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Articles avec #divagations catégorie

2016-12-23T19:54:57+01:00

IL ARRIVE .............

Publié par divagations-et-balades

          On vient de recevoir un message de la station spatiale internationale, il est en route, et vient de passer dans la région lunaire.

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          Il va au grand galop de ses rennes magiques, vite, peut-être un peu trop vite, car, voilà l' Ange préposé à la circulation céleste qui souffle dans sa trompette.

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          Allons bon ! grommelle le Père Noël en arrêtant son traîneau, il va me coller une contravention; c' est vrai que la vitesse est limitée dans la région lunaire depuis que les humains sont venus s' y balader, mais je suis déjà en retard à cause de la grève de ces maudits lutins. C' est que la route est longue encore jusqu'à la Terre, et j' ai des tas de cheminées à visiter.

          Pendant que le Père Noël râlait, l' Ange s' était approché et, d' un ton rogue, lui avait demandé ses papiers.

          - Comment mes papiers ! s' est exclamé le Père Noël ulcéré.

          - Exécution ! a dit l' Ange.

          - Alors ça ! Qui donc circule en traîneau dans cette région à cette époque de l' année ! Vraiment ! D' où sortez-vous d' abord, je ne vous connais pas ?

          - Eh bien moi non plus, dit l' Ange, pas aimable. Alors ces papiers ça vient? Vous les avez ou pas ?

          Le Père Noël n' en revenait pas de la mesquinerie de l' Ange. " Les voilà vos papiers, et ne me retenez pas davantage, je suis déjà en retard ".

          - Ils ne sont pas en règle dit l' Ange. Allez, vous laissez ce traîneau ici, et vous me suivez au poste de contrôle.

          Le Père Noël entra alors dans une terrible colère, et il commit la chose la plus insensée qu' il eut jamais faite. Il tira la langue à l' Ange et, fouettant ses rennes, il partit le plus vite que ses fidèles animaux le pouvaient.

          Estomaqué, l' Ange le vit partir, furieux. Mais, il eut beau déployer ses ailes, il lui fut impossible de suivre le train d' enfer que menait le Père Noël. Les sabots des rennes faisaient jaillir de nouvelles étoiles.

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          Celui-ci, tout joyeux tout à coup du bon tour qu' il venait de jouer, ne put s' empêcher d' adresser à l' Ange, un geste d' adieu ironique.

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          Pendant ce temps, sur la Terre, les humains s' apprêtaient à l' accueillir. Ils illuminaient leurs villes, installaient des crèches....Il flottait dans l' air un parfum d' allégresse.

          Découragé, l' Ange abandonna la poursuite, mais il se promettait bien de coincer ce malappris de Père Noël et de lui faire payer son infraction et son insolence.

          Mais, je doute qu' il puisse ainsi assouvir sa rancoeur, car D.ieu, qui avait suivi toute la scène, trouvait que l' Ange avait fait trop de zèle en ennuyant ainsi son vieux complice; et c' est d' un oeil attendri qu' il le voyait filer vers la Planète Bleue où l' attendaient tant de petits et de grands enfants.

archives personnelles

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          Alors soyons rassurés, car demain soir, comme chaque année, ne doutons pas que nous le verrons surgir joyeusement pour notre plus grand plaisir.

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            JOYEUX NOËL A TOUS

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2016-11-30T11:04:12+01:00

Réflexion du mercredi

Publié par divagations-et-balades

          Aujourd'hui, c' est mercredi, l' équivalent du jeudi de mon enfance. J' aimais mieux le jeudi qui contient le mot " jeu ".

          Un jour, il n' y a pas si longtemps, au temps heureux où j' exerçais encore mon métier, j' ai reçu en consultation une dame accompagnée de sa fille de treize ans.

          Celle-ci arborait une moue boudeuse. Sa mère, que je sentais exaspérée, me raconta alors qu' elle ne savait plus quoi faire avec sa fille, qui n' était jamais contente, et qu' elle soupçonnait même de dépression. (Objet de la consultation).

          Pourtant, me dit-elle, je fais tout ce que je peux pour l' occuper et qu' elle ne s' ennuie pas. (Nous étions en période de petites vacances). Et elle me fit la liste des activités qu' elle avait planifiées, (vilain mot), pour le quotidien de la gamine.

          Celle-ci était soumise à un enchaînement ininterrompu de cours de tennis, suivi de cours d'équitation, puis de cours de danse, de piano...... De quoi en perdre le souffle.

          Et cette ingrate lui faisait la tête !

          Je posais alors une question à la mère, avant de l' expédier dans la salle d' attente pour que je puisse discuter avec sa fille : " Et quand voit-elle ses ami(e)s ? Où sont ses moments de liberté ? ".

          Elle me regarda, interloquée et l' air un peu fâché. Le visage de sa fille s' éclaira.

          Je passe la suite; mais, si je raconte ce cas vécu, c' est que je viens de lire un article d' un nommé Bernard Leconte, dont mon récit est une illustration. Cet article a les couleurs de mon enfance d' après-guerre, et le gris des enfances actuelles.

          Je ne résiste pas, le voici :

          " L' ENNUI C'EST FINI

          Autrefois, les enfants s' ennuyaient. Il n'y avait que très peu de distractions, d' activités; les merveilles de la technologie leur manquaient terriblement. Ils étaient forcés d' inventer des jeux. Cela développait leur imagination. Ils devenaient rêveurs, mélancoliques, délirants, brindezingues. Pour ces jeux grossiers, ils utilisaient des bouts de bois et pensaient que c' étaient des épées, des bouts de drap et pensaient que c' étaient des tuniques. Ces pauvres déchets leur suffisaient, ils ne faisaient pas marcher le commerce. Ils restaient parfois des heures entre eux, le soir, à la lueur des réverbères, à bavarder, projeter de nouveaux jeux, dans une exaltation primitive et incontrôlée. Ils devenaient dangereusement inventifs.

          Parfois, ils étaient seuls, ils se mettaient à lire. A cause d' une méthode ennuyeuse de lecture appelée " syllabique ", ils avaient vite appris; très tôt, ils dévoraient des livres. C' était une activité solitaire, cultivant le repli sur soi; ils devenaient asociaux, contemplatifs, vieux avant l' âge. Ils acquéraient du vocabulaire. Il leur arrivait de recourir aux dictionnaires, ils avaient des exigences de précision. Ils devenaient tatillons. A cause de cet abus de lectures,ils attrapaient parfois des idées curieuses, ils en discutaient avec leurs petits camarades et même, parfois, avec leurs instituteurs, qui portaient des blouses grises, ils devenaient ergoteurs. Au lieu de se dépenser joyeusement comme on doit le faire à leur âge, ils avaient une vie intérieure rancie. A quinze ans, c' était foutu, c' étaient déjà de vieux cons.

          Aujourd'hui, plus une minute à perdre. A l' école, c' est trépidant, tout est ludique. On mélange toutes les matières pour que ce soit plus jouissif, le prof s' efforce d' être rigolo. Quand ce n' est pas l' école, il y a les activités, sportives de préférence, mais on peut aussi faire du théâtre, du découpage, du coloriage, du bilinguisme, de la créativité organisée......

          On ne voit plus le temps passer. Derrière vous, des moniteurs, des tuteurs, des coaches, qui vous expliquent, vous disent comment faire, vous rabrouent si vous faites des écarts, si vous vous mettez à rêver. On apprend par exemple le tennis, sérieux comme des petits papes. Et puis il y a le smartphone, les jeux vidéos, la télé, les Pokémons. Sur les réseaux, on " tchatche ", on se fait des amis, beaucoup d' amis, des tas d' amis, on consomme des amis à grande vitesse. Et voilà, tout fabriqué, un gars ou une fille sain ou saine, social, ce qu' il y a de plus social, ouvert, qui a dans la tête toutes les idées qu' il faut avoir, pas trop, pas plus, pas d' encombrement et de coupage des cheveux en quatre, le cerveau bien aéré. ".

Bernard Leconte

          Merci à mes parents de m' avoir offert cette enfance colorée, libre et imaginative.

          Je ne voudrais pas être enfant maintenant, même si ça me redonnait la jeunesse de l' état civil, parce que l' autre, la vraie, elle est restée tapie au fond de moi, toujours capable d' être brindezingue. Ouf !

Réflexion du mercredi

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2016-03-30T11:50:47+02:00

la grive et le Bouddha (suite 3)

Publié par divagations-et-balades

         " Vite, réveilles-toi, dit Gautama à la grive, les deux fous sont prêts à refaire l' expérience, mais je crains qu' ils ne fassent une grosse sottise ".

         " Pourquoi dis-tu ça ? " dit la grive, sentant enfler la vaguelette d' inquiétude qui était tapie en elle.

         " Je t'explique, dit Gautama : l' Oeuf Cosmique doit être séparé en deux parties avec beaucoup de soin; la partie supérieure forme le Ciel et la partie inférieure, la Terre. mais, regarde comment agissent ces deux fous, n' importe comment........"

         A peine eut' il dit cela, que le ciel s' embrasa.

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         En même temps, on entendit les sifflements de mille serpents en colère. C' étaient tous les vents qui tourbillonnaient, chacun dans un sens différent.

         Puis, la Terre trembla, et des immeubles s' écroulèrent, dans un épouvantable fracas?

la grive et le Bouddha (suite 3)

         Les deux fous avaient déchaîné la folie et le chaos. La désolation s' étendait sur le monde. De rougeoyant, le ciel, peu à peu, devenait noir.

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         Humains et animaux, en proie à une terreur absolue, redevenaient sauvages.

         Bouddha et la grive étaient atterrés. Les deux idiots riaient à en perdre haleine. Ils étaient en train de détruire le monde, certes imparfait, mais dont on avait l' habitude, pour ce monde terrifiant de noirceur et qu' ils ne maîtrisaient pas.

         L' Homme était en train de devenir un loup pour l' Homme, et les animaux s' entre-dévoraient.

         " Mais, ne peut-on donc rien faire ? " gémit la grive.

         " Laisse-moi réfléchir, dit Bouddha, peut-être y a-t'il un moyen de contrer ce funeste résultat ".

         Il fallait faire vite; la noirceur s' étendait à une vitesse effrayante, mangeant, non seulement les couleurs, mais aussi toutes les symboliques et les beautés de l' Âme du Monde. Bientôt, tout allait s' éteindre.

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         C' est alors que Gautama, perdant sa légendaire impassibilité, sauta en l' air en s' écriant : " J' ai trouvé ! ".

         " Quoi ? Quoi ? Dis vite ! " dit la grive trépignant presque sur place.

         " Eh bien, voilà, dit Bouddha, en fait, tout dépend de toi ".

         " De moi !!! Mais je ne suis qu' un oiseau de modèle primitif, c' est toi-même qui l' as dis ".

         " Justement. Il faut rétablir l' amitié dans le monde,...."

         " L' amour ", interrompit la grive.

         " Non, j' ai bien dit l' amitié; l' amour est trop fragile et demande beaucoup d' entretien; pour l' amitié, une goutte de rosée suffit pour lui assurer l' Eternité. Mais, pour la retrouver et la remettre dans le monde, tu dois aller chercher la fleur bleue du souvenir ".

         " D' accord ", dit la grive dont l' inquiétude était proportionnelle à l' urgence de la situation. " Où est-elle ? ".

         " Dans les Montagnes Bleues de la Terre du Milieu " dit Bouddha.

         " ????????? ". La grive resta bec bé.

         "Allons, dépêche-toi, dit Gautama avec impatience, ne vois-tu donc pas que bientôt il sera trop tard ? "

         La grive partit à tire d' ailes, l' esprit tendu vers les Montagnes Bleues, priant ardemment pour être guidée et arriver vite.

         Elle vola longtemps, et, tout à coup, devant ses yeux éblouis......

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         En rase-motte, et à toute allure, elle les survola, regrettant de ne pas avoir l' oeil de l' aigle, mais......qu' était donc cette petite lueur qui semblait lui faire signe ? Elle s' en approcha et vit avec bonheur que c' était la fleur bleue du souvenir.

         " Cueille-moi vite, et emporte-moi " dit la fleur.

         Et la grive reprit son envol. A bout de souffle, elle arriva enfin aux pieds de Bouddha et y déposa son précieux fardeau.

la grive et le Bouddha (suite 3)

         Bouddha prit délicatement la fleur, souffla trois fois dessus en échangeant avec elle des paroles sibyllines, et............le miracle s' accomplit.

         Une lueur bleue déchira le noir du ciel, et commença à grandir, grandir, jusqu' à bientôt le recouvrir presque en entier.

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         Les vents cessèrent de tourbillonner, les immeubles cessèrent de s' effondrer et la Terre de trembler. Les animaux s' apaisèrent, et le sourire refleurit sur les lèvres des Hommes.

         " Bien, dit la fleur, je peux maintenant rentrer chez moi, mais.....ne m' oubliez plus ! ". Et elle partit, faisant un dernier adieu qui ralluma un grand soleil dans le ciel.

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         La grosse bêtise des deux fous était réparée. Mais, au fait, vous avais-je dit leurs noms ? Ils se nomment Tohu et Bohu.

         " Mais....j' y pense....dit la grive, en bon oiseau primitif, que font ces deux fous pendant que l' on fête le retour de l' amitié ? "

         " C' est vrai ça ! " dit Bouddha, en remettant son sonotone pour écouter ce que disaient les deux fauteurs de troubles, qu' il imaginait bien marris de leur échec.

         La grive le vit pâlir soudain, et vaciller sur ses jambes.

         " Quoi ? Quoi ? Que font-ils ? " dit-elle, sentant le froid de la peur surgir à nouveau au fond de son âme.

         " Ah ! Quel malheur ! s' exclama Bouddha, ils sont partis en expédition vers les Montagnes Bleues, pour arracher la fleur du souvenir, et l' empêcher d' intervenir à nouveau lors de leur prochain essai. Quand à toi, ma pauvre amie......" Bouddha se tut, la voix étranglée par l' émotion.

         " Quoi moi !!! Dis-moi Bouddha, que me réservent-ils ? Parle enfin ! ".

         " Ils ont mis ta tête à prix pour te transformer en pâté ".

         A ces mots, la pauvre grive s' évanouit, tout en pensant que Tohu et Bohu, ne comprenant rien à l' amitié, il était urgent de se débarrasser d' eux de manière radicale.

         Il en allait de sa vie, quand même !

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2016-03-28T17:28:31+02:00

La grive et le Bouddha (suite 2)

Publié par divagations-et-balades

          Ivre de bonheur et d' espérance, la grive atterrit dans un champ de fleurs.

La grive et le Bouddha (suite 2)

         Un peu étourdie de ce qui lui arrivait, elle chercha Bouddha des yeux. Il était là, à quelques mètres, toujours à la même place, et, dans la même position.

          " Bonjour ! " dit-elle; Bouddha leva alors une paupière lourde, et le regard un peu embrumé, répondit :

          " Ah ! Te revoilà, enfin, il y a un grand moment que je t' attends ".

          " Comment ? dit la grive interloquée, mais je t' interpellais et tu ne me répondais jamais, tu ne daignais même pas lever un oeil sur moi ! J' ai eu tellement peur que je me croyais devenue invisible ".

          " Ah ! Excuse-moi alors, dit Bouddha, je pensais que tu pratiquais la télépathie ! Tu es un modèle d' oiseau assez primitif ".

         Vexée, la grive se demandait si elle n' allait pas planter là ce Bouddha discourtois. Mais, elle était curieuse de connaître ce qui s'était passé dans la nuit, et ce vieux sage devait le savoir . Elle lui raconta donc ce qu' elle avait vu dans le ciel.

          " Je vois, dit Bouddha, ces deux fous font encore des expériences ! ".

          " Quels vieux fous ? " dit la grive, sentant une petite vague d' inquiétude l' envahir sournoisement.

          Alors, Bouddha raconta :

         " Deux Bouddhas qui avaient étudié les sciences anciennes dans de vieux grimoires sanskrits, s' étaient mis dans la tête d' aller voler l' Oeuf Primordial et de refaire le monde.

         Ces deux fous faisaient partie des Saptarishi, les sept Grands Sages, qui sont représentés par les sept étoiles de la Grande Ourse. Ils avaient, à ce titre, la confiance de Brahma, et c' est ainsi qu' ils parvinrent à voler l' Oeuf Cosmique.

         Celui-ci était magnifique, fait d' or resplendissant, si brillant, qu' il les aurait trahis à coup sûr, si ces deux voyous ne l' avaient pas déguisé.

         Cachée par Bouddha, la grive les vit en train de rigoler, l' Oeuf posé derrière eux.

La grive et le Bouddha (suite 2)

         Ils avaient le rire satisfait de qui a fait une bonne blague.

         " N' approche pas trop, dit Gautama à la grive, sinon les cloches-sentinelles vont se mettre à sonner et nous serons découverts ".

         " Des cloches-sentinelles ! dit la grive. Où donc ? "

         " Là, ne les vois-tu pas ? Il y en a des dizaines qui tinteront toutes ensembles ".

La grive et le Bouddha (suite 2)

         Ils sont aussi gardés par deux dragons, et par un chat géant, qui, je l' espère pour toi, ne te reniflera pas.

La grive et le Bouddha (suite 2)
La grive et le Bouddha (suite 2)

         " Que préparent-ils ? Entends-tu ce qu' ils disent ? " demanda la grive.

         " Attends, je mets mon sonotone, dit Gautama en fixant le petit appareil dans son oreille. Oh!Oh! Ils vont refaire une expérience ce soir. Reste avec moi, nous serons aux premières loges ".

         " D' accord ! C' est bien aimable à toi. En attendant, je vais aller faire une petite sieste dans ce beau tulipier. Tu me réveilleras le moment venu. A tout à l' heure ".

         Et la grive s' envola dans l' arbre, choisit une place confortable, et s' endormit aussitôt.

La grive et le Bouddha (suite 2)

(A suivre.....)

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2016-03-26T09:53:44+01:00

La grive et Bouddha (Suite 1)

Publié par divagations-et-balades

         Glacée d' effroi, la grive sentait une espèce d' épouvante la gagner. De son bec pointu, elle tâtait ses plumes. Pourtant, elle les sentait !

         Elle fit une nouvelle tentative pour capter l' attention de Bouddha, mais, se heurta à la même impassibilité, ce qui la renforça dans sa conviction d' être devenue transparente, ou pire : invisible.

         Il lui fallait absolument en être sûre; elle se souvint alors d' un petit ruisseau qui coulait, non loin de là, au milieu des ajoncs. Elle y courut pour s' y mirer.

La grive et Bouddha (Suite 1)

         Le ruisseau était bleu, couleur du ciel de cette journée de fin d' hiver. En une fulgurance de sa pensée, elle se dit que, si l' eau reflétait le bleu du ciel, c' était, sans doute possible, que celui-ci avait repris son aspect normal. Elle en fut un peu rassurée, mais....hélas ! se penchant au-dessus de l' onde azurée, elle poussa un cri d' horreur : nul reflet d' elle dans cette eau implacable. Elle était bien devenue invisible.

         Désespérée, elle décida d' aller se perdre dans la forêt. On lui avait dit qu' elle était dangereuse, que des êtres maléfiques y habitaient depuis la nuit des temps, mais la pauvre grive ne pensait plus. Et cette forêt était plutôt avenante.

Mais, n' était-ce pas un piège ?

La grive et Bouddha (Suite 1)

         Elle s' y engagea donc. Toute à ses pensées amères, elle marchait, titubant presque, accablée.

         Et soudain, elle entendit une voix grinçante lui dire : "Eh ! Qu' as-tu donc petite pour avoir l' air si triste ? ". Levant la tête, elle aperçut une horrible vieille prenant le frais sur le pas de la porte de sa cabane.

La grive et Bouddha (Suite 1)

          " Comment Madame ! vous me voyez ? " s' exclama t'elle, le coeur soudain empli d' espoir.

         " Evidemment que je te vois, petite sotte. Je suis vieille mais pas aveugle " lui répondit la vieille, d' un ton peu amène.

         " S' il vous plait Madame, ne vous fâchez pas, je ne voulais pas vous vexer "dit la grive, comprenant tout à coup à qui elle avait à faire. Puis, d' un seul trait, elle lui raconta tout. Les lueurs effrayantes du ciel nocturne, sa rencontre avec Bouddha, et le fait qu' elle ne voyait plus son reflet dans l' eau, preuve qu' elle était devenue invisible.

         La sorcière, car s' en était une, ricana. Mais, c' était jour de sabbat; ce soir elle irait danser avec ses copines et Belzébuth, elle était donc d' humeur bégnine, et, décida d' aider la grive.

         " Viens ici, lui dit'elle, Abracadabra ! Te voici redevenue visible aux yeux de tous. retourne voir Bouddha et cette fois, tu auras tes réponses ".

         " Merci Madame, dit joyeusement la grive, mais, puisque vous êtes si puissante, ne pourriez-vous me les donner ces réponses ? ".

         " Ah ! N' exagère pas veux-tu ? Contente-toi de ce que j' ai déjà eu la bonté de faire, sinon, je transforme cette limace en rapace qui aura tôt fait de te manger ".

         " Oh oui ! Oh oui ! Transformez-moi " dit une faible voix venant des herbes, " je pourrai ainsi venger toutes mes soeurs que cette grive a mangées ".

         Peu rassurée, la grive s' envola et retourna auprès deBouddha. Qu' allait donc faire celui-ci ?

(A suivre...)

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2016-03-24T15:01:43+01:00

La grive et Bouddha

Publié par divagations-et-balades

         Il y a bien des lunes, par une sombre nuit, une grive, qui dormait tranquillement sur une branche, vécut une étrange aventure. Elle rêvait qu' elle était en train de manger le meilleur raisin qu' elle eut jamais mangé, quand une lueur, aussi violente qu' inhabituelle, la tira brusquement de ce rêve délicieux.

Image télé arrangée

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         Intriguée et un peu effrayée, elle regardait ce ciel qu' elle ne reconnaissait plus.

         Sur un fond d' un n oir insondable, des myriades de petites bulles se promenaient en tous sens, et au milieu, des écharpes colorées s' unissaient, se séparaient, et soudain, s' amalgamaient en amas bigarré.

image télé

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          Ce spectacle était à la fois fabuleux et angoissant. La grive se demandait quel était ce sortilège.

         Mais, qui pourrait la renseigner? La veille, elle s' était fâchée avec ses compagnons, merles, rouges-gorges....... Elle n' allait quand même pas maintenant solliciter leur aide....pour qu' ils se moquent, ou pire, dire qu' elle avait peur!!!!!

        Quand tout à coup, en un éclair qu' elle estima de génie, elle sut qui allait lui expliquer ce qui se passait: il y avait depuis quelques jours un étrange personnage qui méditait, une bougie rose dans ses mains, assis au pied d' un arbre.

         C' était Gautama Bouddha qui se remettait là des fatigues d' un long voyage.

image journal Sud-Ouest arrangée

image journal Sud-Ouest arrangée

         Il était précédé d' une réputation de grande sagesse; nul doute qu' il saurait interpréter ces signes bizarres.

         Fort civilement, la grive aborda cet auguste personnage, et lui demanda ce qu' il pensait de cette modification du ciel.

         Mais, concentré sur sa bougie rose et sa méditation, il ne répondit pas.

         La grive, qui était têtue, renouvela sa question. Toujours pas de réponse. Elle eut alors la désagréable sensation d' être devenue transparente.

         Mille millions de sabords, se dit-elle, un peu énervée, en exprimant ce juron qu' elle trouvait percutant depuis qu' elle l' avait lu dans un petit livre abandonné par des gamins; va t'il me répondre enfin, ce mal élevé ?

         Et, se planrant devant lui, elle le fixa d' un oeil de plus en plus courroucé.

image journal Sud-Ouest

image journal Sud-Ouest

         Allait' il bouger enfin ? Un frisson glacé la parcourut : " Et si elle était devenue vraiment transparente !!! ".

( A suivre.......)

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2015-12-13T11:23:23+01:00

Bonjour !!!

Publié par divagations-et-balades

         J' ai retrouvé l' article perdu, presque par hasard dans un endroit où il n' aurait pas du être. Mais....................Comme j' avais terminé le précédent sur une note sadique, et celui-ci en étant la suite, je reste donc dans la même note !!!!!

         Alors à demain ......... Oh, vous n' allez pas m' en vouloir au moins ? C' est qu' en fait je n' ai pas le temps de le transcrire, j' ai un tagine à faire.....Oh! la! la! il est déjà 11h23................

Bonjour !!!

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2015-11-13T07:02:38+01:00

Rêve de patate

Publié par divagations-et-balades

         Il était une fois, une petite patate toute ronde et joufflue. Elle était née dans un champ volé sur la forêt du Médoc bleu.

Rêve de patate

         De l' endroit, où le fermier qui avait présidé à sa naissance, l' avait placée, elle voyait, d' un côté, une vieille bâtisse dans une clairière sertie de grands arbres majestueux,

Rêve de patate

         De l' autre, un vaste champ dans lequel s' ébattaient librement d' étranges créatures.

Rêve de patate

         On l' appelait du joli prénom de Rosa. Elle était fascinée par ces créatures caquetantes qu' elle voyait courir, et même, parfois, s' essayer à voler sur trois ou quatre mètres.

         Rosa était triste, car, immobile dans son coin, elle aspirait beaucoup à rejoindre ces créatures et courir et voler comme elles.

         La mélancolie la plongeait dans des rêves au cours desquels, une lente métamorphose la transformait en...........l' une de ces créatures.

         Elle était si malheureuse qu' une fée, passant par là pour aller à la plage, fut touchée par ses larmes.

        C' était la Fée Clochette. Ayant écouté la jeune patate lui raconter son rêve impossible, la Fée Clochette, qui était compatissante, se pencha vers elle, et lui murmura quelque chose à l' oreille, tout en faisant tomber sur elle quelques étoiles de diamant bleu.

Wikikpedia

Wikikpedia

         Dès lors, la noire mélancolie quitta l' âme de la jeune Rosa. Les autres patates, la voyant plus sereine, se dirent qu' enfin, elle devenait raisonnable. Preuve qu' elles ne comprenaient rien.

         Quelque temps passa. Rosa, comme les autres patates, avait grandi. Mais, il se passait quelque chose de très curieux. La morphologie de Rosa changeait de façon anormale. Etait-ce du à la gymnastique forcenée qu' elle faisait tous les matins, dès l' aurore ? Sa silhouette devenait bizarre, boursouflée.

Rêve de patate

         Ses compagnes patates, inquiètes, craignaient qu' elle n' ait attrapé un virus mystérieux. Elles avaient ouï dire par leurs grands-mères, qu' il y avait bien longtemps, une terrible maladie s' était abattue sur la population de patates, la décimant presque complètement. 

         Le féroce mildiou était-il revenu ?

         Cependant, Rosa semblait malgré tout en bonne santé. Elle souriait mystérieusement, et chantonnait à longueur de journée........tout en continuant sa métamorphose.

Rêve de patate

         Bof ! se dirent les autres patates, puisqu' elle a l' air contente !!! Et elles cessèrent de s' intéresser au cas de Rosa.

         Les jours passèrent encore. Et un beau matin .............la stupeur s' empara de la population des patates..............Rosa était devenue..........un de ces volatiles qu' elle avait tant enviés.

Rêve de patate

         Grâce à la Fée Clochette, son rêve de jeune patate s' était réalisé.

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2015-11-05T17:07:03+01:00

Farniente

Publié par divagations-et-balades

         Peut-être vous souvenez-vous de Philibert le Résinier, qui passe une retraite paisible auprés de l' oranger du Mexique, qui, par les quelques fleurs restantes de sa dernière floraison de l' année, l' entoure d' une aura odorante que le soleil de cet été indien lui fait exhaler.

Farniente

         Hier, bien installé sur son siège, il étalait ses membres, les baignant de la tiédeur de ce soleil caressant, sans doute en cadeau à ses rhumatismes.

Farniente

         Je m' aperçus alors qu' il avait dénudé sa cuisse gauche.

         Mais qu' est-ce qu' il lui prend ? A son âge ! Il me semblait même apercevoir quelque chose dessus. Intriguée, je m' approchais craignant pour lui quelque blessure infligée par un de ces insectes lithophages, dont on avait vu quelques exemplaires. Et, que vis-je ?

Farniente

           Un lézard, prenant sur Philibert son bain de soleil pluri-quotidien. Mais quel manque de respect pour ce vénérable vieillard !!!

         Le lézard regardait quelque chose, d' un oeil un peu torve, ses pattes étalées mais que l' on devinait prêtes à se détendre pour détaler en urgence....Ou saisir une proie.

          Je distinguais effectivement une petite forme sombre, mais je n' osais approcher plus prés pour ne pas interrompre ce bain de soleil si apprécié de notre lézard. Alors, un coup de zoom.        

Farniente

          Il ne m' a pas permis de savoir à quoi avait affaire ce lézard, mais de me rendre compte combien il était beau dans son habit vert et roux.

          Allez, ami lézard, profite bien des derniers feux du roi du ciel. Aprés tout, comme Philibert, tu as peut-être des rhumatismes à traiter !

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2015-05-01T10:18:09+02:00

Escapade martienne

Publié par divagations-et-balades

         Les nuits sont porteuses de mystères, et, elles sont parfois si trompeuses qu' on ne sait plus si on est dans la réalité ou dans la fiction.

          J' étais au pied d' une gigantesque fusée, et, j' allais y monter. Je me disais qu' elle n' était pas très moderne, mais, tant pis, je m' envolais vers la planète rouge.

Escapade martienne

          Le pilote était déjà à son poste, en train de faire le compte à rebours.

Escapade martienne

          Et puis soudain, hop ! on était parti. La planète bleue était déjà loin derrière nous.

          L' espace, que je croyais noir, éclatait de couleurs vives, et, la planète rouge emplissait peu à peu tout le ciel. Une de ses petites lunes, Phobos, à moins que ce ne soit Déïmos, faisait sa ronde.

Escapade martienne

          Et, tout à coup, nous avions ...." amarsi ". Et l' éblouissement commençait, les surprises aussi. Nous étions dans une vaste plaine rougeâtre, et..........un train blanc passait dans un silence parfait. 

Escapade martienne

          Un train......sur Mars !!!! Mais alors ? Remplis de curiosité, nous avons sorti le scooter des sables, et filé vers les montagnes que nous apercevions à quelques kilomètres.

 

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         Qu' allions-nous y trouver ?

         Et, sans que nous l' ayons vu venir, il fut là, devant nous.

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          Et moi qui m' attendais à un " Petit Gris "!!! Je remarquais aussitôt qu' il n' avait pas de bouche; comme Bécassine. Qu' à cela ne tienne, nous allons communiquer par télépathie. De toute façon, il m' étonnerait qu' il parle une langue terrienne...... quoique.........ils viennent si souvent avec leurs soucoupes volantes......

         Notre gracieux compagnon était en fait guide touristique, et il venait nous proposer de nous faire visiter le coin. OK ! Allons-y !

         A peine avions-nous atteint la montagne, que nous restions bouche bée. Un ahurissant paysage s' étendait devant nous, tellement beau et coloré, qu' on croyait voir un décor de cinéma.

Escapade martienne

         Au fond d' un canyon, on apercevait un engin de chantier, preuve que cette planète est bien habitée par une race technologique.

Escapade martienne

          Et soudain, le choc ! Au détour de la vallée, un paysage verdoyant s' offrait à nos yeux ébahis; on aurait pu se croire revenus sur Terre, sauf que........une rivière rouge écarlate courait aux pieds des arbres verts.

Escapade martienne

          Un peu plus loin, de gros cailloux semblaient nous inviter à passer sur l' autre rive, et, à aller inspecter la forêt. Notre guide, toujours impassible, nous précéda aux grands pas de ses jambes d' araignée.

Escapade martienne

          Au bout de quelques pas dans cette forêt, notre ébahissement fut à son comble; devant nous, semblant nous attendre, et surgissant de la terre rouge.........un brin de muguet !!!!!

Escapade martienne

         Je vous l' offre ! Et ne vous disputez pas, il est martien et magique, il se renouvèle pour chaque lecteur. Ce n' est pas tous les jours que vous aurez du muguet de la planète rouge !

 

( les photos " martiennes " sont en réalité des photos du Rio Tinto en Andalousie, et fruits d' un autre piratage télévisé - Reportage TF1 ).

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