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afrique du nord

2021-11-17T05:22:00+01:00

Tanger la mystérieuse

Publié par divagations-et-balades

          Je la regardais grandir sur cette rive africaine, depuis le bateau qui, pour la première fois, nous emmenait au Maroc.

          Elle n'était pas encore marocaine mais ville internationale, carrefour du monde, le plus court chemin, disait-on, entre l'Amérique et l' Inde.

          La médina, étincelante de blancheur, descendait en cascade vers la mer, et me rappelait l'autre ville blanche : Alger. Mais la ressemblance s'arrêtait là, à cette image un peu rêvée en blanc et bleu du ciel et de la mer.

          J'y suis repassée plusieurs fois, mais les meilleurs souvenirs sont cette vision et les premiers porteurs d'eau avec leur clochette et les timbales brinquebalantes qui ornaient leur costume.

carte postale

carte postale

          Tanger fut fondée par Antée, fils du dieu de la mer : Neptune. Il lui donna le nom de Tingis, dérivé de celui de son épouse Tingo.

          Les navigateurs phéniciens vinrent établir des comptoirs sur cette rive des Portes d'Hercule et Tingis devint alors, jusqu'à l'époque romaine, la capitale de la Maurétanie Tingitane.

          C'est une ville étrange. Est-elle espagnole ? Marocaine ? Les deux à la fois.

     * Espagnole par ces cafés de l'avenue d'Espagne, où je me régalais de Horchata de Chufa, dont j'ai oublié le goût depuis si longtemps.

     * Marocaine, par les charmeurs de serpents qui, bercés par le son hypnotique des tambourins, se laissaient manipuler devant nos yeux ébahis.

Tanger la mystérieuse

     *Les deux, par ces rues où se mêlait une foule hétéroclite, le Petit Socco,  forme espagnole de petit souk.   

Tanger la mystérieuse

          Et le Grand Socco, auquel on accédait par une porte monumentale.

Tanger la mystérieuse

          Au Grand Socco, viennent vendre des tissus, les paysans rifains de la région de Chefchaouène reconnaissables à leur grand chapeau.

Tanger la mystérieuse

          Dans l'Antiquité, Tanger dansait autour du Veau d'Or, ce parfait symbole de cupidité.

Tanger la mystérieuse

          Est-ce à cause de ce lointain héritage qu'elle est devenue au XXème siècle une capitale mondiale de " échange des monnaies " ?

          Mais peut-être chacun voit-il en Tanger ce qu'il a envie d'y voir ? Quant à moi, j'avais plutôt envie de dire, comme Pierre Loti 

                         " Que c'est loin l'Espagne ! "

Tanger la mystérieuse

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2021-10-20T08:58:20+02:00

Un jour mémorable

Publié par divagations-et-balades

          Les.......incongruités, (terme poli), de notre président de la République sur l'Algérie, outre l'indignation et la colère, ont ipso facto envoyé mon esprit franchir la Méditerranée, pour aller se poser là-bas, non loin d'Alger, et allez savoir pourquoi, au milieu des ruines de Tipasa la Romaine.

          J'y ai vu déambuler le fantôme de l'étudiante en médecine que j'étais alors, l'été entre troisième et quatrième année, en mille neuf cent soixante, déjà appareil photos à la main. Les ruines s'étalaient, dévalant une petite colline vers la mer.

Un jour mémorable

          Ce ne sont pas les ruines romaines qui manquent en Algérie, Timgad......Djemila.....mais j'ai un petit faible pour Tipasa, d'ailleurs, je ne connaissais pas encore les autres, ma période algérienne ne se prêtant pas trop au tourisme, ( je m'étais cependant débrouiller pour y aller), je m'étais déjà faite attraper parce que j'étais allée seule à Tipasa. J'admets, ce n'était pas très malin, mais si on devait penser à tout !!!

          J'avais lu Camus bien sûr et " j'écoutais parler les dieux dans le soleil et l'odeur des absinthes, la mer cuirassée d'argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres..."

         En mille huit cent cinquante quatre, un certain Demonchy, entrepreneur parisien avait eu l'idée folle de rebâtir Tipasa. Mais quelques mois plus tard, le paludisme qui sévissait dans la région du Chenoua, que l'on apercevait tout proche, eut raison de lui et de son épouse. 

Un jour mémorable

          Et Tipasa ne fut jamais reconstruite. Un jardin musée fut créé pour protéger les ruines du vandalisme.

          J'avais moins de chance que Camus. On ne pouvait plus s'asseoir sur un banc et se laisser aller à la rêverie; et je devais me dépêcher de rejoindre Alger où j'avais rendez-vous avec un des internes de l'hôpital de Beni Messous pour aller y reprendre notre service après cette journée d'évasion.

          Quand il apprit ce que j'avais fait de ma journée, il me mit plus bas que terre, (quel caractère !), et quand je lui ai dit, innocemment, " la lumière est bizarre ce soir, on dirait une lumière de tremblement de terre ", il me demanda carrément si ça fonctionnait bien dans ma tête.

          Hélas pour lui, vers 21h30 ce soir-là, un grondement souterrain puissant se fit entendre et......la terre se mit à trembler. Nous étions le 15 août 1960.

          Jour resté pour moi mémorable. Oh, mais j'ai oublié de parler du Tombeau de la Chrétienne !!! Je vais revenir !

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2021-07-07T18:51:00+02:00

La merveille de Djerba

Publié par divagations-et-balades

          Djerba la Douce, l'île où le désert flirte avec la mer, recèle un trésor.

La merveille de Djerba

          Pour le dénicher, il faut abandonner la douceur du sable et la tiédeur de la mer, et aller au-delà de Houmt Souk, la capitale, dans le petit quartier de Hara Sghira, qui porte bien son nom.......ou portait, car je vous parle d'un temps qui remonte aux années 1970/80, donc que les moins de vingt ans !!!

          C'est Samuel, un bijoutier juif de Houmt Souk, avec qui nous avions noué des relations amicales, qui nous l'avait signalée.

          Ce trésor c'était La Ghriba, " La Merveilleuse " ainsi que l'appelaient les Djerbiens, une synagogue qui ne payait pas de mine à l'extérieur, mais qui enchantait dès que l'on en franchissait le seuil.

          J'en ai perdu la plupart des photos, et les rescapées ont perdu couleurs et contours; mais heureusement j'ai retrouvé les cartes postales achetées sur les lieux mêmes.

La merveille de Djerba

          La Ghriba est très ancienne. On dit que des Cohanim, prêtres hébreux, se seraient réfugiés à Djerba après la prise de Jérusalem et la destruction du Temple de Salomon, par Nabuchodonosor en 586 avant J.C.

          Ils auraient emporté des restes du Temple et des morceaux des Tables de la Loi, qui seraient toujours dans la synagogue.

          La dernière colonne côté est n'a jamais été construite, en souvenir de la destruction du Temple. C'est du moins ce que rapporte une tradition populaire.

          Mais une autre légende raconte qu'un jour, les Juifs de Djerba découvrirent qu'une jeune fille très belle, vivait seule dans une cabane à l'emplacement où s'élèverait plus tard la synagogue. En raison d'une aura particulière qu'elle dégageait, personne n'osait l'aborder.

          Un soir, ils virent que la cabane était en feu, mais, pensant que la jeune fille se livrait à quelque pratique magique, nul se s'approcha, jusqu'au moment où ils virent que la cabane avait été réduite en cendres.

          Ils découvrirent alors la jeune fille morte au milieu des décombres, mais...Ô miracle ! son corps était intact. Ils comprirent alors qu'elle était une sainte, et se sentirent coupables de ne pas être allé à son secours.

          Pour lui rendre hommage, ils construisirent la Ghriba à l'emplacement de la cabane.

          Est-ce en raison de ce remords ancestral que l'on trouve toujours au moins un homme, rabbin ou pas, en prière, ou lisant la Torah dans la Ghriba ?

La merveille de Djerba
La merveille de Djerba

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2019-01-25T14:54:42+01:00

Désolation

Publié par divagations-et-balades

          Nous sommes allés trois ou quatre fois à Nefta, dans le sud tunisien, aux confins du Sahara dont la séparait le chott Ed Djerid, le pays des mirages.

          C'est à Nefta que, lors d'un week-end hivernal, j'ai eu l'occasion de faire une balade en montgolfière, avec un atterrissage forcé et cahotique.......du mauvais côté de la frontière avec l'Algérie,(où je n'étais pas particulièrement la bienvenue), où des camions militaires surgis de nulle part, sont arrivés, menaçants, et nous ont reconduits côté tunisien à notre soulagement. De là, on avait réussi à décoller et à rentrer à Nefta.

          Cette ville était magique; un vrai coin de paradis. Elle était célèbre pour sa " corbeille " une sorte de cirque naturel où cent cinquante deux sources alimentaient un oued qui abreuvait la palmeraie. Ma photo suivante date des années soixante, prise du fameux café de l'Assil.

Désolation

          Plus tard, je l'ai faite connaître à des amis new-yorkais, qui ont gardé de la promenade dans cette palmeraie luxuriante, un souvenir enchanteur

Désolation

          Ces sources étaient une bénédiction faisant de Nefta une oasis inattendue.

Désolation

          Une vie ancestrale s'y déroulait, paisible. Même le trottinement des ânes était plus léger.

Désolation

          Nefta est une ville très ancienne. Elle appartint d'abord à la Numidie, cet ancien royaume berbère qui exista de -202 à -40 avant J.C. et qui s'étendait de la Maurétanie à Carthage, et de la Méditerranée au Sahara.

          Puis elle devint romaine sous le nom d' Africa Nova. Son histoire fut mouvementée à cause des divisions qui firent s'affronter des rois de tribus rivales, puis vinrent les Guerres Puniques avec Rome et Scipion l' Africain.

          Il reste des traces de la Numidie, dans certains noms rappelant un roi comme Jugurtha, ou un mausolée près de Batna en Algérie datant du IIème siècle.

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          Puis surgit la déferlante des cavaliers arabes qui en chassa les Romains.

          Nefta devint alors un haut-lieu du Soufisme. Il s'agit d'un chemin de sagesse, une voie ésotérique et initiatique de l' Islam, organisée en confréries autour d'un saint homme : le Marabout.

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          Isabelle Eberhardt, écrivain (*) de parents russes, devenue française par son mariage, avait adhéré à la doctrine soufie. Elle parcourait l' Algérie habillée en homme, et avait rencontré le Général Lyautey qui avait dit d'elle : Elle est ce qui m'attire le plus au monde : une réfractaire ". Les goûts ont apparemment changé !

          Le Soufisme est à l'opposé du Salafisme.

          Et Nefta aujourd'hui ? C'est la désolation. Dans les années quatre vingt, les sources se sont taries. L'oued a cessé d'abreuver les palmiers, et de la splendide oasis ne restent que quelques arbres étiques qui, malgré le bassin qui a été construit là, en accentuent encore la désolation.

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(*) Les amours nomades

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2017-09-23T18:20:21+02:00

Au pays de la Fantasia

Publié par divagations-et-balades

          En partant de Volubilis, on aperçoit, pas très loin, une grosse bourgade blanche : Moulay Idriss. Idriss devait être un grand saint ainsi que l'indique le suffixe Moulay, sinon, serait Sidi Idriss.

Au pays de la Fantasia

          En fait, cet Idriss venait du Moyen-Orient. Il y avait contesté le droit des Abassides sur la terre d'Islam, mais battu lors d'une bataille près de La Mecque, en sept cent quatre vingt six, il s'était enfui au Maroc avec son compagnon Rachid.

          Bien accueilli par les tribus berbères, il s'installa à Volubilis. A peine né, l' Islam sacrifiait déjà à son sempiternel dada : la conquête du monde. Normal, puisque c'est un ordre d'Allah, et, en Croyant obéissant, Idriss fut celui qui convertit le Maroc. 

          Au bout de trois ans, son pouvoir consolidé, il jouissait d'une grande popularité. Ceci inquiéta et mécontenta fort le calife Haroun al Rachid. Pris d'une colère que même Shéhérazade ne parvint pas à calmer, celui-ci, depuis Bagdad, envoya son fidèle Souleyman au Maroc avec pour mission d'empoisonner Idriss. Ce qu'il fit, en bon serviteur qu'il était.

          L' épouse d'Idriss 1er eut un fils, né quinze mois après la mort d'Idriss. Les mauvaises langues ne crurent pas qu'il était le fils posthume d'Idriss 1er, et insinuèrent même, qu'il était en réalité le fils de Rachid, comme quoi, déjà en ce temps-là, les calomnies allaient bon train !!!

          Cet enfant, Idriss II succéda à son père à l'âge de onze ans. C'est Rachid qui assura la régence

          Idriss II fonda la petite ville de Moulay Idriss et Fès, qui devint la capitale du Maroc d'alors.

         Evidemment, nous avons décidé d'aller voir de plus près. Les contours de la ville se font plus précis à mesure que nous nous approchons. Une lumière dorée teinte les maisons et une grande mosquée exhibe ses toits verts.

Au pays de la Fantasia

          En bas, sur la place, il y a un souk où l'on vend des beignets, des brochettes,

Au pays de la Fantasia

          Et des objets religieux car, Moulay Idriss est une ville sainte. C'est là qu'Idriss 1er a son tombeau et de nos jours encore, on y vient en pèlerinage.

          Tous les ans il y a un moussem, pèlerinage solennel où l'on voit des milliers de pèlerins dresser leurs tentes rayées dans la plaine qui s'étend au pied de la ville.

Au pays de la Fantasia

          Et, il y a la fantasia. La première que j'avais vue était au moussem de Sidi Bibi au sud d'Agadir. mais celle de Moulay Idriss est plus connue et plus importante.

photo extraite de mon livre "l'Afrique du Nord " éd. ODE 1952.

photo extraite de mon livre "l'Afrique du Nord " éd. ODE 1952.

          La fantasia est un rite militaire. Les cavaliers ont revêtu leurs plus beaux burnous, les chevaux sont superbement harnachés, et les cavaliers brandissent leur mousquet ancien au long canon, la moukhala, dûment chargé.

          Ils forment une troupe loin dans la plaine, et, tout à coup, se lancent au galop comme pour une charge, dressés sur leurs étriers en hurlant. Ils galopent de plus en plus vite, et, soudain, alors qu'il semble qu'ils vont renverser tout le monde, ils s'arrêtent net, brandissant les mousquets et tirant tous en même temps.

          Alors la troupe se disloque, et chacun va recharger son arme. Puis, ils repartent former la troupe dans la plaine et recommencent.

          A Moulay Idriss, certaines tribus berbères immolent un taureau devant le Caïd. Vieux symbole remontant au Minotaure. Le testicule de taureau est le mets le plus recherché des hommes.

          Traditionnellement, un moussem dure trois jours.

         Nous allons ensuite nous promener dans ces ruelles escarpées et tranquilles.

Au pays de la Fantasia

          Dans le bas de la ville, non loin de la place, une gamine se hâte, un plateau plein de kessras, ce délicieux pain rond et plat, qui nous met l'eau à la bouche et nous donne faim. (Tiens ! Il y a longtemps que je n'en ai pas fait, et...où est mon plat à pain ?).

Au pays de la Fantasia

          Alors, on va voir ce que l'on peut faire.........

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2017-09-12T05:47:00+02:00

Féerie r'batie

Publié par divagations-et-balades

          Non, je n'ai pas oublié le " e ", ce mot est marocain et signifie " de la ville de Rabat ".

          Outre le Chella et la Tour Hassan, tour inachevée dont on dit qu'il n'en existe que deux autres pareilles au monde : la Koutoubia de Marrakech et la Giralda de Séville,        

Féerie r'batie

          Rabat possède une merveille : La Kasbah et le jardin des Oudaïas. La première fois que j'y suis allée, c'était dans les années soixante, (avec ma vieille 4CV et sans mes lunettes). Il y a quelques temps, en fouinant dans de vieilles boites, ma soeur a trouvé d'anciennes photos que j'avais prises en divers endroits il y a une quarantaine d' années, et que je croyais perdues à jamais. C'était des diapos que j'ai vite portées chez le photographe pour les tirer sur papier afin que je puisse les scanner et les importer.

          Je suis retournée maintes fois à Rabat, et à chaque visite, la magie du lieu renaissait.

          D'abord, ma porte préférée, avec son gracieux fer forgé, plutôt que bab el-kebir, la monumentale porte almohade.

Féerie r'batie

          Et l'on pénètre dans ce jardin de style hispano-mauresque, situé au pied de la Kasbah des Oudaïas, ancienne résidence r'batie des sultans Alaouites. Celle-ci a été bâtie probablement sur un ancien fort romain : le Ksar des Benitargas. Elle a été édifiée au XIIème siècle par les Almoravides pour lutter contre des tribus Berbères résistantes : les Berghouatas. Mais ce sont les Almohades qui, en la transformant en camp militaire, lui donnèrent une grande importance. C'est de là que partirent les armées à la conquête de l'Andalousie.

         Mais assez parlé d'armées et de rebelles et entrons dans le jardin.

Féerie r'batie

          Pendant que certains se promènent et admirent les massifs,

Féerie r'batie

          D'autres travaillent, car la beauté est fatigante et demande un entretien permanent.

Féerie r'batie

          Ce jardin, que l'on appelle maintenant " jardin andalou ", est loin d'être aussi vieux que la Kasbah. Beaucoup de Marocains pensent qu'il est âgé de plusieurs centaines d'années, or, il n'en est rien, il a été créé dans les années mille neuf cent vingt, à l'emplacement de la cour de l'ancienne caserne.

          C'est Maurice Tranchant de Lunel, architecte favori du Maréchal Lyautey qui en a eu l'idée. A ce moment-là, il ressemblait peut-être à cette photo qui date de mille neuf cent cinquante deux.

Féerie r'batie

          Il n'avait pas encore acquis la luxuriance qu'il avait quand j'y suis allée pour la première fois, environ quinze ans plus tard.

         De ce jardin on peut aussi admirer une tour de l'enceinte de la kasbah, elle aussi, bien sûr, du XIIème siècle.

Féerie r'batie

           Et quand les yeux n'en peuvent plus d'être éblouis par tant de beauté, on va au célèbre Café Maure qui occupe une terrasse.

Féerie r'batie

          Dès la porte, qui croule sous les bougainvilliers, on aperçoit la ville blanche de Salé, la ville des potiers, qui s' étend de l'autre côté du Bou Regreg, le fleuve qui la sépare de Rabat.

          Thé à la "menthe nana", gâteaux marocains, une de mes faiblesses, cela m'inspire, je vous laisse pour quelques briouats aux amandes, car justement, j'en ai fait dimanche.

Alors....à bientôt !

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2013-01-25T09:29:00+01:00

Bonus : Une soupe berbère

Publié par divagations-et-balades

 

voyage cambodge

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                    Nous étions dans un village, accroché à une épaule d' Atlas, loin vers le sud, près de la frontière algérienne. Il était tard, la nuit était presque entièrement tombée, et il aurait été imprudent de reprendre la route. celle-ci nous avait donné du souci pour arriver là; en fait elle était plus une piste, assez mauvaise d' ailleurs, qu' une route.

                    C' est un ami marocain qui nous avait convaincu de venir ici, village natal de la bonne de son enfance, qui s' y était retirée quelques années auparavant.

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                    Nous avons fini par la dénicher, et lui avons fait la surprise de débarquer, car, évidemment, point de téléphone pour la prévenir. Elle nous a reçus avec beaucoup de gentillesse et d' émotion de revoir le garnement qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs. De suite, elle nous a invités à rester c hez elle, à notre grand soulagement, car où aurions-nous pu aller ? et elle nous a préparé un repas sommaire, mais délicieux : une soupe harira. La meilleure que nous ayons jamais mangée.

                    Ce n' était pas une véritable harira m' ont dit plus tard des amies marocaines à Casa, il y avait de la semoule et pas de viande. Tant mieux, je n' aime pas la viande, surtout le mouton, même s' il n' est qu' agneau. Je l' ai trouvée savoureuse, le cumin dominait et c' est mon épice préférée.

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                    De toute façon, c' était une soupe " pauvre " de montagnards berbères, qui n' avait rien à voir avec la soupe harira sophistiquée des villes du nord.

                    Elle m' en avait expliqué la recette; je l' avais notée sur une feuille volante qui, évidemment, s' est si bien envolée que je ne l' ai jamais retrouvée. Mais, j' ai essayé de la refaire, et le résultat n' était pas si mauvais. Il faut des pois chiches, des lentilles, de l' oignon et une branche de cèleri. Jusque-là c' est classique.......mais il y a les épices..... gingembre, cannelle, paprika, curcuma, cumin.....de l' huile d' olive bien sûr et de la semoule fine.

                    On fait revenir l' oignon émincé et le cèleri haché menu. On laisse cuire jusqu' à ce que l' oignon soit transparent et le cèleri tendre.

                    On ajoute alors les pois chiches, les lentilles et les épices. Et de l' eau bien sûr. On laisse mijoter à feu doux et à couvert jusqu' à ce que les légumes secs soient bien tendres. On ajoute de l' eau si besoin.

                    Puis, on ajoute la semoule. Il faut remuer sans arrêt jusqu' à épaississement, environ dix à quinze minutes. On ajoute alors le jus d' un citron, de la coriandre fraîche ciselée, du sel et du poivre et........c' est fini.

                    Il ne reste plus qu' à déguster, en fermant les yeux pour se retrouver dans ce village dont j' ai malheureusement oublié le nom; mais c' est facile, depuis Taroudant, prenez la direction du sud-est et des montagnes et grimpez.................

 

Et pour les amateurs de folklore.........

 

 

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2013-01-21T07:22:00+01:00

Des clics " souvenirs "

Publié par divagations-et-balades

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                    On l' appelait " Alger la Blanche " et, parfois, pour certains, comme avait dit Roland Bacri " Alger la Planche ". On parle beaucoup de l' Algérie en ce moment, une autre, ce qui m' incite à vous parler un peu de la mienne, malgré les couleurs qui s' estompent, les odeurs qui s' affadissent, mais que l' on recrée à volonté............dans la cuisine.

                    Les photos sur papier ont bien résisté au temps, les diapositives ont trahi; j' ai essayé de les arranger au mieux; malheureusement on faisait beaucoup de diapositives.

                    Alger coule vers la mer, c' est le port qui l' empêche d' aller s' y noyer. Et le boulevard Pitolet qui en suit la courbe.

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                    Du Balcon Saint Raphaël, on la voyait dégringoler. J' aimais bien y aller, car, si mes souvenirs ne me trahissent pas, c' était près du Dar El Alia où il y avait de si bons gâteaux.

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Des noms se télescopent dans ma tête, le square Bresson, où j' allais manger des glaces avec ma camarade Claude, la place du Gouvernement où chevauchait le Général Bugeaud dans une cavalcade immobile, la rue de La Lyre par laquelle on accédait à la Casbah. De là, je grimpais la rue Médée et allais avec une amie en visiter d' autres.

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Les joueurs de dominos et les fumeurs de chicha ne nous regardaient pas toujours aimablement. C' était la guerre !

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J' adorais la Casbah; je m' y racontais des histoires, et parfois éprouvais quelques frissons en pensant à Ali La Pointe. Je me suis faite aussi ramassée par une patrouille militaire plus d' une fois, avec un sermon à la clef. Si mes parents avaient su ça !!!

                    La Casbah vibrait d' une vie grouillante, apparemment anodine, mais on savait qu' une vie cachée et brutale y rampait tout bas. Il ne faisait pas bon y traîner en fait, et j' étais sans doute inconsciente et un brin provocatrice, comme toujours. Je me lançais des défis " anti-peur ".

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Des palabres mystérieux s' y tenaient, prés de la bouche noire d' une ruelle;

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des paroles s' échangeaient, qui n' étaient pas toutes anodines;

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le mystère était partout, dans un regard qui suivait dans l' ombre.

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                    C' était Alger des années soixante. Mais il n' y avait pas que le côté sombre. Il y avait encore de la place pour un peu de musique, et je vais m' arrêter là, car il y a toujours des brins de bonheur partout.

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2012-10-09T07:13:00+02:00

Napoléon a oublié son chapeau

Publié par divagations-et-balades

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          Loin, là-bas, à environ deux cents kilomètres au sud d' Agadir, au-delà de Tiznit, se trouve Tafraout. C' est un gros village à mille deux cents mètres d' altitude, dans les montagnes de granit rose de l' Anti Atlas.

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Nous étions à la fin du mois de février; le ciel était léger, des nuages rosés se promenaient, nonchalants, au-dessus de la montagne, et les amandiers étaient en fleurs. Il nous avait été recommandé d' aller à Tafraout ce mois-là, justement pour les amandiers en fleurs. Le spectacle en valait la peine,bien qu' il soit déjà un peu tard.

Cette ville est une cité de légende. On raconte que Napoléon Bonaparte serait passé par là, et la preuve en est qu' il a perdu ici son célèbre petit chapeau. Depuis, en souvenir, on l' exhibe au sommet d' une montagne.

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Cet endroit est magique, d' une beauté à couper le souffle. En faisant le tour du village, nous sommes arrivés dans un lieu complètement chaotique, un grand champ d' énormes cailloux.Dans la vallée : palmiers, oliviers et amandiers.

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Tafraout a été le berceau d' un des plus grands écrivains marocains francophones contemporains: Mohammed Khair-Eddine, né là en mil neuf cent quarante et un. Il est mort à Rabat en mil neuf cent quatre vingt quinze. Son premier roman " Agadir " a reçu en mil neuf cent soixante sept, le prix " Enfants terribles " qui venait d' être créé par Jean Cocteau.

Le souvenir de la beauté du site s' accompagne de celui de la meilleure soupe harira jamais mangée. Depuis, j' en traque la recette. Semoule, cumin et...........? Celle-ci n' avait pas de viande, ce qui nous convenait très bien.

Têtue comme je peux l' être, je finirai bien par la trouver..........

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2012-10-08T06:37:00+02:00

jardins marocains

Publié par divagations-et-balades

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          Les jardins marocains, du plus modeste au plus élaboré, sont des morceaux de jardin d' Eden tombés sur terre. Luxuriance, couleurs, murmures de l' eau, tout est fait pour le plaisir des yeux et le ravissement de l' âme.

Poussons la première porte, une dentelle de fer forgé;

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Celui-ci est petit, mais il enchante par l' harmonie des tons, la fraîcheur de l' eau qui chantonne dans son bassin;

A l' inverse, celui-là semble présenter un aimable fouillis, mais ce n' est qu' apparence;

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Promenons-nous dans quelques-uns de ces jardins de rêve;

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Nous projetons d' avoir une eau murmurante dans notre jardin, je ne sais quand........peut-être l' an prochain avec un peu de chance.......un peu ce genre.......en plus petit,

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pour retrouver ici mon jardin de Casablanca............à moins que cela ne reste qu' un rêve.........

J' aime beaucoup celui-ci :

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Ces jardins sont magiques, une musique à eux seuls, entre le chant de l' eau et celui-des oiseaux. Et quand, parfois, quelques notes de oud flottent dans l' air et arrivent vers nous, telles de légers papillons, on s' envole vers les Mille et unes Nuits, en une sorte de voyage intemporel.............en tapis volant.

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