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europe

2013-01-03T08:16:00+01:00

Au pays de la valse

Publié par divagations-et-balades

voyage cambodge

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               Johann Strauss, Rodolphe et Mayerling, Sissi.........et même Mozart, qui pourtant, représentait encore un  classicisme certain, tous m' évoquaient le romantisme viennois.

               Vienne, pour moi, était une ville de rêve joyeux, j' imaginais presque les gens se déplaçant dans les rues, au rythme d' une valse; et la première image de Vienne, a, bien sûr, été l' Opéra.

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               Je déteste partout la neige, sauf à Vienne, où elle ajoute au charme de la ville; mais, elle n' a pas duré, remplacée par le pluie que je n' aime pas plus.

               Après la seconde guerre mondiale, comme Berlin, la ville a été divisée en quatre secteurs. Je logeais dans l' ex-secteur soviétique, où, sur une place Staline, trônait un char de l' Armée Rouge, comme pour rappeler aux Viennois, qu' il ne faut pas s' allier avec n' importe qui, même à la suite d' un Anschluss qui ne les avait; peut-être, pas trop mécontentés.

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               Il y avait aussi des stèles, à la mémoire de " Héros de l' Union Soviétique ".

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               Mais Vienne a retrouvé son sourire, ses valses et ses héros personnels, les musiciens. Elle n' a pas oublié qu' elle a été capitale de la musique, et symbole d' un temps léger, frivole et séducteur. Et Johann Strauss est là, jouant éternellement du violon, pour nous en convaincre.

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                    Goethe, qui j' espère, a pardonné, à la novice que j' étais encore en art photographique, de lui avoir coupé la moitié de la tête, est honoré d' une statue, peut-être pour avoir jeté un pont entre classicisme et romantisme, en confrontant, vers la fin de sa vie, le vieux mythe germanique de Faust à la mythologie grecque.

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               Vienne, c' est aussi une architecture qui témoigne de siècles d' Histoire, dont une énorme partie est celle des Habsbourg. Le Palais de la Hofburg par exemple, résidence d' hiver des Habsbourg, a vu sa construction commencée au XIIIème siècle; des générations de souverains de cet empire austro-hongrois, y ont ajouté leurs marques. Il se trouve au centre de Vienne et forme presque une ville dans la ville.

               L' Hôtel de Ville, le Rathaus, fait flamboyer sa façade néogothique, tout près de l' Opéra. Il se situe sur le Ring, large boulevard qui a remplacé, sur ordre de l' Empereur François Joseph, les vieux remparts médiévaux.

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               Vienne, c' est aussi, bien qu' il lui soit extérieur, le Palais de Schönbrunn où rode encore le fantôme de Sissi, et qui offre sa façade jaune et blanche aux couleurs de l' Empire. Ici, on le voit côté jardin,

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face au parc dominé par la Gloriette. Il fut résidence d' été de la famille impériale.

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               L' Empereur Leopold 1er, voulut un Versailles autrichien, après la deuxième défaite ottomane de mil six cent quatre vingt trois, qui inaugura une ère de grands travaux. Malheureusement, au cours du siècle suivant, peu de parties de ce château survécurent.  C' est l' Impératrice Marie-Thérèse qui le fit reconstruire en style rococco.

               C' est dans ce château que mourut le dernier empereur d' Autriche, François Joseph 1er, en mil neuf cent seize, et avec lui disparut à jamais un monde d' élégance et de noblesse, balayé par la Grande Guerre.

               C' est là aussi, que mourut, à l' âge de vingt et un ans, en mil huit cent trente deux, l' Aiglon, fils de Napoléon 1er, après y avoir connu un isolement quasi total. On peut voir encore sa chambre connue sous le nom de " chambre de Napoléon ".

               Ce sont là, les photos rescapées de Vienne. J' en ai perdu beaucoup, sans doute à cause de mes nombreux déménagements sur cette planète.

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2012-12-04T09:57:00+01:00

Rideau de fer : expérience

Publié par divagations-et-balades

voyage cambodge

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          Il paraît que je suis la championne des idées saugrenues, et à la limite, idiotes. C' est ainsi que je m' étais mise un jour dans la tête d' aller voir ce qui se passait derrière le rideau de fer. Personne ne voulant m' accompagner, j' ai " réquisitionné " ma soeur. Je ne peux pas dire qu' elle était vraiment ravie, mais, nous partageons une certaine curiosité. Déjà, à Orly, un CRS nous dit : " vous allez prendre cet avion ? Eh bien, bon courage !" . Cela tombait bien, ma soeur a peur en avion. Installation, ceintures, décollage. Elle était assise à ma gauche, près du hublot. Concession de ma part, pour l' amadouer. Je me tourne vers elle pour lui parler et, .........vois deux pieds en train de battre l' air. Son siège s' était renversé. Fou rire de ma part, récriminations de la sienne. Rien à faire tant que l' altitude de croisière n' avait pas été atteinte. Explication de l' hôtesse : " les sièges ne sont pas fixés, en cas de besoin (?), l' avion, un tupolev, peut être transformé en bombardier en moins de deux heures ". Ah bon !

Enfin Budapest. C' est la vitrine que nous avions choisie. Direction : le Hilton dont nous avons une belle vue depuis la rue qui longe le Danube.

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Il est situé sur la colline de Buda, dans le quartier historique. Buda, viendrait du nom du frère d' Attila. Celui-ci aurait donné son nom à ce lieu qu' il venait de conquérir.

Nous décidons d' aller faire un tour dans ce quartier. Nous passons par de jolies rues aux maisons colorées,

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                                                                                        (photo Wikipédia)

Noius arrivons sur une place au milieu de laquelle se dresse une statue équestre de Saint Etienne; A droite, le bastion des Pêcheurs, et à gauche, la basilique Saint Mathias.

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Son toit me rappelle celui de la cathédrale de Vienne, mais ce n' est pas étonnant, si l' on pense qu' au moment de leur construction, l' empire était austro-hongrois.

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Une autre promenade nous a fait franchir un beau pont : le Pont des Chaînes, datant du XIXème siècle, et dont l' entrée est gardée par deux superbes lions de pierre.

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On aperçoit, sur l' autre rive du Danube, le Parlement hongrois, surmonté de sa coupole grise et verte.

Nous marchons maintenant dans Pest. Une large avenue, où ne circulent que quelques voitures, nous amène vers une place monumentale : la place du Millénium;

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Au centre de ce monument, s' élève la colonne du même nom. A ses pieds, les principaux héros de l' histoire hongroise, depuis le prince magyar Arpâds jusqu' au dernier Habsbourg et le prince héritier dont l' assassinat à Sarajevo déclencha la première guerre mondiale.

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Nous avons vu des magasins d' alimentation misérables, où des fromages type " vache qui rit " aux boites poussiéreuses, se vendaient à la portion; des oranges de Cuba, à demi-pourries; des navets et d' affreuses pommes de terre. A côté de ceux-là, d' autres magasins rutilants, débordant de marchandises, des " Fauchon " de l' Est, avec à profusion : whisky écossais, caviar de Russie, foie gras français, ftuits exotiques magnifiques etc...... mais où les Hongrois n' avaient pas accès car on ne pouvait y payer qu' en dollars ou en marks.

J' avais lu dans un guide bleu, qu' au sud du pays se trouvait une ville pittoresque et intéressante : Pecs. J' avais loué une Golf en me disant que c' était une voiture qui pouvait être rapide, et que s' il y avait un problème, je foncerais et défoncerais la frontière autrichienne. Romanesque...........pas tant que ça. Il a fallu dire à la police où nous allions, et, sidérées, nous avons entendu le policier nous répondre qu' il fallait, je ne sais plus combien de temps pour arriver à destination, et que nous devions sans délai signaler notre arrivée à la police locale. Conséquence : pas d' arrêt touristique en cours de route. A Pecs, nous disons vouloir rester trois jours, mais en une journée, nous avions fait le tour de la ville et voulions repartir, mais...........impossible car on a refusé de nous rendre nos passeports. Nous avons du attendre le troisième jour pour filer vers le lac Balaton. En route, sur plusieurs kilomètres, nous avons longé une haute barrière de barbelés, avec, à intervalles réguliers, un mirador où s' ennuyait un soldat armé d' une mitraillette.

C' était le jour de la fête des Mères en France, et nous avons voulu téléphoner à la nôtre. Interrogatoire serré : " quel est le motif de votre appel à l' étranger ? ......Nous n' avons jamais eu l' autorisation de téléphoner, même du Hilton, une fois rentrées à Budapest.

Tout devenait très pesant, et c' est avec soulagement que nous avons pris l' avion du retour. Mais l' expérience était à faire. C' était vraiment un autre monde dont il était difficile de sortir. Comme nous a dit une hongroise avec qui nous avons pu parler , en nous cachant, et quand elle a acquis la certitude que nous n' étions pas des provocatrices de la police politique, " il n' est pas interdit d' aller à l' étranger, mais le prix du passeport équivaut à un an de salaire, alors .."

Vive la liberté !

 

 

 

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