la Gironde et du Périgord, un petit village à l'aspect riant, juché sur un promontoire surplombant un vaste paysage, au creux duquel, cent mètres plus bas, se cache une petite rivière : la Durèze.

          Ce village classé village ancien, se nomme Gensac.

la créature qui étouffait les rêveurs - 1

          Après avoir garé la voiture, nous partons en vadrouille dans le village. Il est désert, figé dans une sorte de torpeur immobile, et je pense que les trente sept degrés de cette journée ont du endormir les habitants.

          Au bout de la rue, nous débouchons sur une place, face à une belle maison à colombages.

la créature qui étouffait les rêveurs - 1

          Tout prés, trois belles maisons anciennes, curieusement édifiées en tailles décroissantes. Elles nous ramènent à l'époque médiévale. 

la créature qui étouffait les rêveurs - 1

          Ce village en a les vieilles demeures,

la créature qui étouffait les rêveurs - 1
la créature qui étouffait les rêveurs - 1
la créature qui étouffait les rêveurs - 1

          Les ruelles aux noms surannés dont celle-ci qui sent la taverne toute proche où les manants allaient se désaltérer,

la créature qui étouffait les rêveurs - 1

          A ce propos, si nous faisions une pause hydratation !!! Equipées de nos bouteilles d'eau, nous allons nous installer....au jardin public.

la créature qui étouffait les rêveurs - 1

         A plus tard pour la fin de la visite, et peut-être la rencontre d' une maléfique créature !!!

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2017-08-29T09:48:01+02:00

L'ancien monde

Publié par divagations-et-balades

          J'ai connu un temps " avant la télé " où l'on pouvait jouer dans la rue. J'avais un alter ego; nous nous sommes connues dès que nous avons su marcher et commencé à nous battre. Elle est ma plus ancienne amie, une amie d'éternité. Nous ne nous battons plus, mais, je ne suis pas sûre que, par moment, on ne le regrette pas !

          Nous avons le même prénom, et nous avions décrété que nos mères avaient la même voix, ce qui fait que lorsque l'une d'elle appelait, on ne répondait pas arguant que nous ne savions pas de laquelle il s'agissait. Quand on voyait l'une d'elle, et parfois les deux, arriver au pas de charge, on actionnait nos jambes à toute allure espérant échapper à la vindicte. Ô Illusion !

          Mon amie aurait été une enfant sage si......elle ne m'avait pas connue. Il ne se passait pas un jour sans que j'invente au moins une bêtise, et elle me suivait toujours avec un enthousiasme certain.

          Elle avait une cousine de notre âge, un peu nunuche, que nous martyrisions sans remords, et une grand-mère qui a réussi à résister à la folie, devant l'ampleur de nos sottises. On écumait le quartier à la recherche de deux garçons avec qui on s'est flanqué des raclées mémorables.

          C'était le bon temps, et comme je l'ai dit, on pouvait jouer dans la rue; ceci ne plaisait guère à mes parents, mais....à moins de m'enfermer !!!

          C'est en voyant des photos anciennes dans le journal Sud-Ouest que ce monde disparu a remonté à la surface de ma mémoire avec tout un cortège.

          C'était un monde où l'on prenait son temps, on savait s'arrêter pour faire une pause " copains et tchatche " , comme ces traminots sur les quais en mille neuf cent cinquante huit.

photo archives Sud-Ouest

photo archives Sud-Ouest

          Ces trams, rouges et blancs, (ou jaunes ?), avaient une bouille sympa, et des portes qui s'ouvraient en accordéon, et on se tenait sur la marchepied un peu avant l'arrêt, et c'est comme ça que, sans le faire exprès je le jure, j'ai fait un croche-pied à une dame et....tout le tram m'a agonie d'injures.

          Le soir, pas de télé évidemment, on sortait les chaises sur les trottoirs, les parents discutaient avec les voisins pendant que d'autres jouaient aux cartes......au milieu de la rue.

archives Sud-Ouest

archives Sud-Ouest

          Et quand je vois dans le journal que cette rue est la rue Ste Catherine, la rue la plus commerçante de Bordeaux, où déferle chaque jour une foule innombrable.........oui mais.........nous sommes en mille neuf cent quarante neuf !!!

          C'était l'ancien monde, comme dit sans trop savoir de quoi il parle notre fringant président !

A suivre !

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2017-08-27T05:34:00+02:00

La pensée du dimanche - 27/08/17

Publié par divagations-et-balades

          Qui aurait pu penser que cet homme jeune, à l'air doux et bénin, presque timide,

Wikipedia

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 deviendrait ce vieillard malicieux, riant sans doute d' une vie d'irrévérence, ayant pris tant de plaisir à " mordre, piquer, flanquer par terre ", mais toujours en riant.

Wikipedia

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          Il est là, près du terme de sa vie, en mille neuf cent cinquante six, et je pense qu'il rit des bonnes blagues qu'il a du faire au long de ces quatre vingt quatre années. Enfin, à condition qu'il ait commencé au berceau !!!

          Il était né en mille huit cent soixante douze, et si je l'en crois, sous le signe d'une certaine liberté, car il parle " d'une mère un peu catin qui l'a laissé tranquille dès sa naissance, et d'un père plein de succès de femmes et qui ne s'occupait pas de lui ".

          Est-ce de cette jeunesse abandonnée qu'il tenait son sens de l'ironie ?

          Je pense qu'il en a pris aussi un certain égoïsme, car il était uniquement préoccupé de lui-même. Mais après tout, comment ne pas le comprendre ?

          Il était un être libre qui disait sans précaution, d' un ton souvent moqueur, et avec une franchise assez abrupte, tout ce qu'il pensait.

          Il vivait en solitaire, dans une grande bâtisse assez délabrée, au milieu d' un parc laissé en friche, avec les trois cents chats, les cent vingt cinq chiens qu'il avait recueillis, et la guenon, Guenette qui s'était égarée là.

          J'ai hésité entre deux phrases de Paul Léautaud, et je ne suis pas arrivée à trancher.

          Ce vieux polisson m'a rendue moi-même irrévérencieuse, et je vais citer la pensée qui m'aurait valu une punition si j'avais dit ça devant mes parents au temps de ma jeunesse indisciplinée. Mais je vais aussi citer l'autre, la phrase ultime dite juste avant sa mort, et qui laisse penser qu'il était peut-être de mauvaise humeur. Mais qui serait de bonne humeur à ce moment-là ?

          Allez, je me lance :

         " Le rôle des jeunes est de tirer les pieds des vieux cons pendant leur sommeil ".

      " Maintenant, foutez-moi la paix ".

N'allez pas croire que je reprends cette dernière à mon compte !!!!

Tenez, je vous offre une fleur de mon jardin.

La pensée du dimanche - 27/08/17

Bon dimanche !

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2017-08-24T14:49:21+02:00

Le lac Bleu - Chapître 2

Publié par divagations-et-balades

          La dame faisait du pastel. Nous en avons discuté un petit moment, puis, je la laissais à son plaisir et poursuivis le mien, en reprenant le sentier qui perdait un peu le lac pour s'avancer plus avant dans la forêt.    

Le lac Bleu - Chapître 2

          Mais très vite il s'en rapprochait, incapable de l'abandonner plus longtemps.

Le lac Bleu - Chapître 2

          Puis, semblant tournicoter sur lui-même comme pour mieux nous embrouiller, il s'en éloignait de nouveau;

Le lac Bleu - Chapître 2

          Pour vite y revenir et nous en montrer les multiples visages.

Le lac Bleu - Chapître 2

         Parfois s'approchant avec témérité du bord de la dune au risque d'en dévaler la pente.

Le lac Bleu - Chapître 2

          Je soupçonne ce lac de vouloir faire perdre la tête aux poètes, en les enivrant de couleur et d'harmonie.

Le lac Bleu - Chapître 2

          Je me rends compte soudain que ce lieu est en train de m'ensorceler. Il me faut prendre garde, car, je suis de plus en plus persuadée que quelque Loreleï girondine se cache dans un quelque part très proche.

          Alors je m'éloigne doucement de la forêt, et gagne la petite plage sableuse éclaboussée par un soleil qui chasse les légendes.

Le lac Bleu - Chapître 2

          Un vieux ponton à moitié démoli m'intrigue. A quoi, ou à qui, servait' il ? Peut-être à des chasseurs de canards, car je doute que l'on navigue beaucoup sur ce lac à la géographie un peu biscornue.

Le lac Bleu - Chapître 2
Le lac Bleu - Chapître 2

          Me voilà revenue à mon point de départ. Je vais quitter cet endroit où le lac et la forêt semblent jouer un jeu de séduction amoureuse.

          Pour un peu, je croirais que des elfes sont en train de balayer le ciel pour un dernier tour de magie. 

Le lac Bleu - Chapître 2

          Ou bien, qui sait ? essuyant ses larmes de me voir quitter ce lieu enchanté !

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2017-08-22T13:19:34+02:00

Le lac Bleu - Chapître 1

Publié par divagations-et-balades

          Enchâssé dans son écrin de forêt, je l'ai vu ce jour-là, surtout vert et bleu, et je me suis demandée si je n'étais pas atteinte soudain, d'une déformation de ma vision des couleurs.

Le lac Bleu - Chapître 1
Le lac Bleu - Chapître 1

          Ce lac se trouve dans un de ces lieux privilégiés de la région bordelaise, où il semble qu'aucune violence du temps ne puisse nous atteindre.

          L'endroit est si paisible et sauvage que deux jeunes garçons n'ont pas craint d'y installer leur tente pour la nuit, afin de s'y adonner à l'activité tout aussi paisible de la pêche.

Le lac Bleu - Chapître 1

          Ils me faisaient figure d'amateur avec leur grosse épuisette, et j'étais assez dubitative quant au résultat.

Le lac Bleu - Chapître 1

          J'avais tort, car un gros poisson était tombé dans le piège;

Le lac Bleu - Chapître 1

         Un sentier permettait de faire le tour du lac, tantôt s'en éloignant,

Le lac Bleu - Chapître 1

          Tantôt offrant sur lui une vue toujours différente.

         Lac d'émeraude,

Le lac Bleu - Chapître 1

          Ou lac givré d'argent.

Le lac Bleu - Chapître 1

          Des petits îlots de sable étaient jetés, ça et là.

Le lac Bleu - Chapître 1
Le lac Bleu - Chapître 1

          Peut-être pour le bonheur des caractères contemplatifs.

          Mais cet endroit a l'air aussi d'inspirer les peintres amateurs. J'aperçois une dame, en contrebas, en train de dessiner. Je descends un moment bavarder avec elle.

A plus tard !!!

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2017-08-20T08:24:57+02:00

La pensée du dimanche - 20/08/17

Publié par divagations-et-balades

          Depuis pas mal de temps je ne suis pas contente de la presse française, qu'elle soit écrite ou télévisuelle.Je cherchais une pensée plus autorisée que la mienne pour l'exprimer, et, comme chaque fois, le hasard diront certains, D. incognito disait Einstein, viendront me l'apporter sur un plateau.

          Aujourd'hui, c'est Ernst Jünger, né à Heidelberg en mille huit cent quatre vingt quinze, décédé cent trois ans plus tard à Riedlingen, qui a émis la pensée que je fais mienne pour ce jour.

La pensée du dimanche -  20/08/17

          Qui était ce Jünger ? Avant tout un grand témoin de l' histoire européenne du XXème siècle. Allemand, nul n'est parfait, mais, circonstance atténuante, ayant abandonné la vie politique quand les nazis ont pris le pouvoir. Il a cependant fait partie de l'administration militaire d'occupation de Paris à partir de mille neuf cent quarante et un.

          Francophile et francophone, il a été très controversé dans son pays après la Seconde Guerre Mondiale. En France, il est connu pour son oeuvre littéraire, grâce aux Editions de la Pléiade.

          Finalement reconnu dans son pays, il a reçu le prix Goethe pour l'ensemble de son oeuvre en mille neuf cent quatre vingt deux.

          Alors voilà cette phrase qui m'a été " offerte " :

          " La presse est une ferraillante batterie de marteaux qui nous met la cervelle en miettes à coup de slogans, standardise et prolétarise la pensée ".

A plus tard !

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2017-08-18T14:21:34+02:00

Il n'y a pas que la plage.....

Publié par divagations-et-balades

          ......Au lac de Bordeaux, bien qu'elle connaisse un grand succès, même auprès des nombreux touristes qui visitent la ville. eau à vingt six degrés, aménagements de loisirs gratuits pour tous......Quand on n'a pas beaucoup de temps, entre midi et quatorze heures par exemple; que l'on habite en ville et que l'envie vous arrive de prendre un bain de soleil ou de piquer une tête, le lac est une bonne alternative à l'océan.

Il n'y a pas que la plage.....

          Mais le lac a d'autres attraits;il y a la rive d'en face, laissée aux pêcheurs et aux promeneurs romantiques.

          On gare la voiture, on traverse la route en courant et en slalomant entre les voitures, (en se faisant klaxonner et même......insulter), on saute le fossé si on a la flemme d'aller prendre l'allée d'accès, et voilà, on entre dans le bois, et le lac, mince lame bleue, se profile à l'horizon proche.

Il n'y a pas que la plage.....

          Le sentier mène directement au bord, face à la rive civilisée où se dressent les immeubles du nouveau quartier écolo.

Il n'y a pas que la plage.....

          Mais en obliquant vers la gauche, la nature triomphe et la promenade devient bucolique.

Il n'y a pas que la plage.....

          Et soudain, le lac s'inscrit à nouveau dans le paysage.

Il n'y a pas que la plage.....

          Tiens ! tiens ! On dirait que j'ai débusqué un campeur solitaire, trahi par le bleu de sa tente sur le vert des arbres.

Il n'y a pas que la plage.....

          Aujourd'hui, il n'y a pas un souffle d'air, aussi, les voiliers, qui d'autres jours sillonnent paresseusement le lac, sont restés au mouillage, là-bas, au centre nautique.

Il n'y a pas que la plage.....

          Pas une ridule non plus sur le lac dans lequel se dilue le bleu du ciel, et se noient les nuages trompés par ce calme apparent.

Il n'y a pas que la plage.....

          Le sentier, en serpentant, m'éloigne encore du lac;

Il n'y a pas que la plage.....

          On a bivouaqué ici, me semble t' il !

Il n'y a pas que la plage.....

          Ceux-là, sont' ils responsables de ce brasier mort ?

Il n'y a pas que la plage.....

          Allez, il est temps que je rentre chez moi. Je prends un autre sentier, bien agréable aussi.

Il n'y a pas que la plage.....

          Avant de tenter à nouveau la traversée périlleuse de la route, je me retourne pour admirer l'athlète qui fait des tractions en solitaire, et qui, de dos, ressemble à mon frère : même montre au poignet...........même " plage " au sommet du crâne. Si jamais il apprend ce que je viens d'écrire !!!!

Il n'y a pas que la plage.....

          J' arrête, je vais me cacher !!!

A bientôt !

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