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contes

2018-04-27T16:42:19+02:00

Interlude : Enfin on sait.....

Publié par divagations-et-balades

          Il vivait, heureux comme un coq en pâte, bien à l' abri dans l' imaginaire d' un tas d' hommes, de femmes et d' enfants, dans un lointain pays qui s' appelait " l' Etat ensoleillé ".

          Ce  pays se trouvait au bord d' une vaste mer, et déroulait des plages mythiques et des rochers escarpés.

          La vie était belle et tranquille pour lui, car chacun des habitants de ce pays lui vouait une grande affection. Rien de mauvais ne pouvait lui arriver.

          Et pourtant, un jour, des hommes l' attrapèrent, le mirent dans une grande caisse en bois, et il sentit que cette caisse se déplaçait. Malgré la peur qui l' étreignait, il finit par s' endormir, bercé par le léger mouvement de tangage de la caisse en bois.

          Quand il se réveilla, celle-ci était immobile. Il entendait un bruit d' eau fraîche et sentait même les rayons familiers du soleil. Ceci le rasséréna, il était toujours dans son pays. Mais, il déchanta rapidement. Les voix qu' il entendait à travers le bois de sa caisse, parlaient dans une langue étrangère.

          La peur le saisit à nouveau. Où était' il ? Pourquoi n' ouvrait' on pas cette maudite caisse ? il en avait assez d' être enfermé, car cela faisait plusieurs jours qu' il ne voyait plus la lumière de l' astre rassurant.

          Autour de sa prison, des gens passaient et s' arrêtaient, curieux.

          " Cette caisse vient de ce lointain Etat ensoleillé " disaient' ils, et chacun s' interrogeait pour savoir ce qu' elle renfermait. Certains savaient, et prenant un air mystérieux, restaient bouche cousue. 

photo Sud-Ouest

photo Sud-Ouest

          Et puis le grand jour de l' ouverture de la caisse se leva. Il ressentit une sorte de surexcitation dans l' attitude des gens qui gravitaient autour; et celle-ci l' envahit à son tour. On allait le libérer. C' était sûr.

          Des coups furent donnés, la caisse se mit à vibrer, et soudain, elle s' ouvrit dans le grand fracas de panneaux de bois tombant sur le sol.

          La lumière l' éblouit; il vit de belles façades comme il n' en avait jamais vues dans son pays. Un large fleuve passait à proximité, il faisait chaud, et le soleil dardait ses rayons bienfaisants. Il était stupéfié, et les gens alentour étaient abasourdis et se demandaient ce qu' il faisait là.

          Alors, comme il était civilisé et bien éduqué, il leur expliqua qu' il était l' emblème de l' Etat ensoleillé. Et ceux qui savaient, leur dire que cet état l' avait envoyé ici pour le représenter, car lors de la prochaine foire internationale de Bordeaux, il en serait l' invité d' honneur.

          Et c' est ainsi que l' Ours rose de Californie prit pattes sur le sol bordelais.

photo Sud-Ouest

photo Sud-Ouest

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2018-01-20T20:30:53+01:00

Il était une fois....le dragon

Publié par divagations-et-balades

          Il est gigantesque, reptilien, avec des griffes de lion et des ailes. Il est terrifiant et crache du feu.

Wikipedia

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          Il a surgi de la nuit des temps, car ses plus anciennes traces se trouvent en Mongolie et datent du Néolithique.

          Lié à la terre par son corps de serpent qui lui donne son caractère malfaisant, il peut, grâce à ses ailes puissantes,se transformer en créature aérienne, mais toujours maléfique.

          Est' il né pour terrifier les humains ? D'où vient' il ? Il fait penser à certains dinosaures, mais ceux-ci ont précédé l' Homme de plusieurs millions d' années, alors ils ne peuvent pas habiter notre mémoire atavique.

Déinonychus - Wikipedia

Déinonychus - Wikipedia

          Certains ont affirmé avoir découvert des ossements de dragon, tel l'historien chinois Chang Qu à Wusheng, vers trois cents avant J.C. mais jamais on a découvert un squelette de dragon.

          Alors ! Créature fabuleuse et imaginaire comme le Sphinx, la Chimère ou les Sirènes ?

          Pourtant, on a découvert une très ancienne tombe sur un site archéologique chinois, où une représentation en coquillages d'un dragon, se voyait nettement à côté du défunt; et c'est bien un dragon fait de briques de couleur, que l'on voit sur les murs de la Porte d'Ishtar, une des plus monumentales de Babylone.

Il était une fois....le dragon
Il était une fois....le dragon

          Alors ! Alors ! Vérité ou mythe les dragons ?

          Je vais vous dire, moi, dont l'enfance fut nourrie de contes merveilleux :

                                 Réalité, bien sûr.

       Au Moyen-Âge, ils étaient encore là. Ils adoraient se nourrir de jeunes gens et enlevaient les princesses.Les gens étaient terrorisés quand un dragon venait s'installer dans leur cité et réclamait son tribut quotidien.

          Heureusement, un jour, naquit un héros. Il s'appelait Georges de Lydda,du nom de la ville où il avait sa maison. (Située en Israël, on l'appelle aussi Lod, et c'est là que fut construit en 1936, le premier aéroport de Tel Aviv.Dans les années soixante, lors de mon premier séjour en Israël, c'est là que j'avais atterri. Ensuite, c'était toujours mon point d'arrivée, mais il s' appelait ben Gurion et était devenu international ).

          Dans la ville de Lydda, on pouvait encore, au début du XXème siècle, voir les ruines de la maison de celui qui, plus tard, devint St Georges.

Il était une fois....le dragon

          Georges de Lydda était un militaire romain. Un jour, il arriva, sur son cheval blanc, dans une ville de Lybie : Silène. Cette cité était terrorisée par un dragon redoutable, qui, tous les jours, réclamait son tribut. Ce jour-là, le sort tomba sur la fille du roi. Gros émoi parmi le peuple bien sûr.

          Georges, alors, engagea avec le monstre un combat acharné. Après un signe de croix; il réussit à transpercer le dragon avec sa lance. La princesse était sauvée; le dragon, blessé seulement, la suivit comme un fidèle toutou jusqu'à la cité.

Wikipedia (références sur la photo).

Wikipedia (références sur la photo).

          Les villageois, en admiration devant le héros et son dieu, se convertirent au christianisme. Mais le dragon les effrayait toujours, alors, Georges le décapita avec son cimeterre. Tiré par quatre boeufs, son cadavre fut traîné hors des murs de la cité.

          Mais, l' empereur Dioclétien par ses " édits contre les Chrétiens " suscita de violentes persécutions contre eux. Georges n'y échappa pas. Emprisonné, il subit un martyre effroyable avant d'être décapité le 23 avril 303.

          Au XIIIème siècle, l'archevêque dominicain Jacques de Voragine  raconta cet épisode de Silène dans La légende dorée. Et Georges devint Saint Georges.

          Il avait terrassé le dernier dragon.

          Mais les dragons ont'ils vraiment disparu ? Je ne crois pas, et je gage que, de nos jours si éloignés du merveilleux, ils se cachent dans quelque endroit secret de la planète.       

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2018-01-10T16:42:06+01:00

La dernière sultane

Publié par divagations-et-balades

          La petite troupe s'arrêta à ce sommet de la sierra d'où l'on peut voir la belle cité de Grenade, étendue au milieu des fleurs, comme nimbée d' un voile d'or.

La dernière sultane

          Le sultan Boabdil, car c'était lui, contempla une dernière fois la ville dont il venait d'être chassé, et ses yeux se remplirent de larmes. La vieille Aya, sa mère, lui dit d' un ton plein de colère : " Mon fils, arrête de pleurer comme une femme ce que tu n'as pas su défendre comme un homme ".

          Son épouse, la sultane Zoraima, lui offrit le réconfort d' un sourire tendre et désolé. Elle se rappela ce jour, où, errant dans la roseraie du jardin de son père à Tanger la Bleue, elle méditait sur la demande en mariage qui venait de lui parvenir de la part de son cousin, Boabdil, sultan de Grenade.

          Elle avait rencontré alors, une vieille femme, Aïcha, qui avait le don précieux, mais si redoutable, de lire dans le Grand Livre du Destin, ce qui, de toute éternité, y est inscrit pour chacun.

          Bien sûr, Zoraima demanda à la vieille Aïcha si ce mariage allait lui apporter bonheur ou malheur.

          Aïcha la regarda puis, cueillit une des plus belles roses, et la lui tendit en disant : " Conserve cette fleur avec soin; tant que le malheur ne t'atteindra pas cette rose restera fleurie et fraîche, mais, quand le Destin ne te sera plus favorable, elle se fanera ".

La dernière sultane

          Zoraima mit la rose dans un coffret de santal qui ne la quitta plus.Elle partit donc pour Grenade, qui l'émerveilla par la beauté de ses remparts et de ses jardins.

La dernière sultane

          Quand Zoraima vit Boabdil pour la première fois, elle fut saisie par la beauté du jeune homme, et, en tomba amoureuse aussitôt. Se fut réciproque, car Zoraima aussi était très belle.

          Le bonheur régnait au palais de l'Alhambra, et, dans son coffret de santal, la rose de Tanger la Bleue était resplendissante.

          Las, Boabdil et sa sultane durent s'enfuir de Grenade et repartir vers Tanger. La rose était toujours belle et fraîche; Zoraima était heureuse, même si ses conditions de vie avaient changé, elle s'en moquait puisque Boabdil l' aimait.

          Celui-ci était amer. N'ayant rien emporté de ses trésors, il n'avait même pas un seul esclave pour le servir, et l'humiliation le minait jour après jour. Et jour après jour, il s'éloignait de Zoraima. Puis advint le jour funeste où il lui dit ne plus pouvoir supporter la vie à Tanger, et qu'il allait partir vers l'Orient d'où venaient ses lointains ancêtres.

          Zoraima, toute à son amour, voulut partir avec lui, prête à le suivre, dit-elle, " jusqu'au bout du monde ".

          Mais Boabdil refusa tout net. Et comme Zoraima demandait pourquoi, la terrible sentence tomba : " Parce que je ne t'aime plus ". Et par trois fois, il répéta la formule de répudiation.

          Il partit. Zoraima, le visage inondé de larmes, se réfugia dans sa chambre, et, par habitude, ouvrit le coffret de santal. La rose de Tanger la Bleue n' était plus qu'une boule fripée et jaunâtre qui ne tarda pas à tomber en poussière.

          Ainsi s'accomplit le destin de la dernière sultane de Grenade.

NB : l' endroit où Boabdil s'arrêta pour pleurer Grenade s'appelle encore aujourd'hui : Le soupir du Maure.

 

 

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2017-12-22T19:40:20+01:00

Panique à Rovaniemi

Publié par divagations-et-balades

          La consternation régnait à Rovaniemi. Pourtant, tout semblait normal. Les Elfes s' affairaient, préparaient les paquets, fartaient les patins du chariot et donnaient aux rennes leurs vitamines.

Wikipedia

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          Cependant, l' atmosphère était lourde et une sourde angoisse commençait à transpirer.

          Mais, que se passait-il ?

          Une terrible rumeur courait dans le village, et, hélas, elle recouvrait une réalité plus terrible encore : le Père Noël était devenu amnésique.

          Comment cela se pouvait-il ?

          Il avait tout oublié : la nuit de Noël, le voyage sous les étoiles, la distribution des cadeaux dans les cheminées........Et le temps, qui inexorablement se rapprochait de la date fatidique, ne semblait pas le concerner alors qu' une panique insidieuse et sournoise s' emparait de chacun.

          La Mère Noël, quand à elle, était désespérée. Elle voyait avec tristesse le Père Noël se prélasser au lit avec son petit-fils adoré,         

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          se balader en faisant des entrechats et mille extravagances. Il ne lisait même pas une seule lettre de son abondant courrier.

          La Mère Noël avait le coeur serré en pensant à tous ces enfants qui attendaient, les yeux déjà brillants.

          Elle alla consulter le chaman dans sa cabane au milieu de la forêt.

     * Le Père Noël n' est-il pas allé se promener dans la forêt ces jours-ci ?

     * Si, il disait que cela le détendait,

     * Oui, c' est vrai la plupart du temps, mais c' est la période où, dans la neige, fleurit la fleur d' oubli, et, sans s' en apercevoir, il a du en respirer le parfum pernicieux. Le temps presse Mère Noël, au début on se croit heureux et libre, mais très vite, sans ses souvenirs, on ne sait plus ni qui on est, ni où l' on va;

Panique à Rovaniemi

     * Mais que faire ? dit la pauvre femme de plus en plus désespérée;

     * Seule la fleur du souvenir le sauvera, mais il faut que tu partes vite car elle est loin d' ici, dans la ville sacrée où trois temples se côtoient. Un vieux sage de mes amis te conduira où pousse la fleur, dès que tu seras arrivée là-bas. 

          La Mère Noël fit appel à la magie pour se déplacer, car, effectivement, le temps pressait. Très vite, elle arriva à la ville d' or et se mit en quête du vieux sage.

          Elle le trouva, la guettant sur les remparts de la vieille ville. Le chaman du Pole Nord lui avait déjà expliqué, par télépathie, la mésaventure du Père Noël.   

Panique à Rovaniemi

          Il rassura la Mère Noël en lui disant que la fleur du souvenir poussait bien dans cette ville mais qu' il lui faudrait faire vite, car c' était une fleur de feu qui commençait à s' éteindre dès qu' elle était cueillie. Il ajouterait sa magie à celle de la Mère Noël pour qu' elle rejoigne très rapidement le Pole Nord.

          Vite, ils partirent à travers la ville et, soudain, elle fut là, devant ses yeux, et ce fut un éblouissement.

Panique à Rovaniemi

          La fleur du souvenir était une véritable merveille; des étoiles scintillaient autour de sa corolle. Le vieux sage en cueillit une et la tendit à la Mère Noël. celle-ci la mit dans un écrin de flammes et grâce aux deux magies combinées arriva presque instantanément à Rovaniemi.

          Vite, elle alla à la recherche du Père Noël. Celui-ci ne savait même plus qui il était et jouait à la marelle sur la place du village, sous les regards consternés des Elfes. Elle sortit la fleur du souvenir de son écrin de flammes, et la passa sous le nez du Père Noël.

          " Eh bien, dit celui-ci, tout est-il prêt ? Mes rennes ont-ils été bien nourris ? Les paquets sont-ils terminés ? Il est bientôt temps que je parte faire ma tournée, le monde est vaste et on m' attend dans bien des pays ".

          Le Père Noël était de retour. la Mère Noël avait retrouvé le sourire, les Elfes étaient soulagés. Les jeunes enfants des Elfes aussi, car ils étaient les premiers servis en cadeaux et avaient eu bien peur que le Père Noël ne les eut oubliés pour toujours.

image télé

image télé

          La vie avait repris son cours normal à Rovaniemi. Les enfants du monde pouvaient s' endormir tranquilles, un matin très proche, ils auraient des étoiles plein les yeux, le Père Noël décollait de son village du Pole Nord.

Panique à Rovaniemi

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2017-09-14T09:37:12+02:00

Il était une fois.....Le chien de volubilis

Publié par divagations-et-balades

          Les Romains, grands conquérants, ont laissé des traces dans tout le Bassin Méditerranéen, et même au-delà, puisqu'il allèrent jusqu'au Pays du Couchant : le Maghreb.

          Au Maroc, ils créèrent la Maurétanie Tingitane, et c'est l'empereur Auguste qui la fit occuper, et y installa le roi Juba II et son épouse la reine Cléopâtre Séléné, fille de la fabuleuse reine d'Egypte.

          La capitale fut Volubilis.

 

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          Il en reste de belles ruines dont, malheureusement, je n'ai retrouvé que deux photos.

Il était une fois.....Le chien de volubilis

          Un vaste espace hérissé de colonnes, quelques-unes un peu de guingois, sur lesquelles des cigognes téméraires installent leurs nids.

Il était une fois.....Le chien de volubilis

          On y trouve aussi les vestiges d' un temple d' Hadrien, dont il ne reste debout qu'une porte, un arc de triomphe dédié à Caracalla, qui dut être magnifique, et la Decumana Magnus, la Grande Voie, bordée de colonnes tronquées et de pierres, restes de monuments ou demeures.

          Des mosaïques encore très belles subsistent ça et là; elles sont trop belles pour que je ne fasse pas appel au précieux Wikipedia pour en montrer au moins une.

Celle-ci représente le char d' Amphytrite

Celle-ci représente le char d' Amphytrite

          Et.....il y a le chien, un magnifique chien en bronze découvert en mille neuf cent seize. Il semble prêt à l'attaque.

Wikipedia

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          Ce chien n'est pas n'importe quel chien. Il a une histoire.

          Il était une fois.....un jeune et beau jeune homme qui commandait la légion assurant la sécurité de Volubilis contre les ravages exercés par des tribus berbères insoumises qui dévalaient de l'Atlas.

          Un jour, avec sa cohorte, et son chien qui le suivait partout, il partit inspecter un village au pied des montagnes. Et là, allant à la fontaine, il rencontra une ravissante jeune fille.

image extraite de mon livre "Contes et légendes du Maroc". Nathan - Paris 1948

image extraite de mon livre "Contes et légendes du Maroc". Nathan - Paris 1948

          Il en tomba immédiatement amoureux, et Tigra, tel était son nom, ne fut pas insensible à la prestance du beau légionnaire. Celui-ci demanda sa main à son père, qui la lui accorda, flatté d'une alliance avec un Romain.

          Alors, Marcus de son prénom, emmena Tigra chez lui, et l'épousa selon le rite romain. Dès ce moment, les deux jeunes mariés vécurent dans un rêve.

          Hélas, Tigra avait été promise de longue date à un jeune éleveur de troupeaux de son village. Celui-ci, Massipsa, se sentit humilié et outragé, et jura de se venger. Parcourant le pays, il attisa les vieilles colères contre l' envahisseur. De plus en plus de poings se tendaient vers Volubilis, accompagnés des malédictions proférées par les vieilles femmes de la montagne.

          Un vieux Berbère, loyal aux Romains, se présenta un jour devant Marcus et l'avertit d'avoir à se méfier de la colère qui grondait. Tout à son bonheur, Marcus n'y prêta pas attention. Mais, un soir, le chien se mit soudain à grogner, puis à aboyer férocement, faisant aboyer tous les chiens de la ville, et partit comme une flèche.

          Comprenant qu'il se passait quelque chose d'anormal, Marcus réunit sa cohorte et ils allèrent patrouiller dans les rues. Ils surprirent une horde de Berbères en armes. Ce fut un vrai massacre et rares furent ceux qui en réchappèrent et purent regagner les montagnes.

          Marcus revint vite vers sa maison afin de rassurer sa compagne, mais, il vit la porte cassée et entendit un bruit de lutte venant de l'intérieur; sortant son glaive, il se précipita et vit deux hommes essayant d'entraîner Tigra.

          Mais le chien, avec courage, défendait sa maîtresse; Marcus transperça de son épée l'un des assaillants, l'autre, qui n'était autre que Massipsa, se jeta sur lui le couteau levé. Mais le chien s'élança et lui sauta au cou.

          Le barbare s' écroula, mais en tombant, il enfonça son couteau jusqu'à la garde dans le corps du chien, le tuant net.

          Il avait défendu ses maîtres jusqu'à la mort; en remerciement et en hommage à son courage et à sa fidélité, Marcus fit faire cette statue le montrant prêt à bondir à la gorge de l'ennemi.

          Le chien s'appelait Xixo.

( Cette histoire est extraite du livre mentionné plus haut qui faisait partie de la collection des Contes et légendes qui ont nourri mon imaginaire et ma culture d'enfant, car il y avait des contes et légendes de la Grèce Antique, de la mer et des marins, de Rome, de la Chine......C'était une façon très ludique d'apprendre l'Histoire. Merci à mes parents qui en faisaient le choix).

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2017-05-24T14:07:46+02:00

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

Publié par divagations-et-balades

          Le lendemain matin, le jour se levait à peine quand Ali se rendit au lieu de rendez-vous.

          il trouva le jeune nubien en train de grimper au mat, la felouque était pratiquement prête au départ. 

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          Provisions et boisson avaient déjà été embarquées, le grand voyage vers le delta allait commencé.

          Détendu, Ali regardait, avec intérêt, le paysage qui déroulait des millénaires d' histoire humaine.

          A sa gauche, le désert lybique avait échangé ses dunes de sable contre des monts de grès roux. Il aperçut soudain un dromadaire arrêté sur la crête; le chamelier, immobile, paraissait les observer, puis, tourna bride et s' éloigna vers l' immensité mystérieuse du désert.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

           Nul sur la felouque, ne s' aperçut qu' ils étaient suivis; nimbé d' un flou qui, pensait'il allait le dissimuler, nageait, sans bruit, le crocodile qui, la veille, avait raté Ali de si peu.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          Portée par le courant, et un léger khamsin qui soufflait de Nubie, la felouque avançait vite; déjà apparaissaient les ruines gigantesques de l' Ancien Empire.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          Ali regardait, émerveillé, écrasé par leur puissance. On passait devant le temple d' Amon à Karnak, et il vit les deux obélisques jumeaux que la reine Hatshepsout avait fait ériger mille cinq cents ans avant J.C. et dont des millénaires plus tard il ne resterait qu' une seule.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          Puis, ce fut Thèbes et la Vallée des Rois.

          Ali, dans sa felouque, savait' il qu' il longeait le royaume des morts dont les Colosses de Memnon étaient les gardiens ?

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 6

          La chaleur devenait de plus en plus pesante, et, Ali s' endormit. Pendant ce temps............le crocodile suivait toujours !

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2017-05-13T19:17:06+02:00

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 5

Publié par divagations-et-balades

          Au terme d' un voyage assez facile, Ali arriva dans une petite cité au bord de la mer Rouge.

          Il se dit que le plus simple pour trouver un marin, était d' aller dans une de ces tavernes que l' on trouve dans tous les ports du monde connu.        

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 5

          A force d' interrogations, de discussions, il finit par trouver un homme qui faisait le trafic entre l' Arabie heureuse et l' Egypte. Il consentit à lui faire traverser le bras de mer, et à le déposer dans un petit port de pécheurs nommé Barânîs.

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          La traversée n' était pas sans péril, car, cette mer était infestée de pillards.

          Le bateau du marin était un zaroug, petit boutre très rapide et pour cela, favori des pillards de ces contrées.

, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27120994

, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27120994

          Ils en rencontrèrent plusieurs, mais au grand étonnement d' Ali, aucun ne les attaqua. Il finit par comprendre que le marin qui l' avait accepté à son bord, était lui-même un pillard. En fait, Ali lui servirait de caution s' ils étaient arraisonnés par la police maritime; le marin dirait qu' il assurait le transport des voyageurs.

          Enfin, ils accostèrent à Barânîs. A nouveau, Ali devrait traverser un désert pour rejoindre la ville d' Assouan, sur le Nil. Là, il espérait trouver une felouque pour l' emmener vers la grande mer bleue, qui, loin vers l' occident, baignait les côtes de son pays.

         Après une marche harassante, il arriva au bord du fleuve-roi.

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 5

          Fou de joie, il se jeta à l' eau et s' ébroua dans sa fraîcheur bienfaisante. Mais, de l' autre rive, des femmes lui faisaient des gestes frénétiques en criant. Il ne comprenait pas ce qu' elles voulaient dire, quand, soudain, un frémissement dans l' eau attira son regard.

          Epouvanté, il n' eut que le temps de grimper sur la rive, un crocodile avait jeté son dévolu sur lui pour son repas du soir.

          Un long moment après, revenu de sa frayeur, Ali se mit en quête d' un batelier. Il en aperçut deux ou trois en train de discuter au bord de l' eau.

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 5

          Il s'approcha, et les palabres recommencèrent. C' était un long voyage qu' il leur demandait d' entreprendre. Enfin, l' un d' eux, un jeune nubien déluré accepta.

          Rendez-vous fut pris pour l' aube suivante.

         Y serait-il ?

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2017-05-08T18:44:55+02:00

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 4

Publié par divagations-et-balades

          Ali et Aïcha voyaient avec satisfaction, les gestes de vociférations des janissaires dans la cour du palais du Cheikh.

          A grands coups d' ailes, Pégase les emmenaient vers la liberté. Le désert de sable avait fait place à une terre de roches, tourmentée, avec des canyons au fond desquels courait une végétation luxuriante.

Canyon de la mort - Arizona

Canyon de la mort - Arizona

          Mais les deux fuyards ne voyaient pas trop le paysage car ils dodelinaient de la tête; le sommeil les gagnait, car, de peur de rater l'heure du départ, ni l'un ni l'autre n' avait dormi.

          Puis se fut la mer bleue du golfe persique, le désert de Syrie où fuyaient les chameaux.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 4

          Et, enfin, les montagnes de l' Arabie heureuse qu' Aïcha regardait avec grande émotion.

De mon livre "Lunes d' Arabie", ainsi que les suivantes.

De mon livre "Lunes d' Arabie", ainsi que les suivantes.

          Elle arrivait chez elle; Ali avait tenu la promesse qu' il lui en avait faite. Elle apercevait la maison de son père, la plus belle du village, car il en était le cadi.

          Quand Pégase se posa dans la cour, sa mère, ses frères et soeurs.....toute la famille poussa des youyous de joie, teintée d' une énorme émotion, car on pensait Aïcha perdue pour toujours.

         Ali fut fêté comme il se doit, et la mère d' Aïcha s' en alla préparer le repas de bienvenue.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 4

          Une grande fête fut donnée à laquelle furent invités tous les habitants du village. Puis, on prépara Aïcha pour le mariage. Elle tenait à ce qu' Ali y assiste avant son départ.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 4

          Comme tout homme, il ne la verrait pas avant la cérémonie, mais, elle lui montra sa main, superbement décorée au henné, à travers une tenture.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 4

          Le mariage dura trois jours, puis, arriva pour Ali, le moment du départ. Il devait rentrer chez lui où Mouna l' attendait, ainsi que le mystérieux cadeau du génie.

          On lui donna quelques vivres et de l'eau, et il partit vers la mer, espérant trouver un bateau qui le ramènerait dans son pays.

L' aventureux retour d' Ali - chapitre 4

          Trouverait-il un marin qui pourrait le ramener ?

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2017-05-01T16:59:03+02:00

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 3

Publié par divagations-et-balades

          Ali et ses compagnons pensaient passer une bonne nuit dans ce somptueux décor, mais, quelque chose les tracassait. Ils en parlèrent presque toute la nuit, et le matin, une véritable angoisse leur serrait la gorge.

          Ils avaient enfin compris ce que signifiait la visite du chef des eunuques. Ils allaient être affectés à la garde du harem, ce qui impliquait une douloureuse opération.

          Dès lors, une seule pensée occupait leur esprit : s' enfuir.

          Profitant de la semi-liberté dont ils jouissaient encore, Ali se mit à fureter un peu partout. C' est ainsi qu' il fit la connaissance de Démétrios, un jeune esclave grec.

Image extraite de mon livre " Lunes d' Arabie " de Pascal et Maria Maréchaux

Image extraite de mon livre " Lunes d' Arabie " de Pascal et Maria Maréchaux

          Celui-ci lui confia alors une chose ahurissante : il y avait dans les écuries du Cheikh, un cheval magique qu' un de ses ancêtres avait volé bien des lunes auparavant. Ce cheval, à la belle robe lustrée, était né, dit-on, du sang de la gorgone Méduse quand Persée l' avait décapitée.

          C' était un cheval divin, éternel, qui avait la particularité de voler dans les airs. Ali décida qu' il lui fallait ce cheval nommé Pégase.

          Entre temps, le chef des eunuques était revenu et avait désigné un des compagnons d' Ali, lui enjoignant de le suivre. Le malheureux, se doutant de ce qui l' attendait, voulut résister. En vain, des janissaires survinrent et l' emmenèrent de force.

          Le temps pressait; il devenait urgent de fuir.

          Au cours de ses investigations, Ali découvrit, seule dans une chambre, une belle jeune fille dont l' air très triste l' émut.

Cette image et la suivante sont extraites de mon livre " Harem " d' A. d' Huart et N. Tazi

Cette image et la suivante sont extraites de mon livre " Harem " d' A. d' Huart et N. Tazi

          Il était interdit d' approcher les femmes du harem, mais Ali, se disant qu' il allait fuir bientôt, osa lui demander ce qui la rendait si malheureuse.

          " Le Cheikh m' a choisie pour favorite, dit-elle, sans plus pouvoir retenir ses larmes. On m' a enlevée à ma famille et à mon fiancé, là-bas, en Arabie Heureuse. Oh ! Je voudrais tant y retourner ! ".

          " Tiens-toi prête demain matin, dès l' aurore. Je viendrai te chercher et je te jure, par Allah, que je te ramènerai chez toi ".

          La belle Aïcha, tel était son nom, se reprit à espérer. " Je serai prête " dit-elle.

          Il ne restait plus qu' à voler Pégase. Ali n' avait dit mot à qui que se soit de ses intentions. il se coucha avec tout le monde et fit mine de s' endormir très vite. Mais, il se tint éveillé pour ne pas rater l' aurore.

          A l' heure dite, il alla chercher la belle Aïcha, et tous deux filèrent vers les écuries que Démétrios avait indiquées à Ali.

          Là, vite ils montèrent sur Pégase, qui, docilement, s' éleva dans les airs avec son double fardeau.

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 3

          Les autres chevaux hennirent, alertant les gardes. Trop tard, les fuyards étaient hors de portée.

          Pégase allait-il les amener à bon port ?

A suivre......

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2017-04-20T07:52:31+02:00

L' aventureux retour d' Ali - Chapitre 2

Publié par divagations-et-balades

          Quand les Mongols s' éveillèrent, ils s' aperçurent très vite de la félonie d' ALi. Les femmes se lamentaient car, la vache envolée, comment allaient-elles nourrir les enfants ? Les hommes, eux, étaient la proie d' une farouche colère;

          Vite, ils enfourchèrent leurs rapides petits chevaux et s' élancèrent à la poursuite de cet ingrat voleur.

Wikipedia

Wikipedia

          Ils avaient, sur Ali, plusieurs heures de retard, mais, avec une vache et à pieds, on ne va pas vite, et, comment se cacher dans cette steppe désertique ?

          Alors que le soleil, haut dans le ciel, dardait des rayons impitoyables, ils aperçurent l' infâme personnage. Il était en train de traire la vache.

          Les Mongols éperonnèrent leurs chevaux. Tout à coup, Ali les vit. il se releva et tenta de fuir en titubant, abandonnant la vache qui fut récupérée par un poursuivant. lequel quitta la chasse pour la ramener vers le campement.

          Ali, tremblant de peur, fut évidemment rattrapé et fait prisonnier. Qu' allait-on faire de lui ? Les Mongols se concertaient à voix basse.

          C' est alors qu' ils virent au loin un étrange cortège. Un homme était enchaîné derrière un chameau, et régulièrement, d' autres membres de cette petite caravane le faisaient avancer à coups de fouet.

mon livre " Afrique du Nord " - ed. Odé 1952

mon livre " Afrique du Nord " - ed. Odé 1952

          Les Mongols s' avancèrent vers eux en faisant des signes de paix. Ces hommes cherchaient des esclaves pour leur maître, un cheikh très riche et cruel.

          Ali était jeune et en bonne forme, il ferait l' affaire. Les Mongols le vendirent donc aux hommes du cheikh, et repartirent vers leur campement.

          Au bout de deux jours de marche éreintante, Ali et son escorte, arrivèrent au palais du cheikh.

photo personnelle

photo personnelle

          Les prisonniers crurent être arrivés au paradis. Ce palais était une oasis de fraîcheur et de beauté. Ils furent conduits dans une salle de repos en attendant que fut décidé ce que l' on ferait d' eux.

livre " Harems " d' Annabelle d' Huart et Nadia Tazi - Ed. du Chêne 1980

livre " Harems " d' Annabelle d' Huart et Nadia Tazi - Ed. du Chêne 1980

          Tard dans la soirée, un homme noir, somptueusement vêtu, vint les voir. Il les examina sous toutes les coutures. Les yeux, les dents, la langue.....

" Harems "

" Harems "

          Nos hommes se sentirent rassurés. On allait prendre soin d' eux.

          Ils l' auraient été moins s' ils avaient su que cet homme était le chef des eunuques.......

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