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divagations

2014-10-14T14:02:46+02:00

J' ai trois ans !!!

Publié par divagations-et-balades

          Youpi ! dit mon blog, aujourd'hui c' est mon anniversaire : J' ai trois ans.

Photo prise à la télé lors du film " Tous en scène ".

Photo prise à la télé lors du film " Tous en scène ".

          On va faire la fête ! D' abord, j' invite mes meilleurs amis, ceux avec qui je divague de temps en temps. Du moins ceux qui habitent tout près.

 

Photo télé idem

Photo télé idem

          D' autres amis m' ont annoncé des surprises. Shirley, une amie presque vieille, mais très drôle par moment, est venue m' offrir un petit show avec un vrai vieux monsieur. Elle est déguisée en petit colonel.

Photo extraite de mon livre " Hollywood. Comédies musicales ".

Photo extraite de mon livre " Hollywood. Comédies musicales ".

          Mais, les surprises n' étaient pas finies, car, on frappa à la porte, et, les amis que je n' osais pas espérer étaient là.

          Donald et Daisy, venus sur leur splendide nouveau scooter.

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          Et bien sûr, Loulou, Fifi et Riri, avec qui on s' amuse toujours beaucoup, et qui arrivent déguisés en pirates.

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          Oh ! quel bonheur ! Mickey et Minnie ont pu venir aussi !

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          Mais où est Pluto ? Vous ne l' avez donc pas amené ? dit mon blog, un peu déçu.

          Si, si, le voilà; il a traîné un peu car il a rencontré une belle dalmatienne, à qui, évidemment, il a conté fleurette.

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          Pour se faire pardonner son retard, il nous a fait une démonstration de footballeur vedette de l' équipe des Hollywood's Dogs All Stars.

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          Mais, soudain, mon blog blémit. Eh quoi ! Qu' y a t' il ?

          Il n' y a pas de gâteau !!! Pas de fête sans gâteau ! Comment faire ?

          C' est alors qu' arriva une dame volante.

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          Elle est un peu magicienne, et dans son grand sac, a apporté un gros gâteau d' anniversaire que la fée Clochette et ses soeurs ont décoré.

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          Tous les amis ont poussé des vivats enthousiastes, avant de se précipiter pour en avoir un morceau.

          La fête a duré longtemps, puis, il faut bien se séparer. Tous les amis sont enchantés, et, on se dit au-revoir, en promettant bien de revenir pour mes quatre ans

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2014-09-03T07:54:40+02:00

Le rosier fou

Publié par divagations-et-balades

          En cet été bizarre qui n' en fut vraiment un qu' épisodiquement, des choses étranges se sont passées dans notre jardin.

          Le rosier " Pierre de Ronsard " par exemple, qui, naguère, se distingua pour avoir fait naître une rose blanche parmi ses roses roses,

Héroïne du Conte de la Rose Blanche

Héroïne du Conte de la Rose Blanche

          et sans doute, montré à cette occasion, des tendances un peu étranges que nous n' avions pas comprises, est devenu, cette année, je le crains, complètement fou.

          Mais comment est-ce possible ? Il faut arrêter de faire de l' anthropomorphisme, et penser qu' une plante, par essence végétative, puisse se comporter comme un humain.

          Mais, est-ce bien sûr ?

          Il existe une science de l' affectivité élaborée par des médecins, des dentistes, des pharmaciens, au contact de leurs patients dans la vie quotidienne, et qui, bien sûr, surprend les chercheurs universitaires ou hospitaliers.

          La phytothérapie affective sera l' union entre la sexologie, l' agriculture, l' histoire de la médecine et la botanique, l' étymologie et la parfumerie, l' homéopathie et la pharmacologie, les sciences psychiques et les sciences biologiques.

          La seule chose importante est de parler de science de l' âme.

          La phytothérapie médicale, proposée par certains depuis mille neuf cent quatre vingt, a une seule recette : " à chaque plante correspond un conflit affectif ".

          Les plantes poussent autour des hommes qui en ont besoin. Toute plante est médicinale pour quelqu'un; elle gomme un conflit affectif et sa puissance est considérable. Les Anciens le savaient bien, qui étaient plus près de la nature que nous, et en comprenaient les messages. Leur intuition a permis d' établir un langage éternel. Chaque nom de plante évoque ses rapports à l' homme.

          Par exemple :

     * estragon : en dehors de ses gonds, mis KO par le combat livré contre un dragon de vertu.

     * armoise : le moi armé. Tout pour l' être est agression. A l' origine, une grande déception affective qui déclenche un état d' alerte permanent, et ........des tumeurs hypophysaires.

          Ceux qui faisaient des philtres d' amour avaient bien compris.

          Alors, pourquoi s' étonner si un rosier est devenu fou ? Et qu' est-ce que la folie, sinon des comportements devenus anormaux et qualifiés comme tels ?

          Voyez donc, il y a quelques semaines, nous avons constaté qu' au lieu de produire ces magnifiques roses qui nous enchantaient,

 

 

Le rosier fou

          Nolus avons eu la surprise de voir...............une églantine !

Le rosier fou

          Mais, qu' est-ce qui lui a pris ? La flemme d' aller au bout du programme ? Il faisait très chaud ces jours-là, celà lui aurait' il ramolli l' esprit ? Altéré son ADN ?

          Nous l' avons épié pendant quelques jours; rien de nouveau ne se passant, nous avons relâché notre surveillance. C' était sans doute, un simple accident de parcours.

          Et voilà que ce matin, un regard machinal vers le sommet d' une branche, m' a scotchée, ahurie.

          Qu' est donc cela ?

Le rosier fou

          L' image d' un oursin me vient à l' esprit. Une rose-oursin !!! Mais ça n' existe pas !!!

          Et pourtant, elle est là, sereine, tranquille, provocante. Quelle vie invisible s' agite dans ces pétales pointus ?

          Alors s' empara de moi une idée inquiétante et fascinante : " et si notre rosier était en train de tenter de s' animaliser !!! ".

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2014-08-15T14:27:20+02:00

Souvenirs d' une tête cuite

Publié par divagations-et-balades

          Tandis que l' eau clapote doucement, balançant ma tête dans la marmite, je me disais que, outre le manque d' épices que je déplorais, Indiana Jones était bien un héros de cinéma, sur lequel on ne pouvait pas compter dans la vie réelle. J' aurais mieux fait d' appeler Tarzan, héros de ma jeunesse. Mais, bonne idée, essayons.

          C' est alors que, un peu lointain encore, j' entendis le célèbre cri. Une joie intense m' envahit, telle que je ne sentais plus la brûlure de l' eau bouillante. Il allait venir; peut-être même était' il déjà là, juché sur un arbre au-dessus de moi.

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          A son premier passage, un grand vent souffla sur la marmite, au deuxième, je fus saisie par les cheveux et extirpée hors de l' eau. Puis, je m' envolai dans les bras de Tarzan, et, de liane en liane, me retrouvai bientôt dans sa maison dans les arbres.

          " Merci beaucoup, dis-je à Tarzan, mais il faut que tu retrouves mon corps et que tu me recouses, car, telle que je suis en ce moment, ce n' est guère commode pour se déplacer ".

          " Ne  t' en fais pas, me dit'il, Cheetah se charge de tout. Elle va aller chercher ton corps, et c' est elle qui te recoudra ".

          Avant de partir en chasse, Cheetah me fit un grand sourire d' encouragement.

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          " Quelle chance que tu sois en Amazonie en ce moment, dis-je à Tarzan. Sans toi, je ne crois pas que je m' en serais sortie. J' aurais fini en tête réduite ".

          " Bof ! me dit' il, j' aurais volé ta tête, et mise là, pour décorer. Mais, en ce moment, on tourne un film par ici, et tu fais partie du scénario ".

          J' étais sidérée. Songeuse, je regardais vers le fleuve. Un anaconda, tous anneaux déroulés, glissait sur l' eau, plein de majesté.

Souvenirs d' une tête cuite

          Sur ce, Cheetah revint, et elle portait mon corps.

          " Viens ici, je vais te recoudre dit' elle ". J' approchais, un peu inquiète quand même; mais elle fit ça vite et bien. Ouf ! C' est super de se retrouver entière.

          " Et que dit le scénario en ce qui me concerne maintenant ?

          " Eh bien tu dois montrer la stupidité humaine, et reprendre ta promenade ".

          " Mais, c' est dangereux ! "

          " Oui, et c' est pour cela que tu es stupide ".

          Entendre une guenon vous dire des choses pareilles, c' est vexant quand même ! Je pensais à la Planète des Singes. Serait' il possible que ceux-ci prennent un jour le contrôle de la Terre ? Pensive, je regardais Cheetah, qui, sans plus s' occuper de moi, était partie s' asseoir à son piano, et se mettait à chanter cheek to cheek. ( Ne serait' elle pas amoureuse de Tarzan ? )

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          Je l' écoutais, fascinée. La chanson terminée, elle se leva et alla s' installer à table. Ce faisant, elle m' aperçut.

          " Eh ! me dit' elle, joignant le geste à la parole, tu n' es pas un peu dingue d' être encore là ? Selon le scénario, tu devrais être partie en balade ".

 

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          Cette fois, j' obtempérais. Très inquiète. Les Jivaros devaient être furieux d' avoir été dépossédés de ma tête. N' allaient' ils pas tout faire pour la récupérer ? Mais, la beauté de ce fleuve finit par endormir un peu ma vigilance, et puis, me dis-je en bonne humaine stupide, donc qui ne doutais de rien, Tarzan viendra me sauver à nouveau.

Souvenirs d' une tête cuite

          Même les fougères géantes m' inquiétaient moins, et pourtant, si j' avais été moins insouciante, peut-être aurais-je vu les centaines de paires d' yeux qui, déjà, m' épiaient.

Souvenirs d' une tête cuite

          La beauté de ce fleuve réside dans la magie de ses couleurs.

Souvenirs d' une tête cuite

          L' atmosphère était hypnotique, et, déjà, je perdais la notion du temps et de l' espace. Je sentais cependant le danger qui rodait, et se rapprochait..........se rapprochait ! Mais, je me disais que Tarzan serait là, au premier appel.

          Ce que je ne savais pas, c' est qu' il était couché avec une crise de sciatique aiguë carabinée, qui lui rendait tout mouvement impossible..........

 

 

 

Pour Cocomil qui m' a " presque " forcée à délirer encore plus !!!!

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2014-08-14T09:53:46+02:00

Indiana Jones, au secours !

Publié par divagations-et-balades

          Tout avait pourtant bien commencé. Nous étions trois pirogues, en file indienne (!!!), à voguer sur l' Amazone. Les autochtones nous avaient prévenus que dans cette direction, nous risquions de tomber sur des tribus hostiles; mais l' eau était si verte, et tout paraissait si calme !

Indiana Jones, au secours !

          La nature, ici, était encore aimable. Devant nous, les deux autres bateaux paraissaient s' enfoncer dans d' étroits couloirs aquatiques.

Indiana Jones, au secours !

          Ceux-ci s' ouvraient devant nous, prêts à engloutir les inconscients que nous sommes.

Indiana Jones, au secours !

          Soudain, face à nous, une étrange construction de bois. Le courant devient plus rapide; " pas étonnant, c' est le barrage " nous dit le piroguier, " tenez vous bien, et je vous rappelle qu' en aucun cas, vous ne devez laisser vos mains trainer dans l' eau; les alligators sont friands de mains humaines ".

Indiana Jones, au secours !

          Les alligators !!! Et pourquoi pas les réducteurs de têtes ! " Eux, un peu plus loin " dit le piroguier, si imperturbable que nous croyons qu' il plaisante. Mais, quand nous entendant rigoler, il nous regarde d' un air si bizarre.....instantanément, et malgré la chaleur, nos rires gèlent dans nos gorges.

          Nous avons franchi les rapides

Indiana Jones, au secours !

          Les rives du fleuve se font plus mystérieuses et plus inextricables. " Et attention aux piranhas " nous assène le piroguier, décidément très en verve. Il ne manquait plus qu' eux !

Indiana Jones, au secours !

          A bord du bateau, l' atmosphère a quelque peu changé. Elle devient un peu électrique. Les regards sont méfiants et circulaires. La navigation est plus difficile. Les arbres morts colonisent le fleuve.

Indiana Jones, au secours !

          Tout à coup, tous, nous nous figeons. N' est-ce pas un visage pointu qui nous observe à travers ces fougères géantes ?

Indiana Jones, au secours !

          Ce monde vert, est' il vraiment l' enfer dont on parle ? Pourtant, des nuées de libellules bleues dansent autour de nous un aimable ballet aérien. Elles sont insaisissables. En voila cependant une qui pose pour la photo. Vite, avant qu' elle ne s' envole.

Indiana Jones, au secours !

          Bizarre ! Les deux barques qui nous précédaient, ont disparu. Nous voguions pourtant à la même vitesse. Est-ce que..........par hasard ??? Un frisson glacé parcourt la pirogue.

          Parfois, nous devons passer sous de véritables arches de bois, nous obligeant à nous aplatir dans le fond du bateau, pour ne pas être décapités. Pas la peine de faciliter le travail des Jivaros.

Indiana Jones, au secours !

          Me reviennent alors d' affreuses images de tsantzas, ces têtes réduites dans lesquelles était retenu prisonnier, l' esprit vengeur de l' ennemi que le Jivaro venait de vaincre.

image Wikipedia

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          Ainsi, il ne craignait pas la vengeance du vaincu.
          Un alligator regagne la rive. Le piroguier laisse glisser la pirogue afin de ne pas l' alerter. Nous retenons notre souffle.

 

Indiana Jones, au secours !

          Il me remet en mémoire une vieille connaissance, Oscar l' Alligator, rencontré en Floride il y a quelques années.

carte postale envoyée à mes parents en 19...

carte postale envoyée à mes parents en 19...

          Nous passons discrètement devant une tortue géante. Son déguisement pour passer inaperçue ne nous trompe pas. Je parie qu' elle renseigne les Jivaros.

Indiana Jones, au secours !

          Tout s' assombrit. Le fleuve, devant nous, a la couleur verte du Léthé. Est-ce bien prudent de continuer ? N' allons-nous pas être frappés d' oubli ?

Indiana Jones, au secours !

          Nous continuons malgré tout. Il n' y a pas d' éclaircie.

Indiana Jones, au secours !

          Il me semble même que le décor se brouille ! Où sommes-nous donc ? Et, que faisons-nous ici ?

Indiana Jones, au secours !

          Indiana Jones ! Au secours !

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2014-06-30T05:43:40+02:00

Sauve qui peut......

Publié par divagations-et-balades

          Je courais, courais désespérément, et je commençais à perdre haleine.

          Derrière moi, il courait aussi, et son pas de mastodonte faisait trembler le sol.

          Comment la terre pouvait-elle supporter des créatures aussi énormes et gigantesques, sans se mettre à tourner comme une folle ?

          En attendant, c' était moi qui était folle.........de peur, car, c' était après moi qu' il courait.

          Un dinosaure !!! Je n' y comprends rien; nous sommes au XXIème siècle, et ils sont censés avoir disparu depuis longtemps.

          Je me promenais, avec Victor le Chien, dans la forêt qui est derrière chez nous. Nous marchions sur un de ces larges chemins de sable qui servaient de parefeu; il bordait un de ces " no tree's land " vestige d' incendie ancien, où fleurissait la bruyère erica de l' été.

 

Sauve qui peut......

          Le lacet d' une de mes chaussures de tennis étant défait, je me suis penchée pour le renouer, et...............j' ai été emportée dans une sorte de tunnel grisâtre, dont les parois se mirent à défiler à toute allure dans une sorte de chuintement soyeux.

          L' atterrissage fut un peu rude; je regardais autour de moi, la forêt avait changé, les arbres étaient immenses, la bruyère avait disparu, il faisait chaud et humide, l' air était plus lourd.

Sauve qui peut......

          En une fulgurance terrifiante, je compris que j' étais tombée dans un tunnel du temps, comme, parait-il, il s' en ouvrirait de temps en temps.

          Dans quelle époque m' étais-je échouée ? Et surtout, quels en étaient les habitants ? Si seulement Victor m' avait suivie !

          Et soudain, ce pas lourd qui ébranlait tout...et je le vis, géant aux petits yeux, d' abord étonnés, puis, qui devinrent très vite luisants de méchante convoitise.

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          C' est alors que je commençais à courir.

          Un violent remous dans l' air m' indiqua qu' il se mettait lui aussi à courir............après moi. En un instant, je m' étais transformée en promesse de déjeuner.

          D. merci, ce n' était pas un vélociraptor !

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          Celui-ci courait lourdement, et j' étais plus agile; mais je haletais, mon souffle se faisait court.

          Avec la plus parfaite irrationnalité, je me disais qu' au bout de ce chemin, il y avait la route du Club Equestre, que j' arrêterais une voiture, et que je serais sauvée.

          Puis, je réalisais qu' il n' y avait ni routes, ni voitures au temps des dinosaures, et, la terreur m' envahit. Elle me donnait des ailes, et des images de Jurassic Park se bousculaient dans ma mémoire, et me glaçaient le sang.

 

 

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          C' est alors que je m' entravais dans une racine, et, tombais lourdement. Je me dis que j' étais perdue; il allait me manger. Drôle de fin pour une créature du XXIème siècle !

          Je sentis un coup de langue. Il me teste pour voir si je suis comestible.
          J' ouvris un oeil, sans doute terrifié..........Victor le Chien était là, qui me regardait de cet air innocent et candide, mais si trompeur, dont il sait, parfois, affubler son regard. Ce chien est si malin ! Et en plus, il est télépathe. Mais, je ne sais pas pourquoi, j' y trouvais une lueur démoniaque.

 

 

Sauve qui peut......

          Heureusement que nous, les Humains, n' existions pas au temps des dinosaures, sinon..........quelle vie !!!

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2014-04-09T13:31:24+02:00

Le rêve passe...

Publié par divagations-et-balades

          J' aime me lever de bonne heure, pour plusieurs raisons, et, l' une d' elles est pour traquer le lever du soleil, qui, souvent, nous offre des spectacles grandioses.

          Et hier matin, se fut magnifique et incandescent. Vite, l' appareil photo.

         

 

          

Flèches blanches

Flèches blanches

          J' étais éblouie. Ce n' était pas qu' un banal lever de soleil, car deux flèches blanches avaient l' air de faire la course, en transperçant les légers nuages.

Le rêve passe...

          Elles se dirigent vers le sud, venant du nord. Quelles sont' elles ? Des avions ? Ou quelques magiciens parcourant l' aurore sur des flèches d' argent pour enchanter le ciel ?

          Où vont' ils ? Avions ou magiciens, ils emportent nos rêves. Ils tracent dans le ciel une trajectoire rectiligne, et, si on a la chance de les apercevoir, ils nous emmènent avec eux.

          Je saute pour m' accrocher à l' un d' eux. Celui qui est en tête va trop vite, est trop haut; d' ailleurs, il disparait déjà. Mais, je réussis à attraper le second. Je vogue dans un océan d' or, juchée sur cette flèche comme une sorcière sur son balai.

 

Le rêve passe...

          Mon rêve devient d' Afrique, continent que colore la laterite rougeâtre.

          Quand souffle le vent du désert sur ces terres désolées, aux confins du Niger et de l' Algérie saharienne, on est vite soi-même maquillée de cette terre rouge orangé, qui s' infiltre dans les pores, et il faut ensuite des jours avant d' en être débarrassée malgré les douches. Je le sais, cela m' est arrivé.

          Dans le rêve, le déplacement est instantané. Il suffit de penser à un endroit, et, pouf.....on y est !

          Il y a un instant, je me promenais dans l' oasis de Nefta, le long de ces sources ténues qui font vivre les Hommes, ou, dès que l' on s' aventure un peu dans le chott El Djerid asséché, tout proche, on peut voir les mirages, ces pièges sahariens qui faisaient marcher, encore et encore, ces caravanes qui apportaient le sel.

 

Nefta, sud tunisien

Nefta, sud tunisien

          Et maintenant, où suis-je ? Ces tours carrées.....Je suis dans la vallée du Todra ! Ainsi, j' ai sauté sans transition du sud tunisien au sud marocain. Je suis dans l' un de ces ksour qui parsèment la vallée, le long de l' oued aux eaux si claires, mais si traitres aussi, car, si la neige a été abondante sur le Haut Atlas où il prend sa source, la fonte peut entrainer une montée spectaculaire, soudaine et impitoyable des eaux qui noient les malheureux imprudents qui se promenaient par là.

 

Ksour, vallée du Todra

Ksour, vallée du Todra

          Ces images qui flottent devant mes yeux sont des souvenirs évanouis du temps de ma jeunesse, qui reprennent une vie éphémère.

          J' entends tout à coup une musique dont je reconnais les sons lancinants. C' est une musique du désert, celle des musiciens ambulants, entendue un jour à Beni Abbès, l' oasis blanche, qui s' étend au bord de l' oued Saoura s' insinuant au travers des dunes roses du Grand Erg Occidental, où il va vite se perdre.

          De là était parti Laperrine, en route pour Taoudeni, l' enfer du sel.

 

Le rêve passe...

          Le désert s' étend, immense, infini. C' est la terre d' un dieu solitaire, jaloux et impitoyable. Il est fait aussi peut-être, pour ces hommes solitaires, qui, dune aprés dune, tentent de fuir un soleil meurtrier.

Le chamelier solitaire

Le chamelier solitaire

          C' est une terre nue, sous un ciel nu, où nous sommes confrontés à nous-mêmes. Certains ne le supportent pas. Un jour, j' y avais amené une amie pour qu' elle en ressente la grandeur, l' impression de grandir soi-même jusqu' aux limites de l' Univers. Elle s' était sentie écrasée, angoissée, et nous avions du repartir très vite.

          Ce minaret trapu, dressé au sommet d' une colline conique, cette ville aux toits blancs étalée à ses pieds : Ghardaïa, la perle du Mzab, celle qui m' a faite rêver dans mon enfance, et où je suis allée, quand l' Algérie était en pleine tourmente. Le Corbusier se serait inspiré de ses maisons.

 

Le rêve passe...

          Ghardaïa, avec ses murailles ocrées est un ksar, un gros village fortifié. Elle est la capitale du Mzab, longée par l' oued éponyme, pratiquement toujours à sec.

          Pour moi, et je ne sais toujours pas pourquoi en réalité, Ghardaïa est mystérieuse. Peut-être parce que là se trouve la piste qui part vers le Hoggar, terre gardée par des Génies, et qui inspira, dit' on, Pierre Benoît quand il écrivit " l' Atlantide ". Parce que le mot " Mzab " contient en soi une part du mystère de cette langue mouzabite qui l' a nommé. Ou bien parce que l' épicier mozabite du coin, me racontait des histoires invraisemblables.

          Dans l' Algérie de mes souvenirs, Ghardaïa aura toujours une place particulière, celle des rêves d' enfant réalisés.

          Elle est inscrite au patrimoine mondial de l' UNESCO.

          ll faudrait peut-être que je retombe sur terre, sinon, je serai en retard. Allez, je décroche, comme disent les pilotes de chasse.

          Tiens ! Un autre avion trace sa trajectoire. Celui-ci part vers le nord. Aucun risque que j' essaie de m' y accrocher !!!

Fin du voyage

Fin du voyage

( Les photos sont de moi, les images sont extraites d' un de mes livres " l' Afrique du Nord ", éditions Odé, 1952)

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2014-04-05T18:19:00+02:00

La minute philosophique du samedi soir

Publié par divagations-et-balades

 

 

          Il arrive, dans la vie quotidienne que l' on s' arrête cinq minutes, pour se laisser un peu aller en roue libre, car, aprés tout, nous sommes des êtres pensants, même si nous n' avons pas toujours la souplesse du roseau.

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          Brrr !!! Je n' aurais pas aimé l' avoir comme prof de maths; ce regard ne me dit rien qui vaille, et merci, j' ai eu assez d' heures de colle comme ça.

          Mais, voilà, dans ces moments où le cerveau fait un peu ce qu' il veut, nous nous mettons à cogiter. Et, c' est souvent la fameuse interrogation qui nous vient à l' esprit, ou à ce qui nous en sert :

                                       Qui suis-je ? D' où viens-je ? Où vais-je ?

          J' entends quelques ricanements, et croyez-moi, je sais d' où ils viennent, et il se reconnaitra !!! " La pauvre, à son âge, voyez où elle en est ! ".

          Pour les deux premières interrogations, on peut savoir, ou faire semblant. Mais la troisième ?

          Ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, auront vite fait de répondre :

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          Un peu simpliste, non ? Bon, d' accord, c' est ce qui se passe tous les jours; je ne vais pas le nier. Mais, c' est mon corps hors d' usage qui sera là, mais moi, dans tout ça ! Mes idées, mes pensées, mes amours, mes amitiés, mes élucubrations même ! Envolées ?

          Un jour, je saurai, c' est sûr. Oui mais, en attendant, on peut supputer quand même !

          Il parait qu' il y a eu un certain Lazare de Béthanie..........

250px-Juan_de_Flandes_001.jpg          Coucou ! Me revoilà ! Je m' ennuyais un peu, et il faisait un peu froid ! Il n' empêche qu' il a réussi ! Mais, s' il faut en passer par la case tombeau......Ce n' est pas très intéressant.

          Alors, décidément, je préfère Woody Allen. Il ouvre d' autres perspectives, et ma réponse à la troisième interrogation, je vais toute entière la mettre dans une projection identique à la sienne : un futur très long, et si vous me demandez ce que j' aimerais que l' on dise de moi dans cent ans, comme lui, je répondrais simplement que je suis bien conservée pour mon âge.

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2014-04-03T18:14:00+02:00

Et si la folie......

Publié par divagations-et-balades

 

          Nous y voilà, la folie me guette. Je la sens qui investit le terrain, peu à peu, et pourquoi ? Les pannes qui s' acharnent sur moi, et pour changer, aujourd'hui, c' est le modem qui me persécute.

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          Alors, plus de WiFi. Pour l' ordinateur, pas en cause pour une fois, pas de problème, je branche le cable et le tour est joué; mais halte-là, ce n' est pas si simple, car la connexion est limitée. Donc, ni imprimante, ni scanner, ni rien du tout, car elle est uniquement WiFi ! C' est sioux !

          Jusqu' à maintenant, je n' avais que quelques grains de folie, plus ou moins gros, qui virevoltaient gentiment dans ma tête !

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          Mais là, je vais craquer ! Pourvu que ce soit en mode " folie douce " pour ne pas avoir d' ennuis !

          Oui mais, que va t' il se passer si je ne contrôle plus ?

          Oh ! j' ai une idée ! Si je faisais un petit strip-tease ?

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          Quand même ! J' ai passé plus de deux heures avec la hot-line, et le problème n' est pas résolu. Un technicien viendra samedi avec un nouveau modem. Il a de la chance que se ne soit pas à l' heure du match !!! Et je fais quoi, en attendant ?

          Oh ! J' ai des envies de meurtre; on ne me fera rien puisque je suis folle !

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          La preuve, un fou-rire me prend. Eh ! Il n' y a pas de quoi ! C' est une semi-paralysie qui m' atteint là ! Je suis vraiment dingue, voilà que j' ai l' envie irrésistible de me déguiser.

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          Tout ça est bien irritant savez-vous ! Les machines n' ont pas le droit de nous ennuyer ainsi, en cascade, comme si elles se donnaient le mot. A toi, à moi !

          Tiens, j' en ai assez. Je vais m' habiller et aller faire un golf. J' appelle un copain golfeur, et hop !

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          Bonne année ! Quoi ? C' est passé ?

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2014-03-05T19:07:00+01:00

Voyage au fond d' une tasse de thé

Publié par divagations-et-balades

 

          Le thé que je m' étais servie était bien trop chaud. Je n' aime pas boire chaud, donc....j' avais décidé de le laisser tiédir.J' ai abandonné la tasse en poterie de Salé dont je me servais ce jour-là, sur un coin de table, et suis partie vaquer à quelque autre affaire.

          Et....j' ai oublié le thé. Me le rappelant tout à coup, je l' ai trouvé bien sûr, complètement froid.

          Alors que je portais la tasse à mes lèvres, j' ai aperçu au fond, un étrange dessin. Pendant que je l' oubliais, le thé avait dessiné au fond de la tasse.


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          C' était un étrange dessin. J' y voyais comme un oeil, avec les structures radiaires de l' iris, et une pupille, qui, au lieu de paraître noire, était un gouffre blanc. Et, sur les bords, un oiseau, genre échassier, qui semblait attendre.

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          A force de scruter ce dessin, je me sentis soudain bizarre. Et tout à coup, je me trouvais emportée par un maelström, et........me retrouvai à califourchon sur le dos de l' échassier, qui, d' un ton peu amène, me dit : " Eh bien ! Tu en as mis du temps ! Qu' est-ce que tu attendais ? ".

          Mais......où va t' il ? Il est fou ! Nous plongeons dans le tunnel blanc de la pupille de cet oeil.

          Pendant quelques instants, j' ai l' impression que nous sommes en apesanteur, puis, nous faisons irruption dans un monde bleu-vert, et nous nous stabilisons.

Divagations-1078.JPG          Pas pour longtemps. Nous sommes brutalement secoués par une sorte de vague déferlante aérienne qui manque de me désarçonner. Qu' est-ce donc ? Un météore ?

          Non, c' est un tapis volant qui se déplace à grande vitesse et qui nous a frôlés. Le chevauchant, une sorte de mage oriental arrogant.

          Il crie : " Place ! Place ! " et vocifère des insultes aux manants que nous sommes à ses yeux.

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          Il n' y a donc pas de limitation de vitesse ici ?

          Nous continuons tranquillement notre vol. Je me demande où l' étrange échassier m' emmène ? Il reste muet à mes questions.

          Mais, voilà encore une bizarrerie. Un jeune garçon, à califourchon sur le dos d' une énorme oie sauvage, nous fait des signes amicaux en croisant notre route.

          Mais......c' est Nils Holgersson !!! J' en reste éberluée. Où suis-je donc ? Je réponds à ses salutations amicales.

nils-2.jpg          Une lune couleur de bonbon au miel, brille dans le ciel clair. Notre trajet devient ascendant. Allons-nous vers elle ?

          C' est alors qu' une petite voix m' interpelle : " Dis, dessine-moi un mouton ".

          Comment !!! Le Petit Prince est ici ???

petit-prince.jpg          Nous survolons alors une terre rougeâtre et désertique. Il est sûr que ce n' est pas la Suède, et que le jeune Nils s' est perdu.

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          Une silhouette, vaguement familière, s' y déplace à vive allure, faisant voler de la poussière couleur de brique dans cet air sec.

          Je rêve !!! C' est Speedy Gonzales !

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          Toujours aussi pressé ! Je me demande où il va. Eh ! Mais, il a un concurrent ! Qui est celui-là ? Il me parait familier aussi.

          Je le reconnais. C' est le Chat Botté. Alors Monsieur, encore en mission pour le marquis de Carabas ?

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          Holà ! Qu' arrive t' il ? Tout oscille et tremble autour de moi, et ma monture commence à fondre.

          J' entends comme un gong, et je me retrouve assise, ma tasse de thé à la main. Les dessins se dissolvent.

          C' est alors que je comprends que je suis allée faire un tour dans le monde des rêves des poètes disparus.

                                                           HELP !

          Y-a t' il sur la toile, un sorcier sachant lire dans le fond des tasses de thé ?




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2014-02-01T10:03:00+01:00

Le chat perché

Publié par divagations-et-balades

 

          Il est là, l' air nonchalant, l' oeil faussement indifférent, comme un baron perché, ( quel toupet ! ), sur le toit de ma voiture.

          Quel Italo Calvino félin lui a inspiré ce goût des positions élevées ?

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          Il est le plus beau de tous les chats qui viennent dans notre jardin, du moins dans la partie non clôturée, où, ils savent bien qu' ils ne rencontreront pas Victor le Chien.

          D' ailleurs, où est' il celui-là ? Ah ! il fait attention à mes affaires !!! Je comprends, il fait la sieste.

P5110473.JPG          Quel impudique ce chien !

          Je reviens vers le chat. Oh ! mais le voilà soudain sur le qui-vive ! Les oreilles se dressent, le regard se fait aigu.

Divagations-1055.JPG          Que se passe t' il ? Je suis un peu bousculée devant la porte-fenêtre de la salle-à-manger, et, j' entends un grognement continu. Victor le Chien est là; il regarde et rouspète. Je suis rassurée, mon chien a du flair et l' atavisme s' exprime en lui.

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          Le chat a capté la présence de l' ennemi héréditaire; il le fixe de ses yeux bleus, dans lesquels se devine une pointe de défi.

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          C' est malin un chat ! Je crois qu' ils ont en eux une sagesse immémoriale. Le chien est fougueux et intrépide; le chat analyse et réfléchit.

          Celui-ci a vite compris que les vociférations de Victor se heurtent aux vitres de la porte-fenêtre. Il sait aussi que nous n' ouvrirons pas, et qu' il ne risque rien.

          Alors, dédaigneusement, il se détourne,

Divagations-1057.JPGet reprend cette méditation millénaire qui lui donne l' air si énigmatique.

          Mais, Victor le Chien est horriblement vexé de cette indifférence aux menaces qu' il proférait si rageusement. C' est un véritable outrage; alors, il ne se retire pas sous sa tente comme n' importe quel chef de guerre humain, mais, dans son couffin, d' où il nous regarde d' un air si mauvais, que nous décidons de le laisser tranquille, des fois qu' il voudrait venger sur nous son orgueil meurtri.

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          Quand au chat, je le soupçonne fort d' avoir passé sa patte derrière son oreille, car il est anormal qu' il pleuve autant. Il nous manifeste ainsi, avec ironie, sa supériorité.


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