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2015-03-27T06:53:23+01:00

Au pays des azalées géantes

Publié par divagations-et-balades

         Elles existaient dans un monde disparu : Cypress Gardens. C' était un magnifique endroit situé au bord du lac Eloïse, en Floride centrale.

Au pays des azalées géantes

         Nous sommes allés nous y promener à huit reprises, jumelant ces visites avec celles de Dysney World.

         Errer dans ce jardin était un enchantement. Les azalées, roses le plus souvent, bordaient de larges allées, et au détour d' un virage, on avait parfois la surprise de les voir se mirer dans une pièce d' eau, réalisant un véritable tableau romantique.

Au pays des azalées géantes

         A certains endroits, des nénuphars géants semblaient de grands plats sur lesquels, disait' on, un homme pouvait se tenir debout.

Au pays des azalées géantes

         Elles se nichent au milieu de la végétation exubérante de la Floride, mettant une touche améthyste dans une symphonie emeraude.

Au pays des azalées géantes

         Changeantes, elles se parent parfois de rouge, faisant l' admiration des strélitzias, qui, dans ce décor, portent mieux leur autre nom d' oiseaux de paradis.

Au pays des azalées géantes

         Je crois qu' elles adorent avoir la tête en l' air.

Au pays des azalées géantes

         On les croit derrière nous, et, au détour d' un chemin, on les voit surgir au-dessus des bananiers,

Au pays des azalées géantes

          Ou s' adonner à l' escalade.

Au pays des azalées géantes

         Nous nous arrêtons un peu, pour savourer ce décor luxuriant de pays sub-tropical.

         Mais il recèle encore quelques merveilles à découvrir.
         Alors, à plus tard !!!

 

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2015-03-25T08:29:05+01:00

La dure vie des perroquets

Publié par divagations-et-balades

         Ils habitent au même endroit que les flamants roses qu' ils vont visiter pendant leurs récréations. Dès que l' on pénètre dans leur territoire, on se doute qu' ils ne font pas que s' y amuser.

         Un homme en rouge, au sourire engageant, nous accueille, avec, dans chaque main, un superbe perroquet jaune et bleu.

La dure vie des perroquets

         Instinctivement, je me méfie de cet homme; je parie qu' il exploite ces pauvres perroquets.

         Enfin, nous entrons.

         Une dame paonne, superbe et dédaigneuse, nous croise sans un regard.

La dure vie des perroquets

         Un peu plus loin, un perroquet multicolore s' amuse sur un toboggan, bien qu' il n' ait pas l' air très rassuré.

La dure vie des perroquets

         Et cette perruche d' une blancheur immaculée, que fait' elle sur cet engin ?

La dure vie des perroquets

          Elle va faire ses courses, ou bien ............ et là, le doute me gagne ............ Ces perroquets ne s' entraînent' ils pas parce que l' homme les fait vraiment travailler ?

          Alors, j' aiguise mon attention. Hum ! Celui-ci ne me dit rien qui vaille; son oeil rouge, impassible, semble lancer de ces regards auxquels rien n' échappe. De plus, il n' a pas l' air très aimable. Il doit être surveillant. 

La dure vie des perroquets

          Hé ! Mais ne seraient' ils pas en train de se planquer ces deux-là ?

La dure vie des perroquets

         Et celui-ci, allongé comme mort sur le sol, veillé par un camarade qui sans doute fait le guet, fait' il une petite sieste impromptue et interdite ?

La dure vie des perroquets

         Et, s' il était mort pour de bon ??? D' épuisement peut-être !

         Mais, tout à coup se fait un grand remue-ménage, des voix énervées se font entendre.

         Il y a le feu dans une maison, et une voix nasillarde crie " au secours ! ". Une perruche blanche s' affole à une fenêtre.

La dure vie des perroquets

         Vite, une autre, son mari peut-être, se précipite avec une échelle.

         Ouf ! Il était temps, car le feu s' étend.

La dure vie des perroquets

         Complètement indifférent à tout ça, un couple de perruches grises et roses, joue les inséparables et vit son rêve éveillé.

La dure vie des perroquets

         Pendant ce temps, deux jeunes folles, tout ébouriffées, tentent de rentrer subrepticement. Apparemment, elles sont allées s' amuser ailleurs.

La dure vie des perroquets

         Cette beauté noire à l' oeil incandescent, les a t' elle vues ? Va t' elle les dénoncer ?

La dure vie des perroquets

         Comment savoir ? Elle a l' air si énigmatique !

         Nous repartons. Nous ne voulons pas savoir si son âme ressemble à son plumage.

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2015-03-23T10:33:16+01:00

Erratum

Publié par divagations-et-balades

OUPS ! Les doigts n' en font parfois qu' à leur tête, et voilà qu' à la fin de l' histoire du mimosa noir ils ont mis, bêtement et perfidement, un " s " à l' avant dernier mot de l' article : " échappé ".

 

                              

Erratum

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2015-03-21T09:21:42+01:00

In memoriam

Publié par divagations-et-balades

         Il s' appelait Hanus Hachenburg. Il avait treize ans,

In memoriam

         Et se trouvait en mille neuf cent quarante trois au camp de concentration de Terezin, en, ce qui était encore, Tchécoslovaquie.

         C' était un camp-ghetto de transit où étaient internés ceux qui étaient destinés à Auschwitz-Birkenau.

Entrée du camp de Terezin

Entrée du camp de Terezin

         Hanus y mourut en juillet l' année suivante à quatorze ans. Et pourquoi ? parce qu' il était juif. Peut-être y a t' il rencontré deux petites cousines que je n' ai, bien sûr, jamais pu connaitre, puisque mortes elles aussi au même endroit, à cinq ans et deux ans.

         Pourquoi s' intéresser particulièrement à lui, alors que de si nombreux enfants sont morts assassinés par les Nazis dans les mêmes conditions !

          Parce que Hanus a laissé un témoignage assez glaçant, qui n' a été retrouvé qu' en deux mille un par un Australien, grâce à une vieille dame, rescapée de Terezin, Zdenek Taussig, qui avait gardé un exemplaire d' une revue clandestine manuscrite : Vederem, tenue par les enfants de la baraque n° 1.

          Dans cette revue, il y avait une pièce pour marionnettes, sortie tout droit de l' imagination de Hanus :

In memoriam

         Elle raconte l' histoire d' un roi, Analphabète 1er, qui veut absolument que tout le monde pense comme lui. Pour épouvanter ses sujets, il décide de créer un fantôme d' Etat.

         Les Saucissons Brutaux, qui constituent sa garde rapprochée, arrêtent toutes les personnes de plus de soixante ans, afin de récupérer leurs ossements.

         Les centres de ramassage se remplissent de vieillards du royaume, dont les os serviront à fabriquer le fantôme.

         Honza, un gamin, livre son grand-père famélique pour le bien de la nation.

         Et la mort ne fait plus peur.

 

 

In memoriam

        L' Australien a monté la pièce dans son pays.

        En deux mille neuf, une étudiante de l' Université de Strasbourg, Claire Audhuy, prépare une thèse sur les camps de concentration nazis. Elle contacte de nombreuses associations de déportés, des amicales d' anciens résistants......leur demandant s' ils avaient connaissance d' une pièce de théâtre écrite dans un camp. Sans obtenir la moindre réponse. Elle était découragée.

         Et, un jour advint une sorte de miracle. Son téléphone sonna. C' était un appel venant de Prague. Une très vieille dame, rescapée elle aussi de Terezin, lui dit se souvenir d' avoir assisté à une pièce de théâtre, au camp, en mille neuf cent quarante trois.

         Claire Audhuy partit pour la Tchéquie, à la recherche de cette pièce dans les Archives du Memorial de Terezin. Mais, elle ne trouva qu' une revue clandestine : Vederem. Elle pensa alors qu' elle s' était trompée; mais, en feuilletant la revue, elle trouva la pièce de Hanus Hachenburg.

         Depuis l' année dernière, elle a mis en place un projet : présenter la pièce et son contexte historique aux élèves des écoles de Genève, en Suisse.

         Montée avec des enfants de treize ou quatorze ans, cette pièce, remplie d' humour noir, comporte aussi beaucoup de références historiques. Si celles-ci étaient limpides pour les enfants du camp de mille neuf cent quarante trois, il n' en est pas de même pour les enfants actuels. En fait, cette pièce est pour eux assez perturbante, ils ne peuvent en percevoir le côté drôle.

         Aujourd'hui, elle est publiée aux Editions Rodeo d' Âme.

         Elle est préfacée par Georges Brady, rescapé de Terezin, camarade de déportation de Hanus Hachenburg.

(Sources : Le Figaro et le site KOI de 9 en Israël)

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2015-03-19T17:38:42+01:00

La rage !

Publié par divagations-et-balades

          Aujourd'hui je pousse un cri de rage : ils ont osé, en catimini, la nuit dernière, voter la fin de la médecine libérale, faire de nous des fonctionnaires de la sécu.

        J' ai la sinistre impression d' être dans un pays où se resserre un étau liberticide.

                                    VIVE LA RSSF

 

J' écris à nouveau cet article, déjà écrit ce matin, mais que plusieurs personnes m' ont signalé n' avoir pu ouvrir.

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2015-03-19T10:19:05+01:00

Après l' évasion

Publié par divagations-et-balades

         Une voix me sort de ma torpeur mentale : " Madame, où est le chemin pour retrouver la route, je ne sais plus trop où je suis ? ". Vite, je rattrape mes pensées au lasso.

         Un homme âgé, bardé d' appareils photos et d' objectifs divers, semble effectivement un peu perdu. Il avait suivi cette rive sauvage et ne savait plus où était le chemin conduisant vers le monde dit civilisé. Je lui montrais les deux petits bateaux blancs et le portail que l' on apercevait derrière, et lui dit que le chemin était entre eux.

Après l' évasion

         Nous avons discuté un moment et il m' a exhortée à m' inscrire au club de photos dont il faisait partie. Je suis assez allergique aux clubs et groupes de toutes sortes, alors............je ne crois pas que j' irai, bien qu' il m' ait assuré que l' on y apprenait des choses intéressantes en photographie. On verra !

         Il est parti, et j' ai repris ma chasse à l' image.

         Il y a pas mal de bateaux au mouillage. Attention aux taxes...........

Après l' évasion

         Quelques-uns, échoués sur la petite plage,

Après l' évasion
Après l' évasion

         Facétieux, un mince mat s' est transformé en serpentin aquatique.

Après l' évasion

         De ce côté, pas de sable, mais une herbe rêche et un monde de rousseur.

Après l' évasion

         Je suis revenue vers la plage les mimosas et la forêt qui en faisaient la toile de fond.

Après l' évasion

         Un étroit chemin traçait sa voie au milieu d' entre eux;

Après l' évasion

         Petit chemin privé d' accès à la plage.

Après l' évasion

          A son débouché, le lac, et un beau catamaran blanc.

Après l' évasion

         A gauche, le chemin vers la sortie perdue du vieux monsieur.

Après l' évasion

         Un petit tour sur le ponton branlant d' accès interdit, juste pour le plaisir de transgresser la chose défendue.

Après l' évasion

         Et je laisse ce lieu enchanteur, pour rentrer enchantée, (je sais, c' est facile, mais c' est vrai), à la maison.

 

( Et je suis toujours enchantée quand vous laissez une trace de votre passage).

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2015-03-17T16:06:05+01:00

Extra Bonus : Un tour à Central Park

Publié par divagations-et-balades

         Aujourd'hui, un tour à Central Park, à New York, est offert par une amie, Jeanne de 38000km.com

         C' est un endroit où j' aimais bien me balader quand j' étais new yorkaise. Voici, sa vision des  

          Activités relatives aux plans d' eau de Central Park

       

          New York City ne se résume pas seulement aux buildings et grattes-ciel. En effet, près de quinze pour cent de la ville sont occupés par des espaces verts qui en sont comme les poumons. Central Park, situé sur Manhattan, figure parmi ces lieux new yorkais où l' on peut s' aérer et s' évader au coeur de la plus grande cité des Etats Unis. 

         S' étendant sur environ trois cent quarante hectares, le plus célèbre des parcs publics américains, surnommé " le poumon vert de NYC " , est un véritable hâvre de paix pour échapper aux bruits perpétuels qui caractérisent la ville.

 

Jogging autour du Reservoir Jacqueline Kennedy Onassis.

          

          Central Park dispose de plusieurs plans d' eau dont le principal est le Reservoir qui porte le nom de l' ancienne Première Dame des Etats-Unis; il s' agit du plus grand lac artificiel qui s' étend sur presque toute la largeur du parc, de la 86ème à la 96ème rue, avec une superficie de près de quarante trois hectares et une profondeur de douze mètres.

          

Extra Bonus : Un tour à Central Park

          " The Reservoir " est essentiellement connu des locaux pour les 2,54kms de piste de jogging qui l' entourent.

         A titre d' information, il faut faire le tour du Reservoir dans le sens inverse des aiguilles d' une montre.

 

Promenade en barque sur The Lake et à la Harlem Meer

 

          Au sud de la fameuse grande pelouse de Great Lawn, s' étend The Lake, sur environ sept hectares. C' est le lieu idéal pour une promenade à bord d' une barque (voir lien en bas de page),pour admirer les buildings d' Upper West Side. Et, dans la partie extrême nord-est de Central Park, au niveau de la 110ème rue, se trouve le lac de Harlem ou Harlem Meer, un plan d' eau qui s' étend sur environ quatre hectares et demi.

         

Extra Bonus : Un tour à Central Park
Extra Bonus : Un tour à Central Park

          Si vous êtes fan de pêche, cet endroit est fait pour vous. En effet, il a la particularité d' offrir à ses visiteurs la possibilité de pratiquer la pêche, mais, à une condition : remettre les poissons péchés après.

 

Baignade à Lasker Rink en été

 

          La Lasker Rink est également située à Central Park, mais du côté nord, entre les 106ème et 108ème rues. Elle se transforme en une immense piscine entre la fin du mois de Juin et le début du mois de septembre.

         La baignade et les cours de natation y sont proposés gratuitement, aussi bien pour les enfants que pour les adultes. De ce fait, attendez-vous à vous baigner avec plusieurs personnes. Ainsi, si vos vacances à New York (voir lien en bas de page) ont lieu en cette période où il fait indéniablement très chaud, vous pouvez vous offrir un petit moment de détente et de fraîcheur.

         La piscine est ouverte de 11h à 19h.

 

Patiner à Central Park en hiver.

 

          Vers la fin du mois d' octobre jusqu' au mois de mars, Central Park propose chaque année deux patinoires : celle de Lasker Rink dans la partie nord, et celle de Wollman Rink dans le sud. Cette dernière est la plus connue, donc, la plus fréquentée des patineurs du fait qu' elle se trouve non loin de Midtown Manhattan, et surtout parce qu' elle a été mise en scène dans certains films américains tels que Limitless ou Serendipity.

          Pour patiner à Central Park, vous pouvez louer des patins sur place. Prévoyez environ 5,50$ pour la location, ainsi que 7,50$ pour l' entrée des adultes, et environ 3,50$ pour les enfants.

 

http://usa.marcovesco.fr/circuit-etats-unis/new-york-city.html

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2015-03-17T09:06:47+01:00

De l' Escourette à Longarisse

Publié par divagations-et-balades

         Comme pour les étangs de la Barreyre, à l' automne dernier, passant par l' Escourette et Longarisse, je m' étais promise d' y revenir au temps des mimosas. Je l' ai fait, et, ne l' ai pas regretté.

De l' Escourette à Longarisse

         Tous les mimosas avaient tenu leur promesse, illuminant la forêt.

De l' Escourette à Longarisse

         Le temps était doux, et, roulant vitre ouverte, leur senteur envahissait ma voiture.

         Humant cet air parfumé, je continuai vers Longarisse où j' allais retrouver le lac du Moutchic.

De l' Escourette à Longarisse

         Sur le bord de cette extrémité ouest du lac, un seul mimosa se dressait, tel un énorme bouquet.

De l' Escourette à Longarisse

         Avec les pins, il encadrait joliment le lac.

De l' Escourette à Longarisse

          Et à lui seul, le cadre devenait somptueux.

De l' Escourette à Longarisse

         Le mariage des couleurs était magnifique.

De l' Escourette à Longarisse

         Je m' éloignais cependant de lui, allant vers un endroit un peu plus sauvage.

De l' Escourette à Longarisse

         C' était, ici une symphonie en bleu,

         Là, on avait fondu du chocolat, et, plus loin, du citron et de la pistache.

De l' Escourette à Longarisse

          C' était un bon endroit pour rester un moment et laisser ses pensées en roue libre. Alors, je me suis assise sur le sable, et je les ai laissé s' évader, les yeux pleins de lumière colorée.

         On se retrouvera après cette halte ?

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2015-03-15T18:23:52+01:00

Flash back

Publié par divagations-et-balades

          Hier, samedi, dans le supplément magazine du journal Sud-Ouest, il y a eu un court reportage en images sur " Ma Fac ", l' ancienne faculté de médecine de la place de la Victoire à Bordeaux, où j' ai passé six des meilleures années de ma vie. Il me semble avoir été de la dernière génération d' étudiants de cette fac avant son transfert au domaine de Carrère, près du CHU Pellegrin.

Flash back

         Après l' année de PCB qui se faisait à la fac de sciences cours Pasteur, on entrait enfin dans cette fac, lointaine héritière de l' Université éphémère créée en mille quatre cent quarante et un, quand Bordeaux était encore sous domination anglaise.

         Dans les années soixante, mes années, l' Université de Bordeaux était la deuxième de France, après Paris.

         Dès l' entrée, on se trouvait dans un atrium aux belles mosaïques.

photo Philippe Taris pour Sud-Ouest Mag

photo Philippe Taris pour Sud-Ouest Mag

         En face, au fond, l' escalier à double révolution qui menait aux deux amphis où nous étions le plus souvent : Gintrac à droite et Pitres à gauche, à moins que ce ne soit le contraire, je ne m' en souviens pas.

Photo  Philippe Taris pour Sud-Ouest Mag

Photo Philippe Taris pour Sud-Ouest Mag

         Les gradins de ces amphis étaient à très forte pente, et la visibilité était excellente.

         C' était à Gintrac, ou à Pitres, que se faisait le tirage au sort de la lettre alphabétique, et les noms commençant par elle étaient privilégiés car le choix des services hospitaliers où se feraient les stages des premier et second semestres, était largement ouvert. Mon ami et moi, tremblions de ne plus avoir la possibilité d' être ensemble, nos noms étant alphabétiquement éloignés, R pour lui, C pour moi, et nous craignions qu' il n' y ait plus de place pour celui qui passait en dernier dans le service choisi par le premier servi. On a eu de la chance en première et deuxième année; après c' était impossible car "je filais " plus vite que lui.

         La cour centrale, bordée de galeries à colonnades, était magnifique.

photo Philippe Taris pour Sud-Ouest Mag

photo Philippe Taris pour Sud-Ouest Mag

         Il y avait un monument aux morts de la guerre 14-18, et, au fond, le grand amphi, Denucé je pense, qu' une année, je ne sais plus laquelle, peut-être la quatrième, nous partagions pour un seul cours, avec les étudiants en pharmacie.

         La place de la Victoire, occupée en ce temps-là par un marché aux fleurs,

Flash back

         Comportait plusieurs cafés dont les clientèles, essentiellement étudiantes, étaient ciblées selon la fac à laquelle elles appartenaient.

         A " l' Oriental ", il y avait les étudiants en lettres venus du cours Pasteur tout proche. J' y allais de temps en temps, car une amie faisait des études d' espagnol, et c' était notre point de rendez-vous.

          " Chez Irène ", il y avait surtout des étudiants en sciences, venus aussi du cours Pasteur. Mon ami y allait " taper le carton " avec ses trois copains de lycée qui étaient tous en physique ou en mathématiques. ( J' y étais interdite.... depuis qu' il avait fait dégringoler les marches de la fac de sciences à l' un d' eux sous prétexte qu' il me draguait sous son nez !!!). Et après, le poker n' étant pas au programme, il était collé aux examens, vissé tout l' été dans la maison familiale, et m' enguirlandais si je revenais de vacances trop tard à son goût pour le faire travailler pour la session de septembre/octobre, car il ne faisait rien si je n' étais pas là. Il faut dire qu' il détestait la médecine, mais son père l' obligeait.

          Et puis, le plus célèbre d' entre tous : " Chez Auguste ", où se retrouvaient pêle-mêle étudiants en médecine et certains profs nostalgiques de leur jeunesse.

Auguste n' était pas le propriétaire du café, mais son fameux ( et irascible ) serveur.

Auguste n' était pas le propriétaire du café, mais son fameux ( et irascible ) serveur.

         Cela entrainait quelques mésaventures. Ainsi, un de mes copains avait l' habitude d' y passer ses après-midis à jouer à la belote avec trois personnages. L' un d' eux, un jour lui dit : " que fais-tu dans la vie, je te vois toujours ici " ? Sans se méfier, il répondit : " je suis étudiant au b....l d' à-côté, mais j' ai une copine qui me passe les cours ". " Ah oui ! Et moi je suis le professeur R.. je donne les cours d' anatomie. On se retrouvera aux examens de juin ". On en rit encore.

          C' était le bon temps.  A partir du mois d' avril, avec trois ou quatre copains, on organisait un tour de...garde. Il y en avait un, (ou moi), qui prenait les cours au carbone pendant que les autres allaient à la plage. L' alternance fonctionnait très bien.

         En fait, cela ne m' aurait peut-être pas déplu que ça dure toute la vie, ou du moins très longtemps ! mais je ne suis pas allée jusqu' à redoubler. Je crois que ce n' aurait pas été très apprécié. Mais j' ai réussi à prolonger en faisant deux spécialités : psychiatrie et homéopathie. Pour attendre mon ami qui avait pris du retard, service militaire compris.

         Et maintenant, il est mort, neuf an déjà, ainsi que tous mes bons copains, sauf le beloteur.

         Nostalgie, quand tu nous tiens !

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2015-03-14T09:30:41+01:00

Plaisir des yeux

Publié par divagations-et-balades

          Le matin, quand j' ouvre les volets de la cuisine, un spectacle réjouit mes yeux, symbole de l' agonie de l' hiver, accompagné du chant d' oiseaux que le presque printemps a réveillés. Jour bleu ou jour gris, le plaisir des yeux est le même.       

 

Un petit clic gauche pour voir les photos en plus grand
Un petit clic gauche pour voir les photos en plus grand

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         Alors, je sors, et je m' approche pour voir de plus près les délicates boules duveteuses, qui sont comme autant de micros soleils.

Plaisir des yeux

         Une branche monte à l' assaut du ciel dont le bleu sied bien à sa couleur.

Plaisir des yeux

         Et cet autre mimosa......un brin prétentieux quand même ! Il a l' air de s' imaginer rivalisant avec le cèdre !

Plaisir des yeux

         Mais vraiment, ces plantes ne doutent de rien. Il semble que le camélia soit absolument décidé à coloniser le toit !

Plaisir des yeux

         Alors que je me retourne pour revenir vers la maison, un autre mimosa me fait un clin d' oeil, à travers des branches encore dénudées.

Plaisir des yeux

         Mais au ras du sol, paré de joli tapis, le plaisir n' est pas en reste;

Plaisir des yeux

         Et, n' est-ce pas un flirt qui s' ébauche là ?

Plaisir des yeux

         Mesdames les jonquilles commencent à se hausser du col;

Plaisir des yeux

         Et cette jeune coquette exhibe fièrement ses pétales vernis de frais;

Plaisir des yeux

         Juste avant de rentrer dans la maison, j' ai failli ne pas les voir, car, toujours modestes, les timides violettes se sont cachées derrière un laurier rose pas encore sorti de son sommeil hivernal.

Plaisir des yeux

         Mais oui, réjouissons-nous, le printemps est bien fidèle à son rendez-vous annuel !

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