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Articles avec #contes catégorie

2017-05-24T14:07:46+02:00

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

Publié par divagations-et-balades

          Le lendemain matin, le jour se levait à peine quand Ali se rendit au lieu de rendez-vous.

          il trouva le jeune nubien en train de grimper au mat, la felouque était pratiquement prête au départ. 

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          Provisions et boisson avaient déjà été embarquées, le grand voyage vers le delta allait commencé.

          Détendu, Ali regardait, avec intérêt, le paysage qui déroulait des millénaires d' histoire humaine.

          A sa gauche, le désert lybique avait échangé ses dunes de sable contre des monts de grès roux. Il aperçut soudain un dromadaire arrêté sur la crête; le chamelier, immobile, paraissait les observer, puis, tourna bride et s' éloigna vers l' immensité mystérieuse du désert.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

           Nul sur la felouque, ne s' aperçut qu' ils étaient suivis; nimbé d' un flou qui, pensait'il allait le dissimuler, nageait, sans bruit, le crocodile qui, la veille, avait raté Ali de si peu.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          Portée par le courant, et un léger khamsin qui soufflait de Nubie, la felouque avançait vite; déjà apparaissaient les ruines gigantesques de l' Ancien Empire.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          Ali regardait, émerveillé, écrasé par leur puissance. On passait devant le temple d' Amon à Karnak, et il vit les deux obélisques jumeaux que la reine Hatshepsout avait fait ériger mille cinq cents ans avant J.C. et dont des millénaires plus tard il ne resterait qu' une seule.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          Puis, ce fut Thèbes et la Vallée des Rois.

          Ali, dans sa felouque, savait' il qu' il longeait le royaume des morts dont les Colosses de Memnon étaient les gardiens ?

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          La chaleur devenait de plus en plus pesante, et, Ali s' endormit. Pendant ce temps............le crocodile suivait toujours !

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2017-05-13T19:17:06+02:00

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 5

Publié par divagations-et-balades

          Au terme d' un voyage assez facile, Ali arriva dans une petite cité au bord de la mer Rouge.

          Il se dit que le plus simple pour trouver un marin, était d' aller dans une de ces tavernes que l' on trouve dans tous les ports du monde connu.        

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 5

          A force d' interrogations, de discussions, il finit par trouver un homme qui faisait le trafic entre l' Arabie heureuse et l' Egypte. Il consentit à lui faire traverser le bras de mer, et à le déposer dans un petit port de pécheurs nommé Barânîs.

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          La traversée n' était pas sans péril, car, cette mer était infestée de pillards.

          Le bateau du marin était un zaroug, petit boutre très rapide et pour cela, favori des pillards de ces contrées.

, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27120994

, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27120994

          Ils en rencontrèrent plusieurs, mais au grand étonnement d' Ali, aucun ne les attaqua. Il finit par comprendre que le marin qui l' avait accepté à son bord, était lui-même un pillard. En fait, Ali lui servirait de caution s' ils étaient arraisonnés par la police maritime; le marin dirait qu' il assurait le transport des voyageurs.

          Enfin, ils accostèrent à Barânîs. A nouveau, Ali devrait traverser un désert pour rejoindre la ville d' Assouan, sur le Nil. Là, il espérait trouver une felouque pour l' emmener vers la grande mer bleue, qui, loin vers l' occident, baignait les côtes de son pays.

         Après une marche harassante, il arriva au bord du fleuve-roi.

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 5

          Fou de joie, il se jeta à l' eau et s' ébroua dans sa fraîcheur bienfaisante. Mais, de l' autre rive, des femmes lui faisaient des gestes frénétiques en criant. Il ne comprenait pas ce qu' elles voulaient dire, quand, soudain, un frémissement dans l' eau attira son regard.

          Epouvanté, il n' eut que le temps de grimper sur la rive, un crocodile avait jeté son dévolu sur lui pour son repas du soir.

          Un long moment après, revenu de sa frayeur, Ali se mit en quête d' un batelier. Il en aperçut deux ou trois en train de discuter au bord de l' eau.

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 5

          Il s'approcha, et les palabres recommencèrent. C' était un long voyage qu' il leur demandait d' entreprendre. Enfin, l' un d' eux, un jeune nubien déluré accepta.

          Rendez-vous fut pris pour l' aube suivante.

         Y serait-il ?

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2017-05-08T18:44:55+02:00

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 4

Publié par divagations-et-balades

          Ali et Aïcha voyaient avec satisfaction, les gestes de vociférations des janissaires dans la cour du palais du Cheikh.

          A grands coups d' ailes, Pégase les emmenaient vers la liberté. Le désert de sable avait fait place à une terre de roches, tourmentée, avec des canyons au fond desquels courait une végétation luxuriante.

Canyon de la mort - Arizona

Canyon de la mort - Arizona

          Mais les deux fuyards ne voyaient pas trop le paysage car ils dodelinaient de la tête; le sommeil les gagnait, car, de peur de rater l'heure du départ, ni l'un ni l'autre n' avait dormi.

          Puis se fut la mer bleue du golfe persique, le désert de Syrie où fuyaient les chameaux.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 4

          Et, enfin, les montagnes de l' Arabie heureuse qu' Aïcha regardait avec grande émotion.

De mon livre "Lunes d' Arabie", ainsi que les suivantes.

De mon livre "Lunes d' Arabie", ainsi que les suivantes.

          Elle arrivait chez elle; Ali avait tenu la promesse qu' il lui en avait faite. Elle apercevait la maison de son père, la plus belle du village, car il en était le cadi.

          Quand Pégase se posa dans la cour, sa mère, ses frères et soeurs.....toute la famille poussa des youyous de joie, teintée d' une énorme émotion, car on pensait Aïcha perdue pour toujours.

         Ali fut fêté comme il se doit, et la mère d' Aïcha s' en alla préparer le repas de bienvenue.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 4

          Une grande fête fut donnée à laquelle furent invités tous les habitants du village. Puis, on prépara Aïcha pour le mariage. Elle tenait à ce qu' Ali y assiste avant son départ.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 4

          Comme tout homme, il ne la verrait pas avant la cérémonie, mais, elle lui montra sa main, superbement décorée au henné, à travers une tenture.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 4

          Le mariage dura trois jours, puis, arriva pour Ali, le moment du départ. Il devait rentrer chez lui où Mouna l' attendait, ainsi que le mystérieux cadeau du génie.

          On lui donna quelques vivres et de l'eau, et il partit vers la mer, espérant trouver un bateau qui le ramènerait dans son pays.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 4

          Trouverait-il un marin qui pourrait le ramener ?

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2017-05-01T16:59:03+02:00

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 3

Publié par divagations-et-balades

          Ali et ses compagnons pensaient passer une bonne nuit dans ce somptueux décor, mais, quelque chose les tracassait. Ils en parlèrent presque toute la nuit, et le matin, une véritable angoisse leur serrait la gorge.

          Ils avaient enfin compris ce que signifiait la visite du chef des eunuques. Ils allaient être affectés à la garde du harem, ce qui impliquait une douloureuse opération.

          Dès lors, une seule pensée occupait leur esprit : s' enfuir.

          Profitant de la semi-liberté dont ils jouissaient encore, Ali se mit à fureter un peu partout. C' est ainsi qu' il fit la connaissance de Démétrios, un jeune esclave grec.

Image extraite de mon livre " Lunes d' Arabie " de Pascal et Maria Maréchaux

Image extraite de mon livre " Lunes d' Arabie " de Pascal et Maria Maréchaux

          Celui-ci lui confia alors une chose ahurissante : il y avait dans les écuries du Cheikh, un cheval magique qu' un de ses ancêtres avait volé bien des lunes auparavant. Ce cheval, à la belle robe lustrée, était né, dit-on, du sang de la gorgone Méduse quand Persée l' avait décapitée.

          C' était un cheval divin, éternel, qui avait la particularité de voler dans les airs. Ali décida qu' il lui fallait ce cheval nommé Pégase.

          Entre temps, le chef des eunuques était revenu et avait désigné un des compagnons d' Ali, lui enjoignant de le suivre. Le malheureux, se doutant de ce qui l' attendait, voulut résister. En vain, des janissaires survinrent et l' emmenèrent de force.

          Le temps pressait; il devenait urgent de fuir.

          Au cours de ses investigations, Ali découvrit, seule dans une chambre, une belle jeune fille dont l' air très triste l' émut.

Cette image et la suivante sont extraites de mon livre " Harem " d' A. d' Huart et N. Tazi

Cette image et la suivante sont extraites de mon livre " Harem " d' A. d' Huart et N. Tazi

          Il était interdit d' approcher les femmes du harem, mais Ali, se disant qu' il allait fuir bientôt, osa lui demander ce qui la rendait si malheureuse.

          " Le Cheikh m' a choisie pour favorite, dit-elle, sans plus pouvoir retenir ses larmes. On m' a enlevée à ma famille et à mon fiancé, là-bas, en Arabie Heureuse. Oh ! Je voudrais tant y retourner ! ".

          " Tiens-toi prête demain matin, dès l' aurore. Je viendrai te chercher et je te jure, par Allah, que je te ramènerai chez toi ".

          La belle Aïcha, tel était son nom, se reprit à espérer. " Je serai prête " dit-elle.

          Il ne restait plus qu' à voler Pégase. Ali n' avait dit mot à qui que se soit de ses intentions. il se coucha avec tout le monde et fit mine de s' endormir très vite. Mais, il se tint éveillé pour ne pas rater l' aurore.

          A l' heure dite, il alla chercher la belle Aïcha, et tous deux filèrent vers les écuries que Démétrios avait indiquées à Ali.

          Là, vite ils montèrent sur Pégase, qui, docilement, s' éleva dans les airs avec son double fardeau.

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 3

          Les autres chevaux hennirent, alertant les gardes. Trop tard, les fuyards étaient hors de portée.

          Pégase allait-il les amener à bon port ?

A suivre......

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2017-04-20T07:52:31+02:00

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 2

Publié par divagations-et-balades

          Quand les Mongols s' éveillèrent, ils s' aperçurent très vite de la félonie d' ALi. Les femmes se lamentaient car, la vache envolée, comment allaient-elles nourrir les enfants ? Les hommes, eux, étaient la proie d' une farouche colère;

          Vite, ils enfourchèrent leurs rapides petits chevaux et s' élancèrent à la poursuite de cet ingrat voleur.

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          Ils avaient, sur Ali, plusieurs heures de retard, mais, avec une vache et à pieds, on ne va pas vite, et, comment se cacher dans cette steppe désertique ?

          Alors que le soleil, haut dans le ciel, dardait des rayons impitoyables, ils aperçurent l' infâme personnage. Il était en train de traire la vache.

          Les Mongols éperonnèrent leurs chevaux. Tout à coup, Ali les vit. il se releva et tenta de fuir en titubant, abandonnant la vache qui fut récupérée par un poursuivant. lequel quitta la chasse pour la ramener vers le campement.

          Ali, tremblant de peur, fut évidemment rattrapé et fait prisonnier. Qu' allait-on faire de lui ? Les Mongols se concertaient à voix basse.

          C' est alors qu' ils virent au loin un étrange cortège. Un homme était enchaîné derrière un chameau, et régulièrement, d' autres membres de cette petite caravane le faisaient avancer à coups de fouet.

mon livre " Afrique du Nord " - ed. Odé 1952

mon livre " Afrique du Nord " - ed. Odé 1952

          Les Mongols s' avancèrent vers eux en faisant des signes de paix. Ces hommes cherchaient des esclaves pour leur maître, un cheikh très riche et cruel.

          Ali était jeune et en bonne forme, il ferait l' affaire. Les Mongols le vendirent donc aux hommes du cheikh, et repartirent vers leur campement.

          Au bout de deux jours de marche éreintante, Ali et son escorte, arrivèrent au palais du cheikh.

photo personnelle

photo personnelle

          Les prisonniers crurent être arrivés au paradis. Ce palais était une oasis de fraîcheur et de beauté. Ils furent conduits dans une salle de repos en attendant que fut décidé ce que l' on ferait d' eux.

livre " Harems " d' Annabelle d' Huart et Nadia Tazi - Ed. du Chêne 1980

livre " Harems " d' Annabelle d' Huart et Nadia Tazi - Ed. du Chêne 1980

          Tard dans la soirée, un homme noir, somptueusement vêtu, vint les voir. Il les examina sous toutes les coutures. Les yeux, les dents, la langue.....

" Harems "

" Harems "

          Nos hommes se sentirent rassurés. On allait prendre soin d' eux.

          Ils l' auraient été moins s' ils avaient su que cet homme était le chef des eunuques.......

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2017-04-12T19:01:18+02:00

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 1

Publié par divagations-et-balades

          Là-bas, dans la lointaine Chine, Ali, sa mission terminée, n' avait plus qu' une idée en tête : revenir dans son pays où l' attendait Mounia, sa fidèle ( du moins il l' espérait ) épouse.

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 1

          Mais hélas, nulle caravane ne se formait pour repartir vers l' ouest, Marco Polo et sa famille n' étaient pas près de rejoindre Venise, alors, Ali prit une folle décision : il allait repartir seul, à pieds.

          On tenta de le dissuader d' entreprendre un voyage aussi long et dangereux, mais Ali ne voulut rien entendre. De plus, il lui tardait d' arriver chez lui pour expérimenter le cadeau, du génie.

          Il salua tous ses compagnons, consternés, puis partit. Tant qu' il traversait des terres habitées, tout alla bien, mais bientôt, il fut dans l' immensité incandescente du désert.

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 1

          Dans son inconséquence, il avait emporté une outre d' eau, et des graines dont il avait bourré toutes ses poches.

          Dans le terrible Taklamakan, les puits étaient rares. Ali ne tarda pas à avoir des hallucinations. Il lui semblait que son pays était là, devant lui, presque à portée de mains.

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 1

          Mais Allah veillait sur lui. Il rencontra un campement de nomades mongols. Ceux-ci, fidèles à la tradition des gens du désert, le recueillirent, lui donnèrent à manger et à boire. La courtoisie la plus élémentaire eut voulu qu' Ali remercia en effectuant de menus travaux, mais il était habité d' une telle frénésie de retour, qu' une nuit, ayant récupéré ses forces, il partit en..........volant l' unique vache des nomades, celle dont le lait nourrissait la tribu.

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 1

          C' était une vilénie ! Les Mongols, outrés, l' accablèrent de paroles de malédiction. Ali s' en doutait mais, s' en moquait. Il aurait du lait pendant quelques jours.

          Mais avec tant de malédictions sur sa tête, comment allait-il continuer son voyage ?

 

( Les photos sont extraites de mon livre " Lunes d' Arabie " de Pascal et Maria Maréchaux - 1987 )

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2017-03-27T18:19:09+02:00

L' errance du génie - Chapitre VII

Publié par divagations-et-balades

          Depuis des jours et des jours, le magicien africain tentait d' amadouer Ali. Mais celui-ci, dorénavant, se méfiait de l' ex-galérien, et tentait de l' éviter le plus possible.

          Et la caravane avançait inexorablement vers l' empire Yuan. Pour l' heure, elle approchait du terrible désert de Gobi. On laissait derrière soi les derniers palmiers. 

L' errance du génie - Chapitre VII

          Et bientôt, l' immensité de sable allait s' offrir aux regards. Ce désert effrayait un peu les caravaniers, car les conditions de vie y étaient extrêmes. En été, une nappe de feu l' inondait, en hiver, c' était l' endroit du monde le plus froid. On ne saurait que très longtemps après, que seule l' Antarctique pouvait rivaliser avec lui....Quelle que soit la saison, il était très difficile d' y vivre. Et le voici qui s' étalait devant les voyageurs.

L' errance du génie - Chapitre VII

          Le magicien africain commençait à s' énerver. La fuite inexorable des jours et le pas réguliers des chameaux, le rapprochaient du terminus.

          Il gagnait un peu de temps à cause d' un détour par le sud, des hordes mongoles écumant la région plus au nord avec grande férocité.

          Déjà, Srinagar, la capitale d' été du Kashmir, était derrière eux. Des enfants, surgis de nulle part, regardaient passer la caravane avec de grands yeux ébahis.

L' errance du génie - Chapitre VII

          Ali avait désormais perdu toute confiance en cet ex-galérien, ne comprenant toujours pas comment il était là, mais se doutant fortement du pourquoi. La lampe ne le quittait pas, même en dormant il gardait la main dessus.

          Dans la lampe, le génie se faisait le plus silencieux possible. Il savait qu' il ronflait en dormant, ce qui mettait Ali de fort méchante humeur.

          Enfin, ils rentrèrent en Chine par la ville de Lanzhou.

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          Bientôt, ils seraient dans la capitale de Kubilaï Khan. Aladin y demeurait et, grâce à son épouse, il pouvait compter sur la protection du grand Khan en cas de malheur.

          Acculé, le magicien africain décida de jouer le tout pour le tout, résolut de tuer Ali, de s' emparer de la lampe et de s' enfuir dans la nuit.

          Dans la lampe, le génie avait senti que se préparait quelque chose de terrible. Comment prévenir Ali ? Car celui-ci, peut-être parce qu' il savait être près du terme de sa mission, était devenu moins vigilant.

          Mais, ce que ni le magicien africain, ni Ali, ne savaient, c' est que, depuis les monts Karakoram, un terrifiant tigre à dents de sabre, surgi du fonds des âges, suivait la caravane.

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         Malin, et d' une infinie patience, il attendait son heure, sachant que plus les jours passaient, plus les caravaniers étaient fatigués et relâchaient la garde.

          Cette nuit-là, le magicien africain décida de frapper; son jambiya entre les dents, il rampait silencieusement.

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          Dans la lampe, le génie s' agitait dans tous les sens pour réveiller Ali. Après ces années de trajets et de dangers, celui-ci avait acquis un sommeil léger. Les contorsions du génie le réveillèrent.

          Il devina, plutôt qu' il ne la vit, qu' une ombre rampait sur le sol, et soudain, un intempestif rayon de lune fit briller le jambiya. Ali roula sur lui-même pour s' éloigner; oubliant toute prudence, le magicien africain se dressa d' un bond et s' élança vers Ali............Et se fut l' apocalypse !

          Une ombre gigantesque, un rugissement terrifiant, un hurlement d' épouvante............un horrible bruit de mâchoires se refermant sur un corps qui, déjà, n' avait plus rien d' humain.

          Cela en était fini du magicien africain. Le tigre à dents de sabre avait prélevé sa ration de protéines humaines, indispensables à sa survie.

          Au petit matin, la caravane se remit en route. Ali savait maintenant qu' il accomplirait sa mission...........et qu' une belle récompense l' attendait.

          Aladin et la princesse Boudoulboudour étaient fous de joie. Aladin frotta la lampe et, enfin, le génie sortit.

          Sa longue errance était terminée. Mais, il avait encore quelque chose à faire : il voulait remercier Ali de l' avoir ramené à bon port.

          Alors, il lui dit ces mots étranges : " Ali, merci beaucoup, pour moi tu as entrepris ce long voyage et tu m' as protégé des projets funestes du magicien africain; aussi, je te fais cadeau d' un mot magique ; sésame. Quand tu reviendras dans ton pays, tu iras près de cette montagne où tu jouais étant enfant. Devant son côté plat, tu prononceras ce mot et...tu verras ".

          Ali remercia le génie tout en se demandant ce que cela voulait dire. Il fit cependant ce que le génie lui avait recommandé, et........la montagne s' ouvrit. Ali, prudemment, s' engagea par l' ouverture, et des merveilles d' une grande richesse s' offrirent à son regard.

Peinture de Maxfield Parrish - 1909

Peinture de Maxfield Parrish - 1909

          Il en resta.....baba ! Et c' est pourquoi on l' appela dorénavant Ali Baba.

          Mais ceci est une autre histoire

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2017-03-21T06:18:00+01:00

L' errance du génie - Chapitre VI

Publié par divagations-et-balades

          Au pas lent des chameaux, la caravane allait mettre trois ans pour rallier la capitale chinoise. Contournant le désert du Taklamakan, l' un des plus arides du monde, elle progressait le long d' un chapelet d' oasis-forteresses, au pied des monts Tian Shan, appelés aussi : Monts célestes.

          Le soir, si l' on n' avait pas la chance d' atteindre assez tôt la sécurité d' un caravansérail, on bivouaquait, de préférence auprès d' un point d' eau, mais, il était nécessaire d' instaurer des tours de garde, car, des hordes Tartares alliées aux Mongols, parcouraient les grandes steppes, et pillaient tous ceux qui avaient le malheur de les rencontrer.

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          Mais la chance semblait attachée aux pas de la famille Polo, car ils atteignirent la Perse sans encombres.

          Dans ce pays, cependant, un autre danger régnait. La caravane allait passer non loin de la forteresse d' Alamut.

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          Celle-ci avait fort mauvaise réputation. Certes, le " Vieux de la montagne ", Hassan Ibn Al-Sabbah, 

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était mort depuis plusieurs années, mais, on disait que la secte des haschishins ou assassins, qu' il avait créée, était toujours active, transformée en hordes de brigands cruels et impitoyables.

          Il se trouva qu' Ali le marin, prit un tour de garde avec le magicien africain. Celui-ci l' avait aperçu sur le navire barbaresque et se demandait bien ce qu' il faisait là. Il résolut de le faire parler.

          Ali, cependant, se méfiait de ce galérien qu' il avait vu, enchaîné, sur le bateau. Comment s' était-il libéré ? Etait-il en mission lui aussi ? Et si oui, laquelle ? Et pour le compte de qui ? Etait-ce le capitaine qui l' avait chargé de le surveiller, lui, Ali ? Ou bien n' était-il qu' un vulgaire voleur voulant s' emparer de la lampe ? Mais comment saurait-il qu' elle était en sa possession ? Et comment connaîtrait-il son existence ?

          Cela faisait beaucoup de questions, et Ali se sentait inquiet car il n' avait pas les réponses.

          Jour après jour, mois après mois, la caravane approchait de l' empire Yuan, et ni le magicien africain, ni Ali, n' avaient progressé dans leurs quêtes respectives. Jusqu'au jour où..............

          " Que vas-tu faire dans la capitale chinoise ? " demanda innocemment le magicien africain à Ali.

          Celui-ci, étourdiment, répondit qu' il allait remettre à un jeune chinois, un objet lui appartenant.

          Le magicien africain, immédiatement en alerte, fit remarquer que cet objet devait être bien précieux pour avoir entrepris un aussi long voyage.

          " Bof ! fit Ali, ce n' est qu' une vieille lampe banale, à mon avis elle ne mérite pas les risques encourus. Ce doit être un objet de famille ".

          " Peux-tu me la montrer, dit le magicien africain, masquant son excitation, je m' y connais en antiquité "!

          Ali, soudain inquiet, et se rappelant les propos du capitaine, se ferma, refusa tout net et tourna les talons.

          Cette fois, le magicien africain sut qu' il avait retrouvé la lampe, et, en mauvais homme qu' il était, commença à manigancer afin de s' en emparer.

         Allait'il réussir ?

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2017-03-16T18:22:31+01:00

L' errance du génie - Chapitre V

Publié par divagations-et-balades

          A Venise donc, le jeune Marco Polo s' apprêtait à embarquer avec son père et son oncle, pour un long voyage vers la Chine et la cour fastueuse de Kubilaï Khan, fondateur de la dynastie Yuan, à Cambaluc, qui bien plus tard serait remplacé comme capitale par une ville plus au sud : Pékin.

Wikipedia ( comme toutes les photos et image qui vont suivre)

Wikipedia ( comme toutes les photos et image qui vont suivre)

          Ils allaient à Constantinople où ils possédaient un comptoir, et de là, iraient rejoindre le comptoir vénitien de l' Ayas, point de départ de la Route septentrionale de la Soie, celle qui contourne par le nord le désert de Taklamakan.

L' errance du génie - Chapitre V

          Cette Route de la Soie était l' héritière de la Route de Jade, active dès le paléolithique. Elle était empruntée par des pasteurs nomades eurasiatiques. ( Et quelques espions ).

          Dès l' Antiquité, les Sogdiens, habitants de la Sogdiane, contrée à l' ouest de l' actuel Ouzbékistan, contrôlaient l' essentiel du commerce le long de la Route de la Soie. Ils prélevaient de nombreuses taxes qui enrichirent fortement les prestigieuses cités de Samarkand et Boukhara aux fameuses et superbes mosquées.

Registan de Samarkand et mosquée Po-i-Kalân de Boukhara
Registan de Samarkand et mosquée Po-i-Kalân de Boukhara

Registan de Samarkand et mosquée Po-i-Kalân de Boukhara

          Pendant ce temps, la galère qui transportait le saint homme et Cervantès, flanqué du magicien africain, toujours attachés à leur rame, n' avait pu accoster à Constantinople à cause d' une violente tempête venue de la mer Noire. Le capitaine s' était donc dérouté vers.......l' Ayas.

          Ils trouvèrent la ville en pleine effervescence. Une riche caravane était en train de se former. Des chameaux de la Bactriane, lourdement chargés, étaient amenés, nombreux. C' était la caravane que formait la famille Polo pour rejoindre la Chine.

L' errance du génie - Chapitre V

          Le saint homme ne pouvait pas aller plus loin; il pensait au pèlerinage qui le ferait hadj, et n' avait pas l' intention de le manquer. Sa mission s' arrêtait là.

          Mais le génie dans sa lampe voulait absolument retrouver son pays et Aladdin.

          Le saint homme se mit en quête de quelqu' un de confiance qui prendrait le relais. Le capitaine de la galère lui recommanda un de ses marins. L' affaire fut faite, cet Ali irait donc en Chine à la recherche d' Aladdin et sa princesse d' épouse, et leur remettrait la lampe merveilleuse.

          Dans sa grande sagesse, le saint homme n' avait pas dit que la lampe était magique et qu' un génie l' habitait. Mais, le capitaine barbaresque était retors, et subodorait un secret à cause du soin jaloux que prenait le saint homme pour veiller sur sa lampe.

          Il chargea donc Ali d' ouvrir l' oeil et lui promit grande récompense s' il parvenait à savoir ce que la lampe cachait.

          Ali se renseigna sur la destination de la caravane des Polo, et sachant qu' elle allait vers la Chine, négocia son passage.

          Et que faisait le magicien africain ? Son anneau magique s' était rechargé et, grâce à lui, il devint invisible et se libéra du banc de chiourme.

          Sans état d' âme, il abandonna Cervantès à son destin d' esclave.

          Lui aussi s' intégra à la caravane des Polo afin de fuir le capitaine barbaresque qui n' entendait pas perdre le moindre ducat à cause de lui.

          Et la caravane s' ébranla vers les grandes steppes de l' Asie Centrale.

L' errance du génie - Chapitre V

          C' était un voyage plein de danger. Qu' allait-il se passer ?

A suivre.....

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2017-03-13T14:53:45+01:00

L' errance du génie - Chapitre IV

Publié par divagations-et-balades

         A Ouargla, les choses avaient changé. Un émissaire du Dey avait été diligenté auprès du chef des Barbaresques, pour lui ordonner de lui remettre un certain Cervantès, se trouvant parmi les futurs esclaves. Il se trouvait que cet individu était un noble Espagnol, pour lequel sa riche famille proposait une grosse rançon. 

        Cet émissaire arrivait à temps, c' était jour de marché.

L' errance du génie - Chapitre IV

et la vente devait commencer dès la fin de la danse des fameuses danseuses Ouled Naïl, qui, traditionnellement à Ouargla, inauguraient la folie acheteuse des Seigneurs du désert.

          Le chef des Barbaresques n' appréciait pas beaucoup de perdre la vente de ce jeune seigneur ibérique, mais, il ne pouvait se permettre de désobéir au Dey, représentant le Sultan qui le sponsorisait.

          Il livra donc Miguel de Cervantès. Celui-ci, qui s' était lié d' amitié avec le magicien africain, exigea de l' amener avec lui en tant que valet.

          Ils arrivèrent à Alger bien avant les trois caravaniers qui transportaient la lampe magique.

          Le Dey reçut Cervantès dans son palais en attendant l' arrivée de la rançon. Et honneur suprême, celui-ci eut même accès au harem du souverain.

         

L' errance du génie - Chapitre IV

          Mais la rançon tardait à arriver, pour la bonne raison qu' un pirate barbaresque malhonnête avait arraisonné le navire espagnol et avait débarqué sa cargaison à Tanger, où elle lui rapporterait davantage d' or et d' argent. C' était interdit et puni par le Dey, mais.........qui le lui dirait ?

          Sans la rançon, le Dey s' énerva et décida d' envoyer Cervantès et son valet à Constantinople, en cadeau pour le Sultan.

          Et c' est ainsi que sans le savoir, le magicien africain et le génie dans sa lampe embarquèrent sur la même galère, accompagnés par les youyous des femmes.

L' errance du génie - Chapitre IV

          Bientôt, le port d' Alger allait disparaître dans une brume de chaleur;

          Arc-boutés sur leur rame, les galériens commencèrent à souquer ferme, le rythme scandé par le garde-chiourme allant en s' accélérant.

L' errance du génie - Chapitre IV

          Une sourde angoisse broyait le coeur de Cervantès et du magicien africain. Qu' allait-il leur arriver ?

          Quand au pèlerin qui transportait la lampe merveilleuse, il jouissait tranquillement de la traversée, en compagnie du capitaine de la galère que la présence d' un hadj à son bord honorait.

          Et pendant ce temps, à Venise..............

A suivre...

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