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Articles avec #vie d' autrefois catégorie

2020-09-09T17:39:48+02:00

Rue des Fours

Publié par divagations-et-balades

          Quand on se promène dans le vieux Bordeaux, on s'aperçoit que certaines rues ont un nom bizarre. Je pense qu'il en est ainsi dans nombre de villes.

          L'une d'elle se nomme " rue des Fours ", et je sais pourquoi depuis hier matin quand j'ai lu le journal local.

          Aussi loin que l'on remonte dans l'histoire de la ville on trouve trace de cette rue. C'était la rue des potiers; elle s'appelait " rue des Homs " (prononcer houm), ce qui veut dire four en gascon. On peut penser qu'elle portait ce nom en raison des fours des potiers, mais ce qui se passa en mille sept cent neuf le légitima encore plus.

          Cette année-là, on était en plein petit âge glaciaire; un froid polaire s'était abattu sur la ville où la température, dit-on, descendit à vingt trois degrés sous zéro.

          Ce froid polaire dura environ quatre semaines, et certains jours, la neige tomba en abondance. D'après les chroniques bordelaises de l'époque, ce fut le froid le plus âpre que jamais homme, lors vivant, ait ressenti.

          De Toulouse à Bordeaux, la Garonne charriait des blocs de glace, parait-il, gros comme des maisons. Bien sûr, comme toute navigation était impossible, les marchandises n'arrivaient plus et de toute façon, tout gelait.

     * le pain devenu si dur qu'il fallait le mettre dans un four pour le couper,

     * le vin était congelé dans les barriques et on le servait à la hache et le vendait ...au kilo,

     * les oiseaux tombaient comme des pierres, les animaux de la ferme mouraient dans les étables et les poulaillers.,

     * tous les arbres fruitiers éclatèrent et moururent, et...........

                        LA FAMINE S'INSTALLA

          Puis la farine manqua; pour faire du pain on en vint à moudre des glands, des asphodèles...

          Les Jurats de Bordeaux avaient fait installer des feux sur les places publiques pour que les plus pauvres puissent se réchauffer, puis, devant la disette qui sévissait, et les boulangeries prises d'assaut par quelques-uns qui soupçonnaient les boulangers de se faire du pain en douce, ils firent construire des fours publics dans cette ruelle : la rue des Fours.

          Les boulangers y fabriquaient du pain sous bonne garde; le prix en fut fixé par la Jurade, cinq fois moins cher que d'habitude pour que tout le monde put se nourrir.

Image Sud-Ouest d'après "Histoire de Bordeaux de 1675 à 1836" de P. Bernadau et "dictionnaire des rues de Bx par A. Descas

Image Sud-Ouest d'après "Histoire de Bordeaux de 1675 à 1836" de P. Bernadau et "dictionnaire des rues de Bx par A. Descas

          C'est ainsi que Bordeaux fut la seule ville du royaume où le pain se débita à meilleur compte.

          C'était en mille sept cent neuf, mais en mille neuf cent cinquante six, un autre terrible hiver s'abattit sur la ville, je m'en souviens. On faisait du ski et de la luge dans les rues en pente. La température descendit une nuit à quinze degrés sous zéro.

          Les Bordelais installèrent des braseros dans les rues.

Photo archives Sud-Ouest

Photo archives Sud-Ouest

          Mais la mairie ne ralluma pas les fours de la rue des Fours !

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2020-09-04T15:51:50+02:00

La laitière

Publié par divagations-et-balades

          Quand j'étais enfant, ma mère m'envoyait à la laiterie chercher le lait pour ma petite soeur, ou mon petit frère, je ne sais plus bien.

          Je partais avec mon petit bidon, et la laitière, Madame J. y versait, à l'aide d'une grande louche, le lait qu'elle sortait de gros bidons.

          Puis un jour, nos parents ont quitté la grande maison de Bordeaux pour venir vivre à la campagne; mon neveu, fils de mon frère, est né. et tantôt l'un, tantôt l'autre, nous allions, toujours avec notre petit bidon, acheter pour lui, le lait dans une ferme non loin de là.

          Le lait avait alors une saveur inégalée. Quand ma mère le faisait bouillir, une épaisse crème se formait, et ma mère l'utilisait quand elle faisait des gâteaux, et en particulier des tuiles aux amandes dont nous raffolions.

          Les jours ont passé, et maintenant, si nous voulons du lait, nous allons au supermarché et nous avons........cela :

La laitière

          Ce lait ne fait pas de crème épaisse quand il bout, et nous ne faisons plus de tuiles aux amandes......dont pourtant, nous raffolons toujours. Mais..... la pâtissière n'est plus là.

          Hier, en feuilletant le journal, un bien curieux titre a attiré mon regard :

 DU LAIT SUR PATTES AU JARDIN PUBLIC DE BORDEAUX

       Titre suivi d'un long article occupant toute la page.

          Et j'ai appris, qu'au XIXème siècle, il y avait des laiteries-vacheries qui entouraient Bordeaux et aussi, l'une d'entre elles en plein coeur de la ville, au sein du jardin public.Là où, de nos jours, les bordelais font une petite sieste.

          

La laitière

          C'était une mini-ferme, mais elle eut un tel succès qu'elle fut agrandie en mille huit cent quatre vingt.

          Mais les grincheux sont de toutes les époques, et ceux-là mêmes qui se plaignaient des meuglements des vaches, ont des descendants qui se plaignent aujourd'hui du chant des oiseaux le matin.

          La laiterie-vacherie a donc fermé. Alors, comment les Bordelais se procuraient-ils du lait ? Ni les réfrigérateurs, ni les supermarchés n'étaient encore inventés.

          Eh bien..........comme cela :

Image archives Sud-Ouest

Image archives Sud-Ouest

          Vaches, chèvres, et même ânesses venaient en ville, et, c'est sur le trottoir, devant la porte de leurs clients, que les fermiers faisaient la traite.

          Ce système a duré jusqu'en mille neuf cent onze. Sont apparues alors :

     * la généralisation de la pasteurisation,

     * les laiteries industrielles,

     * l'invention des réfrigérateurs.

          Et............Adieu vaches, chèvres, ânesses......Et le pittoresque, et peut-être déjà un brin de convivialité, qui allaient avec.

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2020-02-18T10:36:57+01:00

Les quartiers résidentiels

Publié par divagations-et-balades

          Ils témoignent encore d'une certaine douceur de vivre. Les rues tranquilles sont bordées de maisons individuelles entourées de leur jardin. Il y a des fleurs, des arbres, certains majestueux.

Les quartiers résidentiels

          Les rues sont rarement droites, ce qui ajoute au charme de l'endroit. Même si, bêtement, j'ai choisi le plus vilain jour de la semaine pour faire mes photos. Cela les rend mélancoliques.

Les quartiers résidentiels

          Les maisons sont toutes différentes, selon le goût ou la fantaisie des propriétaires.

Les quartiers résidentiels
Les quartiers résidentiels

          On y trouve même une certaine rusticité !

Les quartiers résidentiels

          Il y en a qui ont l'air de ne pas être tout à fait d'ici avec leur toit pentu.

Les quartiers résidentiels

          Puis, on arrive à l'entrée du domaine privé où nous habitons. 

Les quartiers résidentiels

          C'est un domaine à l'américaine corrigé de fantaisie gauloise. Les rues tournent sur elles-mêmes, débouchent sur des ronds-points surprenants. Les maisons sont orientées de telle façon que l'intimité de chacun est préservée. La forêt le cerne, plus ou moins proche, mais la plus lointaine est à dix minutes à pieds.

          Quelquefois, des sangliers curieux viennent nous rendre visite et saccagent les jardins....un tout petit peu !!!

          Un petit paradis......oui mais......aujourd'hui..........

A suivre !

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2020-02-12T14:17:25+01:00

C'était encore un village

Publié par divagations-et-balades

          Quand mes parents sont arrivés, c'était encore un village. L'avenue du stade n'était pas encore goudronnée, et le domaine où ils avaient fait construire la maison en était encore à ses balbutiements.

          Sur le rond-point en impasse où nous habitons, il n'y a que trois maisons, et la nôtre fut la première construite; et ma mère planta le mimosa sur le rond-point.

C'était encore un village

          Le centre du bourg avait, et a toujours, le charme des vieilles pierres;

C'était encore un village

          Les rues étaient tranquilles, bordées de vieilles maisons. Elles sont un peu moins tranquilles aujourd'hui.

C'était encore un village

          Certaines avec un vieux puits moussu, témoignant d'un passé un peu moins....confortable.

C'était encore un village

          Il y a des rues tortueuses et étroites dont on se demande où elles vont.

C'était encore un village

          Et parfois........." un arbre par-dessus le toit.....";

C'était encore un village

          Et à côté de ce qui semble être " une vieille baraque " malgré tout avenante,

C'était encore un village

          Des demeures plus......patriciennes, témoignent d'un riche passé.

C'était encore un village

          D'autres se cachent derrière un portail énigmatique et des arbres muets.

C'était encore un village

          C'est la partie " historique " celle qui garde son âme à ce qui n'est plus tout à fait un village.

          Cependant, les quartiers périphériques n'en avaient pas, encore en ce temps-là, détruit le charme.

A suivre.....

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2020-02-06T14:34:58+01:00

Mon village quand il en était un

Publié par divagations-et-balades

          Quand en mille neuf cent soixante quatorze, mes parents délaissant la grande maison de Bordeaux, firent construire notre maison actuelle, le village n'était déjà plus ainsi :

Carte postale DR

Carte postale DR

          La laitière ne passait plus avec son cheval blanc,

carte postale DR

carte postale DR

          Le charcutier ne bloquait plus le vieux pont avec sa carriole,

Carte postale DR

Carte postale DR

          Et le ramassage des déchets se faisait au pas tranquille du cheval qui tirait le tombereau.

Carte postale DR

Carte postale DR

          Le dimanche, on attelait le cheval pour aller se promener dans les vignes ou dans la forêt.

Carte postale DR

Carte postale DR

          La vie s'écoulait dans un bonheur tranquille. Les petites filles dansaient les jours de fête;

Carte postale DR

Carte postale DR

          Et les jeunes filles jouaient dans des concerts.

Carte postale DR

Carte postale DR

          Et quelques grandes personnes s'adonnaient au plaisir de la chasse à courre.

Carte postale DR

Carte postale DR

          La vie commença à changer en mille neuf cent vingt huit; le tramway électrique remplaça le vieil omnibus, et dès lors, on put joindre Bordeaux en une heure.

Carte postale DR

Carte postale DR

          Le café-restaurant du village devint le terminus et en prit le nom.

Carte postale DR

Carte postale DR

          En mille neuf cent cinquante deux, le maire de Bordeaux, Jacques Chaban-Delmas, supprima le tramway et les bus firent leur apparition.

          Le rythme changea.....et nous arrivâmes, en mille neuf cent soixante quatorze.

          Et depuis.........à suivre !

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2018-03-20T19:48:57+01:00

Mésaventure

Publié par divagations-et-balades

          J' avais atteint ce stade des études de médecine où l' on avait acquis le droit de faire des remplacements.

          Etre, à ce moment-là, fille dans le Sud-Ouest ne facilitait pas les choses. Le machisme bien connu des hommes d' ici, nous excluait pratiquement de toute chance d' avoir un remplacement dans la région. Alors, on s' exilait au nord de la Loire, ou au moins sur sa rive sud.

          J' avais trouvé ce que je cherchais dans un petit village de Touraine; c' était l' hiver, et, à ma grande horreur, il y avait de la neige partout, et, la nuit, le thermomètre descendait à - 20°.

          C' était encore le temps héroïque où nous recevions des appels de nuit. Et ça n' a pas raté, une nuit, appel à 2h du matin, et pour compliquer les choses, c' était pour un bébé.

          Je devais aller dans une ferme, et le fermier m' avait dit : " on agitera une lanterne pour que vous nous trouviez plus facilement ". Les GPS étaient encore loin dans le futur.

          Et, je partis. Enfin j' aperçus une lanterne en train de se balancer. Je tournais et.........au bout d' environ une trentaine de mètres, la voiture s' arrêta, impossible d' aller plus loin, j' étais bloquée par la neige. Obligée de continuer à pieds, les yeux fixés sur la lanterne.

          Enfin j' arrivais à la ferme, les pieds gelés. J' entrais dans une grande salle commune, bien chauffée, un berceau au milieu de la pièce. Près de lui, le père, la mère et la grand-mère.

          " Que se passe t' il ? " Et là............les bras m' en sont tombés. La  grand-mère s' était levée pour aller aux toilettes, et devant traverser cette salle, avait vu le bébé faire les marionnettes avec ses mains. 

          " Vous vous rendez compte Docteur, à 2h du matin il ne dormait pas. Que peut-il bien avoir ? ".

          Je n' avais pas osé dire qu' il fallait peut-être soigner la grand-mère.

          Pour que je puisse repartir; il avait fallu sortir une vache de l' étable pour remorquer ma voiture jusqu'à la route. J' étais rentrée à plus de 4h du matin, en espérant ne pas avoir un autre appel qui m' attendait.

          Il arrivait parfois de drôles d' aventures dans les remplacements ! 

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2017-08-29T09:48:01+02:00

L'ancien monde

Publié par divagations-et-balades

          J'ai connu un temps " avant la télé " où l'on pouvait jouer dans la rue. J'avais un alter ego; nous nous sommes connues dès que nous avons su marcher et commencé à nous battre. Elle est ma plus ancienne amie, une amie d'éternité. Nous ne nous battons plus, mais, je ne suis pas sûre que, par moment, on ne le regrette pas !

          Nous avons le même prénom, et nous avions décrété que nos mères avaient la même voix, ce qui fait que lorsque l'une d'elle appelait, on ne répondait pas arguant que nous ne savions pas de laquelle il s'agissait. Quand on voyait l'une d'elle, et parfois les deux, arriver au pas de charge, on actionnait nos jambes à toute allure espérant échapper à la vindicte. Ô Illusion !

          Mon amie aurait été une enfant sage si......elle ne m'avait pas connue. Il ne se passait pas un jour sans que j'invente au moins une bêtise, et elle me suivait toujours avec un enthousiasme certain.

          Elle avait une cousine de notre âge, un peu nunuche, que nous martyrisions sans remords, et une grand-mère qui a réussi à résister à la folie, devant l'ampleur de nos sottises. On écumait le quartier à la recherche de deux garçons avec qui on s'est flanqué des raclées mémorables.

          C'était le bon temps, et comme je l'ai dit, on pouvait jouer dans la rue; ceci ne plaisait guère à mes parents, mais....à moins de m'enfermer !!!

          C'est en voyant des photos anciennes dans le journal Sud-Ouest que ce monde disparu a remonté à la surface de ma mémoire avec tout un cortège.

          C'était un monde où l'on prenait son temps, on savait s'arrêter pour faire une pause " copains et tchatche " , comme ces traminots sur les quais en mille neuf cent cinquante huit.

photo archives Sud-Ouest

photo archives Sud-Ouest

          Ces trams, rouges et blancs, (ou jaunes ?), avaient une bouille sympa, et des portes qui s'ouvraient en accordéon, et on se tenait sur la marchepied un peu avant l'arrêt, et c'est comme ça que, sans le faire exprès je le jure, j'ai fait un croche-pied à une dame et....tout le tram m'a agonie d'injures.

          Le soir, pas de télé évidemment, on sortait les chaises sur les trottoirs, les parents discutaient avec les voisins pendant que d'autres jouaient aux cartes......au milieu de la rue.

archives Sud-Ouest

archives Sud-Ouest

          Et quand je vois dans le journal que cette rue est la rue Ste Catherine, la rue la plus commerçante de Bordeaux, où déferle chaque jour une foule innombrable.........oui mais.........nous sommes en mille neuf cent quarante neuf !!!

          C'était l'ancien monde, comme dit sans trop savoir de quoi il parle notre fringant président !

A suivre !

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2016-10-25T12:48:13+02:00

Entre Titus et Emmanuel

Publié par divagations-et-balades

          Cet Automne plein de douceur et la présence d' une amie d' enfance, m' ont entraînée hier vers Arcachon, oubliant l' escapade romaine.

          J' avais mission, d' un autre ami d' enfance vu dans son antre du Lot vendredi dernier, d' aller photographier la villa de notre enfance commune. Pour m' acquitter de ce devoir, nous sommes parties vers Les Abatilles en passant par la Ville d' Hiver et le parc du casino Mauresque qui m' a  toujours été sujet d' enchantement. Et là, commençant à se parer des couleurs de l' Automne, sa fascination sur moi est revenue.

clic gauche et hop ! la photo s' agrandit

clic gauche et hop ! la photo s' agrandit

          Se promener dans ses allées est un vrai délice;

Entre Titus et Emmanuel
Entre Titus et Emmanuel

          Et ce n' est pas ce vieux magnolia qui me contredira, lui qui a décidé de vivre ici les longues années de son âge.

Entre Titus et Emmanuel

          Quittant cet éden, nous sommes vite arrivées dans un autre endroit emblématique de sottises que les trois mousquetaires du groupe, ( les deux frères et moi ), avions faites en prenant bien soin de les cacher à nos parents : la place des Palmiers et son petit kiosque à musique.

Entre Titus et Emmanuel
Entre Titus et Emmanuel

          Sur la première photo, on aperçoit, à gauche, une maison dont le rez-de-chaussée était occupé par un bureau de tabac où l' on vendait aussi des bonbons.

          C' est l' un des lieux de nos nombreux méfaits, avoués à nos parents plus de trente ans après, quand il y avait prescription. Nous avons échappés à de belles algarades (bof ! on supportait !) et punitions, et on en a senti le regret dans la voix de nos parents. Trop tard avons-nous pensé avec un certain cynisme.

          Puis, nous avons traversé la forêt qui longe le cimetière vers lequel nous nous échappions la nuit pour contempler les feux follets qui dansaient souvent au-dessus des tombes, en nous faisant délicieusement peur. 

          Cette forêt fait la transition entre la Ville d' Hiver et le quartier des Abatilles. Les colombes, ou les pigeons, y ont leur habitation.

Entre Titus et Emmanuel

          Enfin, nous sommes arrivées devant la villa de l' enfance. Le portail était ouvert, une dame était dans le jardin; Je lui ai demandé la permission de photographier cette maison en lui expliquant ce qu' elle représentait pour moi, et................je n' ai obtenu qu' un NON catégorique et définitif.

          J' ai déplaisir à admettre que les femmes sont parfois bien cruelles.

          ( J' en ai quand même, en douce, photographier le portail. Chut ! )

Entre Titus et Emmanuel

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2016-09-23T16:34:20+02:00

Onirisme

Publié par divagations-et-balades

           Dans la splendeur du ciel de l' automne naissant, il y avait ce matin, un chassé-croisé de ces stries laissées par les avions décollant de l' aéroport de Bordeaux-Mérignac.        ​

Onirisme

          Et je pensais avec une certaine nostalgie, au temps pas si lointain, où je parcourais les quinze kilomètres m' en séparant, pour m' envoler vers ces endroits du monde où mes rêves devenaient réalité.

      * New York, porte de mes Amériques, où j' aurais aimé arriver en bateau pour saluer Lady Liberty,​

Onirisme

          le canyon de ses avenues, arpentées tant de fois;

Onirisme

     * Les jardins d' Ein Gedi, balcons sur la mer Morte où les rochers s' habillent de sel;

Onirisme
Onirisme
Onirisme

     * Les pileuses de mil du Niger, ou le singe, méditant au bord d' une piste kényane;

Onirisme
Onirisme

          Et toutes ces autres images qui se bousculent dans mes souvenirs.......Les rêves ont pali, se sont un peu décolorés, ont pris la couleur d' or terni des souvenirs précieux.

Onirisme

         Et quelques vers de Jean-Charles Dorge me viennent en mémoire :

                    Nous avons d' un seul coeur entrepris un voyage;
                    C' était encore hier, à peine rencontrés.
                    Une voix nous souffla ; " Tous deux vous partirez
                    Ensemble partager la joie d' un seul sillage ".
........................................................................
                    Puis un funeste jour il ne resta qu' un seul....
                    Mais la voix de jadis lui dit : " Ton ami t' aime
                    Aujourd'hui comme hier. Ignore le linceul ".
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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2014-04-26T16:42:13+02:00

Allez hop ! Au Moyen-Âge

Publié par divagations-et-balades

          Ayant envie d' un voyage dans le temps, je décide de remettre à plus tard la visite de la cathédrale St Jean, et de suivre ces deux personnages tout de rouge vêtus.

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          Leurs pas m' entraînent vers une rue du Vieux Lyon, où se presse une foule de manants du XXIème siècle.

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          J' ai perdu de vue mes deux personnages en rouge, je ne vois que des contemporains, aurais-je raté le train du passé ?

          Mais non, et tenons-nous bien, voilà la Garde, avec ses hallebardiers casqués comme des conquistadores.

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          Tiens ! ls rentrent dans une maison. Vont' ils arrêter quelque tire-laine ou autre brigand ? Je décide de les suivre; on verra bien ! Je les retrouve dans une cour intérieure.

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          Et, je me rends compte que j' ai bien fait d' être curieuse. Escaliers à l' italienne, encadrant une tour à fenêtre à meneaux....

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          Mais, je m' occuperai de l' architecture plus tard, je préfère me mêler à la foule disparate de manants et bourgeois du XVIème siècle déambulant avec ceux du XXIème.

          Les hallebardiers sont ressortis, je les suis.

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          N' est-ce pas le couple aperçu devant la cathédrale ? Je n' en suis pas sûre; le jeune homme au pourpoint rouge me paraît plutôt être le fils du précédent.

 

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          D' accortes jeunes bourgeoises se promènent. Comment ! Seules ! Au XVIème siècle ! Mais non, la dame en vert qui marche devant elles, doit être la duègne.

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          J' entends de la musique, typiquement médiévale. Que se passe-t' il ?

          Ce sont des saltimbanques. Quelle chance ! Pardon ! Pardon ! Je fends la foule de badauds, l' appareil photo en avant, pour m' ouvrir la route, et arrive quasiment au premier rang.

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          Une danseuse, à la robe couleur de soleil, me paraît anormalement grande. Evidemment, elle est juchée sur des sortes d' échasses. Deux autres, appuyées contre le mur le plus proche, la regardent bizarrement.

 

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          Elles ont l' air indigné;

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          Et même, je me demande si elles ne complotent pas.

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          Et, pendant ce temps, la danseuse à la robe de soleil, continue de virevolter sur ses échasses, pour la plus grande joie des badauds modernes.

 

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          Nous étions place de la Baleine. ( Une baleine......à Lyon !)

 

Allez hop ! Au Moyen-Âge

          Je gage que j' ai encore bien des choses à voir dans ce Vieux Lyon, et je n' ai pas encore envie de reprendre le train pour le XXIème siècle. Alors, je vais poursuivre ma route, en espérant que vous m' accompagnerez encore.

( A suivre )

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