Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

2013-09-18T13:58:00+02:00

Un morceau de Niniche ?

Publié par divagations-et-balades

 

 

          Il y a des lunes, un de mes meilleurs amis de fac, m' avait emmenée diner chez des amis à lui, qui avaient, paraît' il, envie de me connaître.

          J' en garde le souvenir d' une agréable soirée, et d' un dessert, concocté par notre hôtesse, que j' avais trouvé si succulent, que je lui en avais demandé la recette.

          Elle me l' avait fort gentiment donnée, et aujourd'hui, j' ai envie de la partager avec tous ceux qui me font l' amitié de venir se balader sur mon blog. Je suis sûre que, parmi eux, il y a des gourmands.

          La voici donc : c' est la....

                                                     NINICHE BORDELAISE

 

Pour 6 personnes 

Préparation : 20 mn

Cuisson       : 40 mn

 

Ingrédients :

 6 oeufs

125g de beurre

250g de sucre en poudre

300g de chocolat noir

2 cuillères à soupe de farine

2 cuillères à soupe de café

 

Préparation :

 Fondre le chocolat sur le feu dans du café. Ajouter le sucre et le beurre ramolli.

Laisser refroidir et ajouter les jaunes d' oeufs.

Battre les blancs en neige très ferme et les ajouter.

Mettre la préparation dans un moule bien beurré.

Enfourner, thermostat 6 ou 250°, pendant 25 à 40 minutes.

Vérifier la cuisson au couteau.

 

Conseil :

 Le gâteau doit rester très moelleux.

 

          Faire ce gâteau est pour moi un moment d' émotion, car, du petit groupe que nous étions ce soir-là, je suis l' unique survivante. Les trois autres, comme la plupart de mes amis, sont morts prématurément. Heureusement, il me reste mes amis d' enfance.

          Je connaissais Jean-Marie, celui qui m' avait amenée chez ses amis, depuis un stage hospitalier, en première année de médecine. Avec un autre copain, connu lui, depuis nos quatorze ou quinze ans, sur le bateau qui nous emmenaient en Angleterre, et retrouvé à, la fac, nous formions un redoutable trio, qui passait beaucoup de temps à rigoler de tout et de rien. Ils avaient la fâcheuse habitude de voler les flacons d' éther sur le chariot des infirmières, et de me les vider dans le dos, ce qui avait fait dire au patron, qui nous avait à l' oeil, " qu' avez-vous donc à onduler comme une digitale dans le vent ? ". Je savais très bien me venger.

          Mais chut ! Je vous laisse face à face avec la Niniche, et j' espère, qu' en bonne bordelaise, elle saura délecter vos papilles. 

1-IMG 4379

                ( L' ancienne fac : " la mienne ", avec en face, la terrasse d' Auguste ) Flash Back                                                                                               

                               

      

Voir les commentaires

2013-09-17T11:01:00+02:00

....D' un phare perchée....

Publié par divagations-et-balades

 

 

          Me voilà donc sur la plateforme qui tourne autour du lanternon. Je suis quand même grimpée tout en haut. Sans modestie, je m' applaudis, et je savoure, car d' ici, on a une vue fabuleuse.

          Le regard s' envole vers l' horizon lointain, en jetant au passage un coup d' oeil curieux vers un nouvel îlot en train de se former.

1-IMG_9422.JPG

          Il est déjà à fleur de surface, et les vagues viennent buter sur lui, en créant un friselis d' écume blanche.

          D' un autre côté, la marée descendante, telle une magicienne, fait apparaître, en les éparpillant, des mini morceaux de Sahara.

1-IMG_9419.JPG

          Là-bas, la côte girondine apparait à travers l' objectif de mon appareil. Est-ce notre bateau, ou un autre, bloqué comme lui par les bancs de sable, attendant le retour de ses passagers ?

1-IMG_9418.JPG

          Le zoom rapproche de la plage bordée de dunes où vient finir l' immense forêt qui couvre les Landes et la Gironde. Paradis des adeptes du parapente.

1-IMG_9423.JPG

          En me penchant, je vois le peyrat qui nous a fait si mal aux pieds, et qu' il va nous falloir à nouveau emprunter pour rejoindre la barge. J' entends déjà mes pieds protester et m' accuser : que n' as-tu appris à voler !

1-IMG_9425.JPG

          Allez ! Il faut penser à redescendre. On va bientôt nous appeler pour rejoindre la terre ferme. Je fais une halte rapide à chaque fenêtre pour jouir encore de la vue.

          Comme la mer devient claire quand il n' y a plus beaucoup de fond et que le soleil est bien placé !

1-IMG_9426.JPG

          Je suis à la traîne. Je commence à dévaler l' escalier, quand, soudain, l' aubaine s' offre à moi : la chapelle est presque déserte, et je vais pouvoir en prendre une meilleure photo. Celà vaut bien une minute de retard, quitte à se faire houspiller un peu ! D' ailleurs, je ne serai pas la seule !

1-IMG_9436.JPG

          Et voilà, la balade est quasiment finie. Il reste le plaisir du retour. Le mal aux pieds, le ballet des mouettes, qui, fatiguées sans doute, se reposent sur une terre éphémère,1-IMG_9633.JPG

          L' océan, qui se teinte d' argent à mesure que le soleil se prépare à son plongeon quotidien,

1-IMG_9622.JPG

          Le phare, qui pose en majesté, dans le contre-jour,

1-IMG_9630.JPG

          Qui s' estompe de plus en plus, et finit par disparaître de l' horizon d' une mer aux larges coulées d' argent.

1-IMG_9644.JPG          La balade est terminée. Nous avons rallié le port du Verdon. Les souvenirs commencent à se bousculer pour prendre leurs places. Lequel sera le meilleur ?


Voir les commentaires

2013-09-16T18:26:00+02:00

Objectif : 301

Publié par divagations-et-balades

 

 

          Ce nombre est celui des marches permettant d' atteindre le sommet du phare de Cordouan.

          A combien en suis-je quand j' atteins cette " salle des Girondins " ? ( en hommage à ceux qui représentaient la région à l' Assemblée Législative, après la Révolution ). Cette salle est la première de la tour élevée par Joseph Teulère au temps de Louis XVI.

          C' est celle d' où part l' escalier monumental voulu par l' architecte. Hop ! tout le monde est monté, vite, une photo sans gêneur,

1-Top-001.jpg

          Et j' admire le sol pavé de mosaïques de marbre.

          Cette salle mérite qu' on lève les yeux. Cet escalier, en forme de voûte sur sa périphérie, afin d' en assurer la rigidité, rencontre les planchers aux différents niveaux supérieurs, et, cette rencontre engendre une structure en forme de coeur.

1-IMG_9402.JPG

          L' ascension est facile par un tel escalier, et j' arrive au quatrième étage, ou salle du contrepoids.

1-IMG_9412.JPG

          Je suis fascinée par l' enroulement impeccable de la corde.

1-IMG_9411.JPG

          De la hauteur où je suis maintenant, je vois bien le pavage de carreaux de lais et de marbre noir.

1-IMG_9433.JPG

          Après avoir passé la salle du matériel, au cinquième étage, on arrive à la " chambre de quart " ou " salle de veille ". Il s' agit d' une petite pièce ronde, comportant un bureau et deux lits en alcôve épousant sa rotondité.

1-IMG_9414.JPG

          Son plafond de chêne est d' un magniifique et chaud ton de brun, assorti aux boiseries.

1-IMG_9415.JPG

          Encore quelques marches, et me voici à la lanterne !!!

1-IMG_9416.JPG

          En séquence blanche, sa portée est de quarante kilomètres. Il n' en a pas toujours été ainsi. Mais, au fil des siècles, la lanterne a bénéficié des progrès de la science.

          En mille six cent onze, on brûlait un mélange de poix, de bois et de goudron. Ce combustible sera remplacé, environ cinquante ans plus tard, par du blanc de baleine.

          Puis, en mille sept cent quatre vingt deux, c' est un réchaud à charbon de terre qui servira de lanterne. Sa manipulation fut une vraie galère pour les gardiens.

          En mille sept cent quatre vingt dix, Teulère fit installer un feu tournant, constitué de plusieurs lampes brûlant un mélange d' huile de baleine, d' huile d' olive et d' huile de colza. Presque diététique !!!

          Et vint Fresnel, qui inventa la lentille qui éclaire aujourd'hui tous les phares du monde.

          En mille neuf cent quarante, l' optique du phare a été démontée et cachée dans une grotte de Charente Maritime, pour la soustraire aux mains de l' ennemi.

          Enfin en mille neuf cent quarante huit, le phare est électrifié. Il est équipé d' une ampoule de six mille watts et le rythme de rotation est assuré par un écran tournant sur un bain de mercure.

          Avant de redescendre, je vais rester un peu pour profiter du spectacle de l' infini du ciel et de la mer.

A plus tard !


Voir les commentaires

2013-09-15T08:35:00+02:00

Notre Dame de Cordouan

Publié par divagations-et-balades

 

 

          Le second étage du phare de Cordouan, en est la partie la plus insolite : la chapelle. Sa forme circulaire épouse celle de la tour.

1-IMG_9392-copie-1.JPG

          Au-dessus de la porte d' entrée dans la chapelle, un fronton supporte une plaque de marbre avec une inscription latine qui rappelle les restaurations de mille six cent soixante cinq et mille sept cent vingt sept.1-IMG_9391-copie-1.JPG          Au-dessous, un buste de Louis de Foix, et la plaque commémorative de la restauration faite sous Louis XV.

1-IMG_9388.JPG

          Le sol est recouvert de marbre noir et gris,

1-IMG_9397.JPG

          Le plafond est une coupole à caissons où domine le bleu.

1-IMG_9385.JPG

1-IMG_9390.JPG

          Les parois sont décorées de pilastres corinthiens et de très élégantes sculptures.

1-IMG_9396.JPG

          Cinq niches sont creusées dans l' épaisseur des murs; celle qui est orientée à l' est, contient un autel de marbre blanc datant de mille huit cent cinquante cinq.

1-IMG_9395.JPG

          Des écussons royaux, entourés du collier de Saint Michel et surmontés de couronnes, se trouvent au-dessus des niches. Ils sont encadrés de guirlandes de fleurs et de fruits.

1-IMG_9394.JPG

1-IMG_9393.JPG

          Certains présentent des masques, tenant les guirlandes dans la bouche.

1-Top           Jusqu' à la fin du XVIIIème siècle, un moine récollet de Royan, venait dire la messe tous les dimanches et jours de fête religieuse. Bien sûr, si l' océan et les vents le permettaient.

          A la Révolution, la chapelle a été désacralisée. Remise au Clergé à la fin du XIXème siècle, elle fait l' objet aujourd'hui, et depuis mille neuf cent quatre vingt dix sept, d' un pélerinage qui a lieu tous les ans en juillet.

          A l' étage au-dessus, se trouve la salle dite " des Girondins ". En y montant, j' ai eu une belle image de la chapelle vue d' en haut.

1-IMG_9404.JPG

A suivre !!!

         

Voir les commentaires

2013-09-13T09:05:00+02:00

Le géant de l' estuaire (3ème ptie)

Publié par divagations-et-balades

 

 

          Après avoir admiré l' extérieur, nous entrons dans ce palais des mers. Dès l' entrée, face à nous, l' accès à l' escalier, surmonté d' une sculpture figurant des animaux fantastiques, et d' une plaque rappelant les travaux de restauration accomplis sous Napoléon III.

1-IMG_9362.JPG

         Sous cette salle existe une cave voûtée, dans laquelle se trouvent les réservoirs de décantation de l' eau douce. On peut y descendre par des escaliers à vis dont les portes d' accès sont également surmontées de belles sculptures.

1-IMG_9364.JPG

1-IMG_9363.JPG

          L' eau douce était récupérée par deux fontaines identiques, situées de part et d' autre de l' entrée, et figurant des têtes de lion sculptées dans le bronze.

1-IMG_9367.JPG

          Aux quatre angles de cette pièce, des portes ouvrent sur des cagibis, qui étaient les chambres des gardiens jusqu' en mille sept cent quatre vingt dix.

1-IMG_9370.JPG

          Devant nous, l' escalier que nous allons emprunter. Les visiteurs s' y engouffrent, impatients d' accéder à la chambre du roi, au premier étage.

1-IMG_9371.JPG

          Contrairement à d' autres phares que j' ai eu l' occasion de visiter, phare du Cap Ferret, phare des Baleines dans l' île de Ré, où les escaliers sont sans fin, collés à la paroi, et plutôt étroits, celui-ci est de style monumental, avec des paliers permettant de souffler, et d' admirer l' infini de l' océan.

          Naïvement, je pensais voir une pièce somptueusement meublée, de style Louis XIV, puisque c' est à la restauration effectuée sous son règne que la chambre doit son nom. Mais elle est vide !!! Ce surnom de " Versailles de la mer " avait fouetté mon imagination.

          C' est quand même une pièce magnifique, carrée, voûtée. Aux points cardinaux, il y a des cabinets pourvus de niches, encadrées de pilastres ioniques.

1-IMG_9375.JPG

          On peut y lire trois lettres entrelacées : L - M - T, pour Louis et Marie-Thérèse.

1-IMG_9383.JPG

          Deux cheminées, dont l' une est factice, encadrent la porte donnant sur l' escalier.

1-IMG_9376.JPG

          Les bustes des quatre directeurs principaux des Phares et Balises, ornent cette pièce, entre autres, celui de Fresnel, cousin de Prosper Mérimée, inventeur de la lentille à échelon portant son nom, utilisée pour accroître le pouvoir d' éclairage des phares maritimes. ( et celui des phares de nos voitures, ou des projecteurs de cinéma).

1-IMG_9374.JPG

          Nous allons maintenant reprendre notre ascension vers le deuxième étage, et la partie la plus remarquable de l' ancien édifice : la chapelle.

1-IMG_9378.JPG          Mais, ce sera pour une autre fois.

         

Voir les commentaires

2013-09-11T18:25:00+02:00

Le géant de l' estuaire ( 2ème ptie )

Publié par divagations-et-balades

 

          Nous sommes maintenant sur la plateforme circulaire qui constitue la base du phare.

          Face à nous, le portail monumental, flanqué de ses deux colonnes engagées, qui auraient remplacé deux colonnes murales sans doute sous Louis XIV.

1-IMG_9349.JPG

          De chaque côté, une niche de marbre blanc aurait contenu autrefois, les bustes de Henri III et Henri IV.
          Au-dessus du portail, un fronton triangulaire dans lequel est sculptée une tête barbue. Il est inscrit dans un autre fronton coupé, décoré de motifs militaires.

1-IMG_9356.JPG

          Tout le pourtour de ce soubassement est occupé par des chambres et des pièces de service.

1-IMG_9357.JPG

1-IMG_9360.JPG

          A gauche de l' entrée sur la plateforme, un appartement était dévolu au lieutenant du roi, ou aux visiteurs de marque.

1-IMG_9447.JPG

          Cet appartement est meublé, pour la plupart, en authentique Napoléon III;

1-IMG_9449.JPG

          Voilà une maie qui ne m' aurait pas déplu.

1-IMG_9450.JPG

          On ne pouvait pas rentrer, mais, j' ai quand même pu jeter un regard indiscret vers la chambre.

1-IMG_9452.JPG

          Au premier étage du phare, on peut voir de larges fenêtres à petits carreaux, ornées de clairons militaires.

1-IMG_9453.JPG          Plus haut, elles se limitent à de petites ouvertures carrées, d' où l' on doit avoir une vue vertigineuse.

Cordouan-B-9.JPG

          Nous allons donc rentrer bientôt dans ce " Versailles des mers " comme disent les Girondins, qui ne doutent toujours de rien.

          Mais ce sera une autre histoire.

A bientôt !


Voir les commentaires

2013-09-10T16:31:00+02:00

Le géant de l' estuaire (1ère ptie)

Publié par divagations-et-balades

 

 

          La Bohème, notre bateau, filait droit vers le large. A cette allure, nous aborderions les côtes américaines dans............mais, qu'est-ce que je raconte ? Divagation ? Encore !

          Le but de ce court voyage sur les franges de l' Atlantique, était là, devant nous, surgissant peu à peu de la brume de chaleur qui parait cette chaude journée d' août d' un halo ténu : le phare de Cordouan.

1-IMG_9333.JPG

 

          Tous les passagers avaient le regard fixé sur lui. Sa silhouette, quasi hypnotique, grandissait devant nous.

1-IMG_9336.JPG

          Le bateau venait de s' immobiliser. L' affleurement du fond rocheux, et les bancs de sable que la marée basse découvrait peu à peu, l' empêchaient d' aller plus avant.

          Allions-nous devoir nager ? L' eau était engageante, verte et tiède. mais non, un bateau à fond plat, véritable barge de débarquement, venait faire un premier plein de passagers.

1-IMG_9342.JPG

          Je serai donc du deuxième voyage. Ma soeur me fait un signe d' au-revoir triomphant.

1-IMG_9339.JPG

          Nous avons été débarqué au bord d' une chaussée de pierre rugueuse et étroite, que la mer n' abandonne jamais complètement. Nos pieds nus se crispaient sur ce peyrat que des incrustations de coquillages rendaient rude pour eux. On enviait les prévoyants qui avaient des tongs.

1-IMG_9462.JPG

          Stoïques, nous sommes arrivés à la poterne appelée " porte des marées ", qu' une tête malencontreuse n' a pas réussi à cacher complètement.

1-IMG_9344.JPG

          Après avoir grimpé un escalier assez raide,

1-IMG_9348.JPG

          Nous voici au pied du roi des phares, et phare des rois. Il nous toise du haut de ses soixante sept mètres cinquante de hauteur.

1-IMG_9354.JPG

          Ce géant est l' un des plus anciens, et le plus remarquable, des phares isolés en mer. Il est bâti sur un plateau rocheux de cent cinquante hectares, à neuf kilomètres de la pointe extrême de la côte girondine.

          On dit qu' il fut édifié au Moyen-Âge par des Maures de Cordoue. Le Prince Noir voulut le faire consolider, en faisant élever une tour plus haute. A son sommet, brûlait un feu que l' enfer n' eut pas désavoué.. Mais, cette tour ne résista pas aux assauts furieux de la mer et des vents, et, c' est au temps de Montaigne que les trois premiers étages du phare actuel furent édifiés par l' architecte Louis de Foix.

1-IMG_9441-001.JPG

          Quand celui-ci mourut, dix huit ans plus tard, le phare n' était pas terminé, et, il n' y avait plus d' argent.

          Il fallut attendre Louis XVI pour qu' une vraie restauration fut entreprise. Celle-ci fut confiée à un architecte franc-maçon niçois : Joseph Teulère. Il ajouta trois étages supplémentaires sous forme d' une tour tronçonique, qui suréleva le phare de soixante pieds, auxquels s' ajoute la hauteur du lanternon.

1-IMG_9340-001.JPG

          En mil huit cent soixante deux, Cordouan fut classé aux Monuments Historiques, en même temps que la cathédrale de Paris.

 

 




Voir les commentaires

2013-09-09T07:15:00+02:00

Cela s' appelle l' aurore...

Publié par divagations-et-balades

          Dans la vie, tout ne va pas toujours bien, et, quelquefois, elle peut se montrer froidement cruelle. Dans ces cas-là, il arrive que l' on ne se sente pas très bien dans sa peau, comme si, soudain, elle ne nous allait plus, un peu comme un vêtement rétréci après une lessive trop chaude.

          Pourtant, on éprouve une impression étrange, indéfinissable croit' on, mais Giraudoux et Bunuel nous donnent une explication : " cela s' appelle l' aurore ". Chaque matin, le jour se lève, et avec lui, l' espoir.

 

          Ce matin, levant les yeux du livre où je suivais François Villon à Jérusalem, et lançant un regard oblique vers la porte-fenêtre de la salle à manger, je vis cette splendeur maintes fois photographiée, du ciel teint en rose et orangé par le soleil levant. Mais, comment résister ? Je sautais sur mon appareil photos.

1-IMG 9690-copie-1 

          Comment la nature s' y prend' elle pour qu' un évènement qui se reproduit au quotidien depuis des millénaires, soit toujours le même et jamais pareil à la fois.

1-IMG_9691.JPG

          Comment ne pas se dire, devant ce spectacle toujours renouvelé, que rien n' est jamais fini, et qu' en toute chose brille une étincelle nommée " espérance ", que le bleu du ciel finit toujours par réapparaître.

1-IMG_9692.JPG

          Que, même si un incendie semble nous ravager, comme il parait consumer le ciel, des branches toujours vertes sont là, pour exprimer que la vie continue.

1-IMG_9695.JPG

          Et que, même si le ciel est encore gris, le soleil finira toujours par triompher des nuages.

1-IMG_9699.JPG

          Et que l' on peut dire de ce prozac naturel :

                                       " CELA S' APPELLE L' AURORE "

 

         


Voir les commentaires

2013-09-07T18:28:00+02:00

Les pleurs des fleurs

Publié par divagations-et-balades

 

 

          Ce matin, dès l' ouverture des volelts, j' ai senti que quelque chose n' allait pas dans le jardin.

          Etait-ce parce que, à la place du grand ciel bleu immaculé dont nous avions l' habitude, ce n' était que lumière blême sur laquelle les pins paraissaient noirs.

1-IMG_9663.JPG

          Je m' approchais, et, à ma stupéfaction, je vis les pois de senteur en larmes.

1-IMG_9659.JPG

          Près d' eux, les pétunias fantômes, pourtant peu enclins à se laisser aller, faisaient aussi triste mine, et même, essayaient de cacher quelques larmes furtives.

1-IMG_9661.JPG

          Intriguée, et quelque peu inquiète, je décidais de faire le tour du jardin. Partout, les fleurs étaient en pleurs.

1-IMG_9665.JPG

          Les lauriers roses laissaient couler leurs larmes jusqu' à la pointe de leurs feuilles;

1-IMG_9667.JPG

          Pudiquement, un dahlia blanc courbait et détournait la tête, afin que l' on ne vit point les petites perles qui coulaient de son coeur.

1-IMG_9668.JPG

          Mon attention fut alors attirée par les gros sanglots qui secouaient  une fleur d' althéa rose.

1-IMG_9670.JPG

          Je m' approchais, et, c' est alors que je la vis : une malheureuse abeille en train de mourir sur une fleur voisine.

1-IMG_9674.JPG

          Que lui est' il donc arrivé ? Les abeilles sont une amie commune aux fleurs et aux humains, et je partageais leur tristesse. Et il me revint cette mise en garde d' Albert Einstein : " Si les abeilles disparaissaient, l' humanité elle-même disparaitrait en quatre années ".

          Quatre misérables années !!!

          Alors, je l' ai remercié pour le miel donné, lui ai dit que je l' aimais, car chaque créature de D. doit partir pour le dernier voyage avec une valise pleine d' amour.

Voir les commentaires

2013-09-06T07:23:00+02:00

Rues anciennes à Marmande

Publié par divagations-et-balades

 

 

 

          Comme la plupart  des villes françaises, Marmande possède un centre historique où abondent les demeures anciennes.

              Certaines sont vraiment très vieilles, et on se demande comment elles tiennent encore debout.

1-IMG_8658.JPG

          D' autres, semblent avoir été rafistolées de bric et de broc;

1-IMG_8662.JPG

          et, à côté, celles qui, habitées, sont remarquablement conservées.

1-IMG_8664.JPG

1-IMG_8665.JPG

          On s' amuse un peu de la décoration anachronique créée par une antenne satellite.

1-IMG_8667.JPG

          La façon d' accrocher les pots de fleurs est très particulière;

1-IMG_8670.JPG

1-IMG_8661.JPG

          Les bourgeois du Moyen-Âge seraient bien étonnés de trouver ici une pizzeria, bien que certains historiens attestent de l' existence d' une " pizza " dès neuf cent quatre vingt dix sept. Mais, il s' agissait plutôt d' une galette, et, à la fin du XVIIème siècle, sa version sucrée était réservée aux bourgeois et sa version salée, à la plèbe.

1-IMG_8674.JPG

          Cette enseigne, leur aurait' elle parlé davantage ?

1-IMG_8676.JPG

          Une porte est ouverte, hop ! vite, un regard indiscret.

1-IMG_8681.JPG

          Il faut bien ces grosses poutres pour soutenir la maison.

          Nous sortons du quartier médiéval. Quelques maisons à colombages font encore de la résistance.

1-IMG_8685.JPG

          Derniers clins d' oeil d' un temps révolu.

1-IMG_8686.JPG

          Et retour vers la modernité.

1-IMG_8668.JPG

          Je dois avouer que je n' imaginais pas Marmande aussi riche en témoins du passé.

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog