Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Articles avec #contes catégorie

2020-04-01T16:03:02+02:00

Le jour où fondit la Lune

Publié par divagations-et-balades

          Depuis des temps immémoriaux, le Soleil et la Lune se partageaient le Ciel. Et même, au fil du temps, ils étaient tombés amoureux l' un de l'autre.

          Le Soleil flamboyait pendant la journée, la Lune régnait la nuit, ce qui ajoutait à son mystère.

          L' harmonie qui existait entre eux semblait éternelle, et pourtant.......

          ........Pourtant advint un jour maudit où, étourdiment, la Lune empiéta sur le temps diurne du Soleil;

Le jour où fondit la Lune

          Celui-ci, jaloux de ses prérogatives, entra dans une colère brûlante, et ne pardonna pas ce qui, pour lui, était un affront.

          Alors, fou de rage, il lança des langues de feu d'une intensité telle qu'il incendia le Ciel et la Terre, faisant fondre au passage, la pauvre Lune et la belle Vénus venue lui rendre visite.

Le jour où fondit la Lune

          Sur Terre, les ténèbres se firent plus noirs encore, leur opacité sombre engendra des peurs et les rêves se firent cauchemars.

                  La Terre avait perdu sa Lune !!!

          Mais voilà que de très très loin s'éleva la voix d'un enfant : 

                              POISSON D'AVRIL 

        Mais oui......Mais c'est bien sûr !!!! Nous sommes le 1er avril !!!!

Voir les commentaires

2020-02-25T16:20:51+01:00

La légende des mousses espagnoles

Publié par divagations-et-balades

          En Floride, certains arbres se parent d'étranges mèches de cheveux qui dégringolent de leurs branches.

La légende des mousses espagnoles
La légende des mousses espagnoles

          Mais que sont-elles ? Et, d'où viennent-elles ?

          Je vais vous en conter l'histoire.

          C'était il y a bien longtemps, un rustre, venant de la lointaine Espagne, voyageait en Floride. En ce temps-là, les Indiens Séminoles n'en étaient déjà plus tout à fait les maîtres.

Wikipedia

Wikipedia

          Ils connaissaient cet étranger nommé Gorez Goz, et en avaient peur car sa langue était fourchue et son coeur était dur, uniquement intéressé par le gain.

          il avait jeté son dévolu sur une jeune indienne, qu'il acheta pour quelques centimètres de ruban et un pain de savon. (Hum ! Que dire des vendeurs !).

Wikipedia

Wikipedia

          La pauvre fille était terrorisée par cette brute barbue, et.......s'enfuit par delà les collines, les champs et les clairières.

          Evidemment, l'infâme Gorez Goz se lança à sa poursuite. A la fin, n'en pouvant plus et sur le point d'être rattrapée, la jeune indienne grimpa à un arbre. Mais l'horrible bonhomme l'avait vue, et lui aussi grimpa à l'arbre. Elle était perdue.

          Non, car elle plongea dans la rivière, préférant un bain matinal à cet affreux escroc barbu.

          Et les ennuis de celui-ci commencèrent. Son vilain plan était tombé à l'eau, c'est le cas de le dire.

          Il voulut prendre le même chemin que la jeune fille, mais.......il s'accrocha par les poils de son menton, et les branches le retinrent par sa barbe qu'il portait fort longue.

          La jeune indienne fut sauvée. Le barbu perdit la vie.

          Mais sa barbe vit toujours, pour qui sait regarder, sous la forme de ces mousses espagnoles qui pendillent.

La légende des mousses espagnoles

Voir les commentaires

2019-12-24T08:40:00+01:00

Terreur à Rovaniemi

Publié par divagations-et-balades

          Ce jour-là, le Père Noël s'était levé de fort bonne humeur. C'était la veille du jour où il partait faire son périple annuel pour apporter la joie aux enfants de la Terre.

          Il se voyait déjà, un enfant ébloui et heureux près de lui.

Terreur à Rovaniemi

          Après un solide petit-déjeuner, il décida d'aller voir si les lutins avaient fini de faire les paquets-cadeaux, et si les rennes étaient bien harnachés pour le long voyage. Avec toute la neige fraîche qui était tombée la veille, quel plaisir ce serait de faire la longue glissade, élan indispensable pour s'envoler.

          Il ouvrit la porte et........Mais.......Mais.......Que se passe t-il ? Au lieu de voir, comme d'habitude, la blancheur immaculée des près, il vit, avec stupeur d'abord, puis une vague terreur........ses rennes, en train de brouter paisiblement dans un champ à l'herbe bien verte.

Terreur à Rovaniemi

          A l'autre bout du champ, l'atelier des lutins semblait d'une inquiétante tranquillité. Rien ne bougeait alors que normalement, tout n'était qu'effervescence.

          Plus loin, le moulin du Père Fouettard ne tournait pas, ses ailes parfaitement immobiles. mais où était-il donc ? Il devrait être là, c'est l'été qu'il part au pays des bambous pour fabriquer ses fouets !

 

Terreur à Rovaniemi

          Mais.......D'après ce que je vois .... ce serait donc l'été ????

          Réveille-toi, Père Noël, vieux fou ! se dit-il !

          Inquiet, il décida d'aller faire un tour au village, se rassurer en rencontrant des gens qui pourraient lui dire que tout était normal, que seuls ses yeux lui jouaient un tour.

          Bientôt, les pimpantes maisons du village furent devant lui; la rue, tapissée d'herbe verdoyante, était déserte.

Terreur à Rovaniemi

          Ohé ! Il y a quelqu'un ?

          Personne ne répondit. Mais où sont-ils donc ? se dit-il, tandis qu'une angoisse sourde le gagnait peu à peu. 

          Allons au port, là-bas je verrai sûrement quelques pêcheurs; mais le port était désert.

Terreur à Rovaniemi

          Se pourrait-il, se dit le Père Noël, qu'il n'y ait eu aucun enfant sage sur terre cette année, et que cela ait détruit la magie de Noêl ? Pourtant, ses lutins espions ne lui avaient rien signalé d'alarmant à ce sujet !!!

          De plus en plus inquiet, il se demandait si son grand âge, finalement, n'altérait pas ses facultés. Un long frisson le parcourut. Puis, il arriva sur la place centrale du village, et là.........un énorme Troll à trois têtes se tenait, bien campé sur ses immenses pieds plats.

          Les maléfiques yeux jaunes de la première tête se posèrent sur lui......et il comprit. 

Terreur à Rovaniemi

          Les Trolls, ces créatures malfaisantes, avaient pris possession de Rovaniemi. Depuis la nuit des temps ils détestaient Noël, le Père Noël, l'esprit de Noël qui envahissait la Terre, et rendait, pour un temps, les hommes meilleurs. C'étaient eux les responsables de cette anomalie temporelle.

          Alors, le Père Noël tourna les talons, et vite, repartit chez lui pour tout dire à la Mère Noël. Celle-ci était magicienne et saurait que faire pour contrer ces maudites créatures.

Terreur à Rovaniemi

          Ne t'en fais pas dit-elle, demain matin tout sera rentré dans l'ordre, et elle alla s'enfermer dans son cabinet secret.

          Rasséréné, le Père Noël alla, comme chaque soir, admirer le coucher de soleil sur la mer glacée du Grand Nord.

Terreur à Rovaniemi

          Et le lendemain matin...........tout était redevenu normal. Heureux, le Père Noël sortit dans la neige pour aller chercher ses rennes.

Wikipedia

Wikipedia

          Il allait partir en tournée. L'allégresse allait, pour un temps, prendre possession du monde des Hommes. L'air éclaterait de la joie des enfants, tous sages bien sûr.

          La magie de Noël était sauvée. Et l'on pouvait être sûr que, sa tournée terminée, c'est un :

                   Au revoir, A l'année prochaine !

          Que nous dirait le Père Noël.

Terreur à Rovaniemi

Merci à Joel et Marie-Josée qui m'ont confié des photos de leur voyage au Cap Nord..... en été, ce qui m'a obligée à torturer mon imagination !!!

Voir les commentaires

2019-04-20T18:11:36+02:00

La fleur du dimanche

Publié par divagations-et-balades

          En ce troisième jour de Pessah qui cette année, correspond au jour de Pâques chrétien, je veux vous faire un petit cadeau. Pour cela, j'aurais aimé qu'Overblog ait inventé la page olfactive, mais je vais me contenter d'une petite photo prise devant la porte-fenêtre de ma chambre.

La fleur du dimanche

          Depuis plusieurs jours, l'oranger est devenu un vrai bouquet et répand une odeur délicieuse au moindre rayon de soleil, et, le matin, en me réveillant, je me crois encore à Beni Mellal, au milieu des champs d'orangers, baignant dans une fragrance d'enfance. Ma mère avait un remède magique pour nos bobologies d'enfant : l'eau de fleur d'oranger. On adorait, et parfois, souvent, pour en avoir un verre d'eau sucrée, on s'inventait des petits problèmes. Elle n'était pas dupe, mais jouait le jeu.

          Il y a bien sûr une légende accrochée à la fleur d'oranger.

          Il y a bien longtemps, un sultan de Grenade, tomba amoureux d'une jeune et belle esclave nommée Al Ahzar. Mais, la belle était amoureuse d'un jeune architecte du palais. Une nuit, les deux amants se retrouvèrent en secret dans les jardins du palais rouge : l' Alhambra.

La fleur du dimanche

          Selon la légende, le mélange de l'odeur de leurs corps et de la senteur des orangers amers en fleurs, créa l'enivrant parfum fleur d'oranger.

          Malheureusement, celui-ci les trahit. Fou de rage, le sultan assassina la belle Al Ahzar, brûla son corps et en dissimula les cendres. Mais........le parfum persista et le sultan, désespéré, ne put empêcher que depuis ce jour funeste, le parfum se respirerait à Grenade jusqu'à la fin des temps.

          Je vous souhaite de bonnes fêtes, et............comme je suis gourmande, plein de chocolats !

La fleur du dimanche

Voir les commentaires

2018-04-27T16:42:19+02:00

Interlude : Enfin on sait.....

Publié par divagations-et-balades

          Il vivait, heureux comme un coq en pâte, bien à l' abri dans l' imaginaire d' un tas d' hommes, de femmes et d' enfants, dans un lointain pays qui s' appelait " l' Etat ensoleillé ".

          Ce  pays se trouvait au bord d' une vaste mer, et déroulait des plages mythiques et des rochers escarpés.

          La vie était belle et tranquille pour lui, car chacun des habitants de ce pays lui vouait une grande affection. Rien de mauvais ne pouvait lui arriver.

          Et pourtant, un jour, des hommes l' attrapèrent, le mirent dans une grande caisse en bois, et il sentit que cette caisse se déplaçait. Malgré la peur qui l' étreignait, il finit par s' endormir, bercé par le léger mouvement de tangage de la caisse en bois.

          Quand il se réveilla, celle-ci était immobile. Il entendait un bruit d' eau fraîche et sentait même les rayons familiers du soleil. Ceci le rasséréna, il était toujours dans son pays. Mais, il déchanta rapidement. Les voix qu' il entendait à travers le bois de sa caisse, parlaient dans une langue étrangère.

          La peur le saisit à nouveau. Où était' il ? Pourquoi n' ouvrait' on pas cette maudite caisse ? il en avait assez d' être enfermé, car cela faisait plusieurs jours qu' il ne voyait plus la lumière de l' astre rassurant.

          Autour de sa prison, des gens passaient et s' arrêtaient, curieux.

          " Cette caisse vient de ce lointain Etat ensoleillé " disaient' ils, et chacun s' interrogeait pour savoir ce qu' elle renfermait. Certains savaient, et prenant un air mystérieux, restaient bouche cousue. 

photo Sud-Ouest

photo Sud-Ouest

          Et puis le grand jour de l' ouverture de la caisse se leva. Il ressentit une sorte de surexcitation dans l' attitude des gens qui gravitaient autour; et celle-ci l' envahit à son tour. On allait le libérer. C' était sûr.

          Des coups furent donnés, la caisse se mit à vibrer, et soudain, elle s' ouvrit dans le grand fracas de panneaux de bois tombant sur le sol.

          La lumière l' éblouit; il vit de belles façades comme il n' en avait jamais vues dans son pays. Un large fleuve passait à proximité, il faisait chaud, et le soleil dardait ses rayons bienfaisants. Il était stupéfié, et les gens alentour étaient abasourdis et se demandaient ce qu' il faisait là.

          Alors, comme il était civilisé et bien éduqué, il leur expliqua qu' il était l' emblème de l' Etat ensoleillé. Et ceux qui savaient, leur dire que cet état l' avait envoyé ici pour le représenter, car lors de la prochaine foire internationale de Bordeaux, il en serait l' invité d' honneur.

          Et c' est ainsi que l' Ours rose de Californie prit pattes sur le sol bordelais.

photo Sud-Ouest

photo Sud-Ouest

Voir les commentaires

2018-01-20T20:30:53+01:00

Il était une fois....le dragon

Publié par divagations-et-balades

          Il est gigantesque, reptilien, avec des griffes de lion et des ailes. Il est terrifiant et crache du feu.

Wikipedia

Wikipedia

          Il a surgi de la nuit des temps, car ses plus anciennes traces se trouvent en Mongolie et datent du Néolithique.

          Lié à la terre par son corps de serpent qui lui donne son caractère malfaisant, il peut, grâce à ses ailes puissantes,se transformer en créature aérienne, mais toujours maléfique.

          Est' il né pour terrifier les humains ? D'où vient' il ? Il fait penser à certains dinosaures, mais ceux-ci ont précédé l' Homme de plusieurs millions d' années, alors ils ne peuvent pas habiter notre mémoire atavique.

Déinonychus - Wikipedia

Déinonychus - Wikipedia

          Certains ont affirmé avoir découvert des ossements de dragon, tel l'historien chinois Chang Qu à Wusheng, vers trois cents avant J.C. mais jamais on a découvert un squelette de dragon.

          Alors ! Créature fabuleuse et imaginaire comme le Sphinx, la Chimère ou les Sirènes ?

          Pourtant, on a découvert une très ancienne tombe sur un site archéologique chinois, où une représentation en coquillages d'un dragon, se voyait nettement à côté du défunt; et c'est bien un dragon fait de briques de couleur, que l'on voit sur les murs de la Porte d'Ishtar, une des plus monumentales de Babylone.

Il était une fois....le dragon
Il était une fois....le dragon

          Alors ! Alors ! Vérité ou mythe les dragons ?

          Je vais vous dire, moi, dont l'enfance fut nourrie de contes merveilleux :

                                 Réalité, bien sûr.

       Au Moyen-Âge, ils étaient encore là. Ils adoraient se nourrir de jeunes gens et enlevaient les princesses.Les gens étaient terrorisés quand un dragon venait s'installer dans leur cité et réclamait son tribut quotidien.

          Heureusement, un jour, naquit un héros. Il s'appelait Georges de Lydda,du nom de la ville où il avait sa maison. (Située en Israël, on l'appelle aussi Lod, et c'est là que fut construit en 1936, le premier aéroport de Tel Aviv.Dans les années soixante, lors de mon premier séjour en Israël, c'est là que j'avais atterri. Ensuite, c'était toujours mon point d'arrivée, mais il s' appelait ben Gurion et était devenu international ).

          Dans la ville de Lydda, on pouvait encore, au début du XXème siècle, voir les ruines de la maison de celui qui, plus tard, devint St Georges.

Il était une fois....le dragon

          Georges de Lydda était un militaire romain. Un jour, il arriva, sur son cheval blanc, dans une ville de Lybie : Silène. Cette cité était terrorisée par un dragon redoutable, qui, tous les jours, réclamait son tribut. Ce jour-là, le sort tomba sur la fille du roi. Gros émoi parmi le peuple bien sûr.

          Georges, alors, engagea avec le monstre un combat acharné. Après un signe de croix; il réussit à transpercer le dragon avec sa lance. La princesse était sauvée; le dragon, blessé seulement, la suivit comme un fidèle toutou jusqu'à la cité.

Wikipedia (références sur la photo).

Wikipedia (références sur la photo).

          Les villageois, en admiration devant le héros et son dieu, se convertirent au christianisme. Mais le dragon les effrayait toujours, alors, Georges le décapita avec son cimeterre. Tiré par quatre boeufs, son cadavre fut traîné hors des murs de la cité.

          Mais, l' empereur Dioclétien par ses " édits contre les Chrétiens " suscita de violentes persécutions contre eux. Georges n'y échappa pas. Emprisonné, il subit un martyre effroyable avant d'être décapité le 23 avril 303.

          Au XIIIème siècle, l'archevêque dominicain Jacques de Voragine  raconta cet épisode de Silène dans La légende dorée. Et Georges devint Saint Georges.

          Il avait terrassé le dernier dragon.

          Mais les dragons ont'ils vraiment disparu ? Je ne crois pas, et je gage que, de nos jours si éloignés du merveilleux, ils se cachent dans quelque endroit secret de la planète.       

Voir les commentaires

2018-01-10T16:42:06+01:00

La dernière sultane

Publié par divagations-et-balades

          La petite troupe s'arrêta à ce sommet de la sierra d'où l'on peut voir la belle cité de Grenade, étendue au milieu des fleurs, comme nimbée d' un voile d'or.

La dernière sultane

          Le sultan Boabdil, car c'était lui, contempla une dernière fois la ville dont il venait d'être chassé, et ses yeux se remplirent de larmes. La vieille Aya, sa mère, lui dit d' un ton plein de colère : " Mon fils, arrête de pleurer comme une femme ce que tu n'as pas su défendre comme un homme ".

          Son épouse, la sultane Zoraima, lui offrit le réconfort d' un sourire tendre et désolé. Elle se rappela ce jour, où, errant dans la roseraie du jardin de son père à Tanger la Bleue, elle méditait sur la demande en mariage qui venait de lui parvenir de la part de son cousin, Boabdil, sultan de Grenade.

          Elle avait rencontré alors, une vieille femme, Aïcha, qui avait le don précieux, mais si redoutable, de lire dans le Grand Livre du Destin, ce qui, de toute éternité, y est inscrit pour chacun.

          Bien sûr, Zoraima demanda à la vieille Aïcha si ce mariage allait lui apporter bonheur ou malheur.

          Aïcha la regarda puis, cueillit une des plus belles roses, et la lui tendit en disant : " Conserve cette fleur avec soin; tant que le malheur ne t'atteindra pas cette rose restera fleurie et fraîche, mais, quand le Destin ne te sera plus favorable, elle se fanera ".

La dernière sultane

          Zoraima mit la rose dans un coffret de santal qui ne la quitta plus.Elle partit donc pour Grenade, qui l'émerveilla par la beauté de ses remparts et de ses jardins.

La dernière sultane

          Quand Zoraima vit Boabdil pour la première fois, elle fut saisie par la beauté du jeune homme, et, en tomba amoureuse aussitôt. Se fut réciproque, car Zoraima aussi était très belle.

          Le bonheur régnait au palais de l'Alhambra, et, dans son coffret de santal, la rose de Tanger la Bleue était resplendissante.

          Las, Boabdil et sa sultane durent s'enfuir de Grenade et repartir vers Tanger. La rose était toujours belle et fraîche; Zoraima était heureuse, même si ses conditions de vie avaient changé, elle s'en moquait puisque Boabdil l' aimait.

          Celui-ci était amer. N'ayant rien emporté de ses trésors, il n'avait même pas un seul esclave pour le servir, et l'humiliation le minait jour après jour. Et jour après jour, il s'éloignait de Zoraima. Puis advint le jour funeste où il lui dit ne plus pouvoir supporter la vie à Tanger, et qu'il allait partir vers l'Orient d'où venaient ses lointains ancêtres.

          Zoraima, toute à son amour, voulut partir avec lui, prête à le suivre, dit-elle, " jusqu'au bout du monde ".

          Mais Boabdil refusa tout net. Et comme Zoraima demandait pourquoi, la terrible sentence tomba : " Parce que je ne t'aime plus ". Et par trois fois, il répéta la formule de répudiation.

          Il partit. Zoraima, le visage inondé de larmes, se réfugia dans sa chambre, et, par habitude, ouvrit le coffret de santal. La rose de Tanger la Bleue n' était plus qu'une boule fripée et jaunâtre qui ne tarda pas à tomber en poussière.

          Ainsi s'accomplit le destin de la dernière sultane de Grenade.

NB : l' endroit où Boabdil s'arrêta pour pleurer Grenade s'appelle encore aujourd'hui : Le soupir du Maure.

 

 

Voir les commentaires

2017-12-22T19:40:20+01:00

Panique à Rovaniemi

Publié par divagations-et-balades

          La consternation régnait à Rovaniemi. Pourtant, tout semblait normal. Les Elfes s' affairaient, préparaient les paquets, fartaient les patins du chariot et donnaient aux rennes leurs vitamines.

Wikipedia

Wikipedia

          Cependant, l' atmosphère était lourde et une sourde angoisse commençait à transpirer.

          Mais, que se passait-il ?

          Une terrible rumeur courait dans le village, et, hélas, elle recouvrait une réalité plus terrible encore : le Père Noël était devenu amnésique.

          Comment cela se pouvait-il ?

          Il avait tout oublié : la nuit de Noël, le voyage sous les étoiles, la distribution des cadeaux dans les cheminées........Et le temps, qui inexorablement se rapprochait de la date fatidique, ne semblait pas le concerner alors qu' une panique insidieuse et sournoise s' emparait de chacun.

          La Mère Noël, quand à elle, était désespérée. Elle voyait avec tristesse le Père Noël se prélasser au lit avec son petit-fils adoré,         

Wikipedia

Wikipedia

          se balader en faisant des entrechats et mille extravagances. Il ne lisait même pas une seule lettre de son abondant courrier.

          La Mère Noël avait le coeur serré en pensant à tous ces enfants qui attendaient, les yeux déjà brillants.

          Elle alla consulter le chaman dans sa cabane au milieu de la forêt.

     * Le Père Noël n' est-il pas allé se promener dans la forêt ces jours-ci ?

     * Si, il disait que cela le détendait,

     * Oui, c' est vrai la plupart du temps, mais c' est la période où, dans la neige, fleurit la fleur d' oubli, et, sans s' en apercevoir, il a du en respirer le parfum pernicieux. Le temps presse Mère Noël, au début on se croit heureux et libre, mais très vite, sans ses souvenirs, on ne sait plus ni qui on est, ni où l' on va;

Panique à Rovaniemi

     * Mais que faire ? dit la pauvre femme de plus en plus désespérée;

     * Seule la fleur du souvenir le sauvera, mais il faut que tu partes vite car elle est loin d' ici, dans la ville sacrée où trois temples se côtoient. Un vieux sage de mes amis te conduira où pousse la fleur, dès que tu seras arrivée là-bas. 

          La Mère Noël fit appel à la magie pour se déplacer, car, effectivement, le temps pressait. Très vite, elle arriva à la ville d' or et se mit en quête du vieux sage.

          Elle le trouva, la guettant sur les remparts de la vieille ville. Le chaman du Pole Nord lui avait déjà expliqué, par télépathie, la mésaventure du Père Noël.   

Panique à Rovaniemi

          Il rassura la Mère Noël en lui disant que la fleur du souvenir poussait bien dans cette ville mais qu' il lui faudrait faire vite, car c' était une fleur de feu qui commençait à s' éteindre dès qu' elle était cueillie. Il ajouterait sa magie à celle de la Mère Noël pour qu' elle rejoigne très rapidement le Pole Nord.

          Vite, ils partirent à travers la ville et, soudain, elle fut là, devant ses yeux, et ce fut un éblouissement.

Panique à Rovaniemi

          La fleur du souvenir était une véritable merveille; des étoiles scintillaient autour de sa corolle. Le vieux sage en cueillit une et la tendit à la Mère Noël. celle-ci la mit dans un écrin de flammes et grâce aux deux magies combinées arriva presque instantanément à Rovaniemi.

          Vite, elle alla à la recherche du Père Noël. Celui-ci ne savait même plus qui il était et jouait à la marelle sur la place du village, sous les regards consternés des Elfes. Elle sortit la fleur du souvenir de son écrin de flammes, et la passa sous le nez du Père Noël.

          " Eh bien, dit celui-ci, tout est-il prêt ? Mes rennes ont-ils été bien nourris ? Les paquets sont-ils terminés ? Il est bientôt temps que je parte faire ma tournée, le monde est vaste et on m' attend dans bien des pays ".

          Le Père Noël était de retour. la Mère Noël avait retrouvé le sourire, les Elfes étaient soulagés. Les jeunes enfants des Elfes aussi, car ils étaient les premiers servis en cadeaux et avaient eu bien peur que le Père Noël ne les eut oubliés pour toujours.

image télé

image télé

          La vie avait repris son cours normal à Rovaniemi. Les enfants du monde pouvaient s' endormir tranquilles, un matin très proche, ils auraient des étoiles plein les yeux, le Père Noël décollait de son village du Pole Nord.

Panique à Rovaniemi

Voir les commentaires

2017-09-14T09:37:12+02:00

Il était une fois.....Le chien de volubilis

Publié par divagations-et-balades

          Les Romains, grands conquérants, ont laissé des traces dans tout le Bassin Méditerranéen, et même au-delà, puisqu'il allèrent jusqu'au Pays du Couchant : le Maghreb.

          Au Maroc, ils créèrent la Maurétanie Tingitane, et c'est l'empereur Auguste qui la fit occuper, et y installa le roi Juba II et son épouse la reine Cléopâtre Séléné, fille de la fabuleuse reine d'Egypte.

          La capitale fut Volubilis.

 

Wikipedia

Wikipedia

          Il en reste de belles ruines dont, malheureusement, je n'ai retrouvé que deux photos.

Il était une fois.....Le chien de volubilis

          Un vaste espace hérissé de colonnes, quelques-unes un peu de guingois, sur lesquelles des cigognes téméraires installent leurs nids.

Il était une fois.....Le chien de volubilis

          On y trouve aussi les vestiges d' un temple d' Hadrien, dont il ne reste debout qu'une porte, un arc de triomphe dédié à Caracalla, qui dut être magnifique, et la Decumana Magnus, la Grande Voie, bordée de colonnes tronquées et de pierres, restes de monuments ou demeures.

          Des mosaïques encore très belles subsistent ça et là; elles sont trop belles pour que je ne fasse pas appel au précieux Wikipedia pour en montrer au moins une.

Celle-ci représente le char d' Amphytrite

Celle-ci représente le char d' Amphytrite

          Et.....il y a le chien, un magnifique chien en bronze découvert en mille neuf cent seize. Il semble prêt à l'attaque.

Wikipedia

Wikipedia

          Ce chien n'est pas n'importe quel chien. Il a une histoire.

          Il était une fois.....un jeune et beau jeune homme qui commandait la légion assurant la sécurité de Volubilis contre les ravages exercés par des tribus berbères insoumises qui dévalaient de l'Atlas.

          Un jour, avec sa cohorte, et son chien qui le suivait partout, il partit inspecter un village au pied des montagnes. Et là, allant à la fontaine, il rencontra une ravissante jeune fille.

image extraite de mon livre "Contes et légendes du Maroc". Nathan - Paris 1948

image extraite de mon livre "Contes et légendes du Maroc". Nathan - Paris 1948

          Il en tomba immédiatement amoureux, et Tigra, tel était son nom, ne fut pas insensible à la prestance du beau légionnaire. Celui-ci demanda sa main à son père, qui la lui accorda, flatté d'une alliance avec un Romain.

          Alors, Marcus de son prénom, emmena Tigra chez lui, et l'épousa selon le rite romain. Dès ce moment, les deux jeunes mariés vécurent dans un rêve.

          Hélas, Tigra avait été promise de longue date à un jeune éleveur de troupeaux de son village. Celui-ci, Massipsa, se sentit humilié et outragé, et jura de se venger. Parcourant le pays, il attisa les vieilles colères contre l' envahisseur. De plus en plus de poings se tendaient vers Volubilis, accompagnés des malédictions proférées par les vieilles femmes de la montagne.

          Un vieux Berbère, loyal aux Romains, se présenta un jour devant Marcus et l'avertit d'avoir à se méfier de la colère qui grondait. Tout à son bonheur, Marcus n'y prêta pas attention. Mais, un soir, le chien se mit soudain à grogner, puis à aboyer férocement, faisant aboyer tous les chiens de la ville, et partit comme une flèche.

          Comprenant qu'il se passait quelque chose d'anormal, Marcus réunit sa cohorte et ils allèrent patrouiller dans les rues. Ils surprirent une horde de Berbères en armes. Ce fut un vrai massacre et rares furent ceux qui en réchappèrent et purent regagner les montagnes.

          Marcus revint vite vers sa maison afin de rassurer sa compagne, mais, il vit la porte cassée et entendit un bruit de lutte venant de l'intérieur; sortant son glaive, il se précipita et vit deux hommes essayant d'entraîner Tigra.

          Mais le chien, avec courage, défendait sa maîtresse; Marcus transperça de son épée l'un des assaillants, l'autre, qui n'était autre que Massipsa, se jeta sur lui le couteau levé. Mais le chien s'élança et lui sauta au cou.

          Le barbare s' écroula, mais en tombant, il enfonça son couteau jusqu'à la garde dans le corps du chien, le tuant net.

          Il avait défendu ses maîtres jusqu'à la mort; en remerciement et en hommage à son courage et à sa fidélité, Marcus fit faire cette statue le montrant prêt à bondir à la gorge de l'ennemi.

          Le chien s'appelait Xixo.

( Cette histoire est extraite du livre mentionné plus haut qui faisait partie de la collection des Contes et légendes qui ont nourri mon imaginaire et ma culture d'enfant, car il y avait des contes et légendes de la Grèce Antique, de la mer et des marins, de Rome, de la Chine......C'était une façon très ludique d'apprendre l'Histoire. Merci à mes parents qui en faisaient le choix).

Voir les commentaires

2017-05-24T14:07:46+02:00

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

Publié par divagations-et-balades

          Le lendemain matin, le jour se levait à peine quand Ali se rendit au lieu de rendez-vous.

          il trouva le jeune nubien en train de grimper au mat, la felouque était pratiquement prête au départ. 

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          Provisions et boisson avaient déjà été embarquées, le grand voyage vers le delta allait commencé.

          Détendu, Ali regardait, avec intérêt, le paysage qui déroulait des millénaires d' histoire humaine.

          A sa gauche, le désert lybique avait échangé ses dunes de sable contre des monts de grès roux. Il aperçut soudain un dromadaire arrêté sur la crête; le chamelier, immobile, paraissait les observer, puis, tourna bride et s' éloigna vers l' immensité mystérieuse du désert.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

           Nul sur la felouque, ne s' aperçut qu' ils étaient suivis; nimbé d' un flou qui, pensait'il allait le dissimuler, nageait, sans bruit, le crocodile qui, la veille, avait raté Ali de si peu.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          Portée par le courant, et un léger khamsin qui soufflait de Nubie, la felouque avançait vite; déjà apparaissaient les ruines gigantesques de l' Ancien Empire.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          Ali regardait, émerveillé, écrasé par leur puissance. On passait devant le temple d' Amon à Karnak, et il vit les deux obélisques jumeaux que la reine Hatshepsout avait fait ériger mille cinq cents ans avant J.C. et dont des millénaires plus tard il ne resterait qu' une seule.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          Puis, ce fut Thèbes et la Vallée des Rois.

          Ali, dans sa felouque, savait' il qu' il longeait le royaume des morts dont les Colosses de Memnon étaient les gardiens ?

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          La chaleur devenait de plus en plus pesante, et, Ali s' endormit. Pendant ce temps............le crocodile suivait toujours !

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog